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    La Très très grande entreprise
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "La Très très grande entreprise" et de son tournage !

    Un lointain écho à "Ma petite entreprise"

    A la lecture du titre La Très très grande entreprise, il est difficile de ne pas faire le lien avec l'un des plus gros succès de Pierre Jolivet, Ma petite entreprise, et ce même si l'un n'est pas la suite de l'autre. "Il me semble que si Ma petite entreprise s'inspirait du cinéma anglais d'un Stephen Frears ou d'un Full Monty - comédies, certes, mais inscrites dans des milieux sociaux bien spécifiques - La Très très grande entreprise renoue plutôt avec la comédie italienne des années 1960-1970, par ce qu'elle avait de politique, explique le réalisateur. Avec insolence mais sans la noirceur de Affreux, sales et méchants de Scola, par exemple. Par le biais de la comédie, avec Simon Michaël, nous avons essayé d'écrire un film sur l'engagement. En face de phénomènes qui nous dépassent, il est plus amusant de se battre que de s'écraser. Au départ, le combat de ces personnages est simple : "Je ne suis pas assez dédommagé, j'en veux plus." En chemin, ils se rendent compte que le combat est ailleurs, au-delà. Le véritable enjeu devient moral et non plus uniquement financier. Voilà le coeur du film : partis à l'attaque de façon relativement poujadiste, ils vont devenir des héros emblématiques et idéalistes."

    Note d'intention

    Au départ, Pierre Jolivet avait en tête de faire un film sur la mondialisation. "Pas de dénoncer aveuglément toutes les sociétés qui gagnent de l'argent et qui, grâce à cela, font travailler du monde, commente le cinéaste. Mais s'attaquer à celles qui sont prêtes absolument à tout pour avoir "une croissance à 2 chiffres" à la demande des actionnaires. Et ce qui représente le mieux ce phénomène, ce sont souvent ces multinationales inatteignables, indestructibles, ces mastodontes face auxquels le simple citoyen se sent désemparé, désarmé. En changeant de taille, l'entreprise change de nature. Amie dans Ma petite entreprise, elle est ici l'ennemie. Mais le combat est inégal et semble désespéré. C'était ça le pari du film, mettre de l'allégresse dans une situation désespérée, faire un film engagé dont le rire est le passeport. Car faire un film militant, c'est bien, c'est courageux, mais il est rarement vu par ceux que ça concerne. Fred parlait du chômage, peu de chômeurs l'ont vu, il n'a marché que dans les centres-villes. D'où mon désir de passer par la comédie."

    Roschdy Zem / Pierre Jolivet : quatrième !

    La Très très grande entreprise marque la quatrième collaboration de Roschdy Zem avec le réalisateur Pierre Jolivet, après Fred (1997), Ma petite entreprise (1999) et Filles uniques (2003). "Le rôle a été écrit pour moi, raconte le comédien. C'est flatteur, mais ça fait peur. L'image que le réalisateur a de moi n'est-elle pas erronée ? Est-ce qu'il ne me surestime pas ? Va-t-il me demander de faire des choses que je ne sais pas faire ? Ceux qui ne me connaissent qu'à travers mes films, me voient souvent dans des rôles austères, durs, violents. On est responsable de ce qu'on dégage ; avec le recul, l'âge et l'expérience, on prend plus conscience de l'image que l'on donne de soi. Les réalisateurs qui me connaissent plus intimement, comme Pierre Jolivet, semblent avoir envie d'aller chercher en moi un côté comique que j'ai dans la vie ! Mais dans le travail, quand je ne connais pas les gens, je me renferme."

    En détail

    La Très très grande entreprise comporte une multitude de petits détails, dont beaucoup ont été amenés par les acteurs au cours des répétitions. "Par exemple, Roschdy se balade toujours avec sa brosse à dents ou se coupe les ongles. C'est une chose qu'il nous a sortie je ne sais d'où et qui, du coup, génère des réactions très diverses chez les autres, explique Marie Gillain. Mélanie qui demande dans quel sens le train va rouler car "si je m'assois à contre-sens, je vomis", ce n'était pas dans le scénario, c'est Pierre qui l'a inventé en répétition. J'ai aussi suggéré que mon personnage porte des tas de bagues. Et j'ai été chercher des petits bijoux semblables à ceux que portent les filles qui travaillent dans les supermarchés. Un peu attendrissants, un peu pathétiques, mais révélateurs. Ce petit dauphin monté sur un anneau, c'est le genre de bague qu'on porte quand on a 13 ou 14 ans - mais elle l'avait gardée."

    Jean-Paul Rouve cuistot et homo

    Jean-Paul Rouve compose ici un rôle de cuistot homo. "Jouer un homo, c'est comme jouer un flic, il y a une façon de l'aborder, confie le comédien. Cela dépend où l'on place le curseur. En faire une folle, c'est un cliché. Mais l'occulter, c'est insultant. Avec Pierre, on choisit la voie médiane : on le dit, c'est fait, on ne se pose pas la question, mais quand il s'énerve, par exemple, il faut qu'on sente quelque chose, une petite touche, un geste, un phrasé. Il est homo, ça fait partie de sa personnalité mais ce n'est pas ce qui le définit, ce n'est donc pas la première chose à jouer. Qu'il soit cuisinier, en revanche, oui."

    Jolivet vs. Jolivet

    Adrien Jolivet retrouve ici son père qui l'avait dirigé précédemment dans Zim and co.. "C'est toujours un immense plaisir de travailler avec son père, confie l'acteur. C'est comme prendre des vacances entre amis. En même temps, faut bosser, il ne vous passe rien. ça a été moins stressant que sur Zim and co.. D'abord, parce qu'on avait déjà tourné ensemble. Et puis après Zim, j'ai tourné avec d'autres réalisateurs, je me sentais plus à l'aise. Enfin, ici, je n'avais pas le rôle principal, j'étais donc plus tranquille. En revanche, je me suis retrouvé en compagnie de gens qui ont beaucoup tourné, et avec de grands cinéastes. Essayer d'être à la hauteur du film et de ces acteurs-là m'a pas mal angoissé."

    Manu Katché pour la musique

    La musique du film est signée Manu Katché, batteur et pianiste émérite connu pour avoir travaillé avec Sting et Peter Gabriel et pour avoir été membre du jury de l'émission "La Nouvelle Star" sur M6 de 2004 à 2007. "J'ai commencé par lire le scénario. ça m'a donné une première idée de la musique à composer, se souvient le musicien. Pierre m'ayant dit : "Je la mettrai ici, là, et là... de toute façon, ce que tu composeras m'ira parfaitement", je n'avais pas à me mettre dans un état second pour composer. Puis j'ai vu quelques images, ça m'a donné d'autres idées musicales et aussi permis de mieux configurer le film que je m'étais fait dans ma tête. D'où une deuxième série de musiques. Et Pierre a pioché dans les deux. En toute liberté. Sachant qu'à tel ou tel moment, en fonction de l'action, il pourrait vouloir privilégier la contrebasse plutôt que le thème joué par les cuivres ou la mélodie au piano plutôt que l'accompagnement, je lui ai donné toutes les pistes d'enregistrement. C'était son désir et je lui faisais totalement confiance, car nous avons, depuis longtemps, la même vision des choses."

    Vikash Dhorasoo en avocat indien

    A signaler l'apparition de Vikash Dhorasoo, ancien joueur de l'équipe de France de football et réalisateur du controversé Substitute, en avocat indien.
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