D'un côté il y a cet humour gras porté notamment par Seth Rogen, dont le personnage incarne une forme de prolongation adolescente un peu pathétique. De l’autre, une attention étonnamment fine portée aux dynamiques de couple, à la peur de grandir et à la difficulté de construire quelque chose à deux lorsque tout semble opposer les individus. Le film avance ainsi sur un fil instable, alternant séquences d’une drôlerie immédiate et moments plus sérieux, presque maladroits dans leur volonté d’émotion. Cette oscillation, parfois déséquilibrée, fait aussi son charme : elle donne au récit une humanité imparfaite, à l’image de ses personnages.
Comédie romantique légère avec quelques moments drôles, mais globalement prévisible et peu originale. Le film manque de profondeur et d’émotion pour vraiment marquer. Un divertissement passable sans éclat.
A cause d'une soirée très arrosée, une jolie blonde et présentatrice de télévision est enceinte des œuvres d'un ado attardé et rigolo grassouillet (Seth Rogen en gars gentil, histoire de rendre plus crédible l'improbable liaison). Et c'est parti pour une longue -trop longue- comédie, neuf mois de gestation soumis à des situations non pas tant cocasses que méthodiquement de mauvais goût, destinées à heurter avec délectation le puritanisme américain et, plus précisément, à flétrir l'idée romantique de la procréation. C'est la règle de ces comédies "trash" américaines, de plus en plus courantes, qui parlent notamment de sexe dans un langage décomplexé. A cet égard, les propos et comportements si peu distingués du futur père et de sa bande de copains potaches désœuvrés (en attendant de créer un site de spoiler: célébrités nues ! ) sont assez réjouissantes. A travers la plaisanterie, Judd Apatow détache quelques vérités sur le couple ou sur la difficulté de sortir de la vie de garçon. Mais, parce que le film dure un peu trop, les auteurs n'évitent pas certaines banalités ou conventions sentimentales.
Katherine Heigl et Seth Rogen forment un couple improbable, ce qui est justement le ressort comique principal. Si l’alchimie n’est pas toujours évidente, le film tire parti de leurs différences pour parler de la peur de grandir, des responsabilités inattendues, et du compromis.
Judd Apatow est un réalisateur dont on ne parle pas assez ; il est spécialisé dans la comédie US, et chacun de ses films est une surprise. Abordant toujours des thèmes sérieux avec une bonne dose d’humour, il gère parfaitement l’art de faire une vraie comédie dramatique selon le sujet de son œuvre. En cloque, mode d’emploi est une comédie avec un excellent casting, qui se tient, comme souvent chez le réal, sur deux heures bien remplies, sans aucun temps mort. Abordant un sujet très fréquent, le film le traite avec humour, recul, et, bien évidemment, avec des personnages clichés mais attachants, à savoir la jolie fille de bonne famille et le mec stoner un peu nerd au grand cœur. La filmographie de Judd Apatow est intéressante, et je pense que beaucoup de cinéphiles devraient s’y pencher.
Le film est une bonne excuse pour s'amuser. L'histoire est difficile à croire de nos jours. Les gens ne vont plus dans les bars comme ça. haha! Les gens ne se touchent plus autant non plus. Les virus sont partout! Le film se tient bien à un niveau acceptablement amusant. Heigl est superbe et joue très bien. Rogen est moins crédible mais joue assez bien le mec sympa de bas étage. Le film m'a surpris de moments réels et faussement réels et donnant dans l'exagération.
Drôle par moment mais vraiment craignos à d'autres moments, le sujet est délicat et faire une comédie sur un sujet comme ça était vraiment risque. Mention spéciale à la nana qui devient amoureuse d'un mec qu'elle n'aurait même pas regardé d'ordinaire car il l'a mise enceinte.
Bon je vais passer rapidement sur le fond car il n’y en a pas, enfin si c’est un puits sans fond d’inepties mais les comédies US et Katherine Heigl on commence à être habitués. Au passage je pige pas l’engouement pour Seth Rogen quand je le vois dans pareil truc mais bon, on va me dire qu’il faut bien commencer sa carrière quelque part et que c’est quand même un 1er rôle… alors que bon il avait déjà du bagage avant, bref. Hormis ce côté comédie légère donc, sur un thème pas rare mais pas encore trop usé, je voulais revenir sur l’aspect hypocrite d’Hollywood. A l’époque de la sortie du film la miss Heigl disait, comme d’hab’ : meilleur tournage de ma vie, équipe fabuleuse, réalisateur talentueux, des acteurs géniaux, un thème porteur et blablabla (comprendre : bon cachet). Quelques années après, quand bizarrement sa carrière est en déclin grave (en même temps à faire sa diva et à force de jouer dans des navets dont la qualité décline toujours un peu plus…) ça deviendra : « film sexiste », avec un 1er rôle pour une femme on a connu pire, « mal écrit » alors qu’elle refaisait ses dialogues (sans les améliorer faut croire), « mal fait » alors que Judd Apatow c’est 40 ans mode d’emploi (oui il kiff ce genre de titres), Crazy Amy, Funny people et surtout 40 ans toujours puceau. Niveau je crache dans la soupe et hypocrisie en mode rageuse ça se place là, enfin au moins on est débarrassé d’elle, seul bon point du film qui monte alors à 1.
Un tissu de situations improbables. Devant une telle situation une femme à deux solutions, spoiler: ou bien avorter, ou à la limite garder le bébé, mais sans essayer de contacter le père biologique ! Oui mais cela n'aurait pas été le même film ! Apatow a donc délibérément choisi ce schéma narratif,spoiler: La nana enceinte après un coup d'un soir veut retrouver le mec alors qu'ils n'ont rien en commun. Et contre toute attente leur liaison va fonctionner ! On nous prendrait pas pour des imbéciles dès fois ? On nous chante en sous-texte l'amour éternel, la fidélité (la scène spoiler: de baseball virtuel est d'une rare idiotie), le pro-life. Et s'il n'y avait que ça, le film est de par ces dialogues un ramassis de grossièretés gratuites (et pourtant je ne suis pas bégueule), mais ça plait à l'américain moyen, en revanche l'américain moyen bien hypocrite n'aime pas que l'on déshabille l'héroïne du film, alors elle fait l'amour en soutien-gorge ! WTF ! Et en plus c'est long et décousu ! Que sauver de cette improbable romance digne des pires titres de la collection Harlequin ? Les deux belles actrices, et ce sera bien tout !
Réalisé par Judd Apatow en 2007, deux ans après son premier long (40 ans, toujours puceau), En cloque, mode d’emploi évacue rapidement le trivial pur pour se muer en une habile combinaison de comédie romantique et de film d’apprentissage. Si Knock up (son titre original) n’est pas exempt de défauts – le scénario est boiteux, la durée trop longue d’au moins 20 minutes – ce film porté par des acteurs efficaces se laisse suivre avec grand plaisir, même si l’on aurait parfois souhaité plus de situations franchissant les limites du gentil divertissement.
très bonne comédie américaine tout comme j'adore ! seuls les américains peuvent pondre une comédie qui nous tiens et nous fixe un sourire tout le long même durant 2heures ! et avec des répliques excellentes qui fusent de partout comme des Missiles à gaz hilarants. c'est cool c'est léger, c'est que du bonheur. c'est pas débile ni ridicule ni sans aucun sens comme certaines scènes de films français. il fait pas être jaloux de leur savoir faire. reconnaissez le! ce film est un de plus dans la liste de mes comédies américaines préférées.