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Yasujirô Rilke
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2,5
Publiée le 26 juin 2007
Cinéaste aux influences revendiquées de la Nouvelle Vague, Christophe Honoré s’inspire majoritairement de Jacques Demy pour «Les Chansons d’amour» (France, 2007). Enième film sur l’amour, Honoré le traite par le truchement des chansons d’Alex Beaupain et en aborde non pas la fugace passion mais son deuil. Pour mieux en enfler les effets, Honoré fait mourir l’un des protagonistes amoureux. Le deuil n’est donc pas celui de l’amour mais celui de l’être aimé, encore aimé lorsqu’il trépasse. Cinéaste parisien, après «Dans Paris», Honoré continue son exploration de l’habituels des architectures parisiennes. L’opération du deuil, son semblant léger offre à «Les Chansons d’amour» une singularité toute juvénile et agréable. Mais qu’en est-il du cinéma ? Honoré tente des nouveaux moyens de narrations, tant avec des photographies insérées qu’avec des références variées. Insufflé par une volonté d’offrir un hommage, le traitement du deuil se confronte alors très vite à la légèreté d’Honoré, si bien que le film titube alors entre deux envies. Ni «La Maman et la Putain» de Jean Eustache ni «Les Demoiselles de Rochefort» de Jacques Demy ne vaincra le duel. Mais cette indécision nourrit aussi le film de sa singularité, portée par les acteurs (en tête le génial Louis Garrel et Chiara Mastroianni). Indécis, tremblant entre deux côtés, «Les Chansons d’amour» conviendra peut-être ainsi à un plus grand auditoire (d’où probablement sa sélection à Cannes). Visuellement très intéressant puisqu’il reflète magnifiquement la vélocité de son tournage, le plus intrigant demeure la résolution du deuil. La perte d’un amour se traduit par un changement de sexualité. Pour résoudre ce choix, il ne faut donc pas voir dans «Les Chansons d’amour» une fable intemporelle de l’amour comme le cinéma tend à produire. Revenant au «tranche de vie» d’un Truffaut ou d’un Eustache, Honoré donne une image quotidienne aux chansons d’amour si universelles, dorénavant admises comme subjectives.
En allant voir ce film j'ai eu peur que cela soit ennuyeux, hautain, et finalement sans grand intérêt.
J'ai en fait eu une très bonne surprise. Le film est de mieux en mieux, et la fin est particulièrement touchante et réussie. Les chansons sont dans l'ensemble agréables, jolies, et justes. Elles arrivent à traduire différentes façon d'aimer, ou différentes formes d'amour. Les passages parlés sont également très agréable.
On notera les acteurs, tous très justes dans cette histoire.
Vraiment un beau moment. Bon film, très bonne surprise.
Après un "dans paris" plutot sympathique mais plus bancal, "les chansons d'amour" sont sans aucun doute le coup de maitre de C. Honoré. Un film qui reste en tête et qui nous hante... Les acteurs sont plus qu'à la hauteur, Louis Garrel est parfait et émouvant, Ludivine Sagnier est juste et tous les autres acteurs aussi. Un film véritablement réussi, tant le côté de la réalisation que sur le scenario, en entrant dans la salle on ne sait pas trop à quoi s'attendre mais en quelques minutes on cotoit rires et pleures, comédie et drame, chansons joyeuses et chansons mélancolique... Une chanson émouvante que l'on fredonne pendant longtemps et que l'on a même envie de réécouter...
La diffusion des titres de la BO sur France Inter (tous aimés) et des critiques élogieuses m'ont poussée à aller voir "Les Chansons d'amour". Après avoir vu de nombreux blockbusters américains plutôt insipides dernièrement, ce film m'a enfin ému, enfin fait ressentir. C'est un film sur l'amour et le deuil, un film franc et tendre, joué par des acteurs et actrices magnétiques. Ses images me flottent encore dans la tête et je voudrais déjà le revoir pour les y fixer définitivement.
Sympathique, mais je suis un peu déçue face à ce film dont j'ai lu tant d'éloges, le scénario est à la limite du sitcom. Il est bien loin de l'excellent On connait la chanson. De jolies chansons inconnues, chantées par les acteurs, c'est plutôt agréable, mais rien de bien transcendant.
Quand on fait un film en trois parties, on prend le rique d'en foirer une...Honoré gâche sa derniere partie ( "Le retour " ) de la plus belle des manieres, un clip de 30 minutes, un peu gentil-niais, avec des chansons dont le niveau descend a celui de Lara Fabian, et où l'on fait rimer breton et crêpes au citron... Sinon, une belle comédie musicale, plutot réussie !
Un clip de pré-campagne pour les municipales de 2008 - la présence en bonne place au générique de remerciements à Christophe Girard en convaincra les réticents. A peu près toute l'imagerie bobo-delanoïste y passe, des bars branchouilles au coming-out homo en passant par les couloirs de bus - il ne manque que le tramway des Maréchaux, sans doute pas en service au moment du tournage. Les chansons sont la mélasse qu'on nous présente actuellement comme le must de la créativité - pseudo-poésie sur des thèmes nombrilistes, mise en musique sur deux notes et trois accords par des "compositeurs" qui considèrent à l'évidence qu'inventer une mélodie ne fait pas partie de leur job, et interprétée par des "chanteurs" qui ne se sentent pas tenus de montrer qu'ils ont une voix. Pour le contenu, imaginez une version filmée de "A nous Paris", l'hebdo de la branchouillitude urbaine distribué gratuitement dans le métro. C'est dire qu'il n'est pas question de sentiments, de tripes, de souffrance, de réel: tout est question "d'attitude". Ludivine Sagnier meurt? Louis Garrel adopte la "deuil attitude": poses et répliques soigneusement travaillées pour exprimer son spleen existentiel, achat de nouvelles baskets (qui attireront immanquablement le regard de sa collègue, bisexuelle évidemment, qui montre ainsi qu'elle sait aller à l'essentiel), émois david-hamiltoniens sur le torse d'un éphèbe lycéen, etc. C'est peu de dire qu'on ne nage pas dans les profondeurs de l'âme humaine... Et pourtant, ce n'est pas si désagréable que ça! Un talent indéniable des comédiens, une absence de prétention et une frivolité assumée qui se consomment sans trop de problèmes - et s'oublient tout aussitôt, faut pas pousser quand même. Il est tout de même inquiétant que le cinéma français n'ait rien trouvé d'autre que ça pour le représenter à Cannes - et pas étonnant que la critique étrangère l'ait vomi en bloc.
Désole, je n'ai pas du tout accroché à cette comédie musicale tendance "bobo". Les acteurs sont sympas, mais l'histoire n'a aucune originalité et les chansons sont gonflantes. Un film fait pour plaire aux critiques parisianistes, mais pas forcément aux spectateurs.
Youpi, un an aprés Dans Paris, Christophe Honoré offre encore une fois un film s'inspirant de la nouvelle vague by Truffaut ou Godard. Et c'est pas de refus. Les Chansons d'Amour est émouvant mais pas larmoyant, amusant mais pas hilarent, simple mais pas inninteressant. Enfin, un juste milieu bien agréable, un bon moment; avec, heureusement, une musique, encore, de Alex Beaupain, qui se laisse ecouter : des textes intêressants et une mignonne melodie. Et bien sur on peut pas passer a coté des acteurs, mention special : Louis Garrel, contrairement a Dans Paris, il tient le premier rôle et est éblouissant. Ses accompagnateurs ne le sont pas beaucoup moins ceci dit. Un beau casting representatifs de la nouvelle génération d'acteur francais qui se respectent.
Je suis sortit du cinéma envouté. Tout est fait pour plaire, les musiques et les acteurs qui les chantent sont géniaux. Le thème de la mort et de la douleur de la séparation sont très bien exprimés et sont assez approfondis. La mise en scène est original et les sentiments qui sont traduits sous forme de chansons donne au film une certaine légerté et tristesse. Innoubliable!
Un film sublime, dont on ne sort pas facilement...dans le bon sens, puisque j'y suis retourné plusieurs fois déjà ! Les chansons sont belles, pleines d'émotion, avec de vrais textes (ça change...). Le Paris populaire est magnifiquement filmé. Enfin, les actrices et acteurs sont tous très bons, avec une révélation selon moi : Grégoire Leprince-Ringuet, incroyable de charme et de crédibilité dans son rôle.
Je vais faire court : j'ai ri et j'ai pleuré. J'ai été enchanté et j'ai été ému. J'en ai redemandé. Je suis retourné le voir. Et je trouve que Christophe Honoré à des couilles pour revisiter à sa façon et en la réinventant la Nouvelle Vague. Du coup, cela ne fait pas un mauvais copié-collé. De l'invention, Mr Honoré, je vous en suis gré ! Inventons toujours, Joyce !
Un très bon film que je conseille à tout le monde, qui ne tombe jamais dans le mélo tout en restant émouvant. En plus, les chansons sont très bien (pour tout dire j’ai même acheté la BO en sortant) et les acteurs (Louis Garrel et Ludivine Sagnier surtout) ont des supers voix. En plus, tout au long de l’histoire on retrouve quelques clins d’oeils (assez discret) à Jacques Demy (tel que le manteau de Ludivine Sagnier ou quelques scènes inspirées)
Julie et Ismaël forment un jeune couple. Une idylle qu’ils partagent à trois puisque Lucie se divise en deux, à la fois pour l’un et pour l’autre. Une étrange histoire d’amour se lie alors entre eux, tout se passe bien jusqu’au jour où Julie succombe à un arrêt cardiaque. Voilà pour le spitch de départ, pour cette adorable tragédie / comédie musicale, orchestrée par Christophe Honoré, à qui l’on doit le troublant et déstabilisent Ma Mère (2004) et dans un autre registre, Dans Paris (2006). Accompagné tout au long par de jeunes acteurs confirmés et pleins de talents, celle que l’on présente plus, la radieuse Ludivine Sagnier, le remarquable Louis Garrel, suivi de près par Clotilde Hesme et Grégoire Leprince-Ringuet. Les chansons d’amours combinent brillement : mise en scène, B.O. envoûtante et acteurs émouvants. Un musical hypnotisant, avec beaucoup de légèreté et ... d’amour ! On en redemande !