On ne s'ennuie pas grâce à un très bon jeu d'acteurs qui se découvrent ainsi convaincants et touchants... Mais le thème de l'histoire est plus que banal et le film commence à prendre un peu de consistance que beaucoup trop tard. Au bout du compte le sentiment est plutôt mitigé ! On regrette alors le très bon "partir" vu il n'y a pas si longtemps avec le même Yvan Attal...
Une version soft de "La femme d'à côté", où les personnages semblent préférer en rester au stade des regrets plutôt qu'accomplir leur destin amoureux avec les risques de remords encourus, encore que... la fin étant ouverte... C'est plutôt bien raconté et mis en scène, et le plus indéniable est l'interprétation - Yvan Attal est décidément excellent ces temps-ci, et Valeria Bruni-Tedeschi, si elle nous fait son habituel numéro de paumée et d'évaporée, le fait ici parfaitement en situation. Un bon moment.
Toujours la même chose... Encore une exposition banale d'un mal-être de quadras qu'on a vu mille fois. Non pas qu'on en veuille à Cédric Kahn qui certainement ne pensait pas à mal en faisant ce film. Seulement voilà, il est tout de même assez consternant qu'il n'ait rien d’autre à proposer, sur plus d’une heure et demie de film, que ces traditionnelles et sempiternelles banalités d’un côté, et cette mise en images aussi creuse qu'ennuyeuse de l'autre. Faute de pouvoir donner du relief à cette histoire usée jusqu'à l'os, Kahn l'évide volontairement, faisant ainsi planer un courant d'air gloseux qui , au final, laisse le soin à qui voudra de remplir les espaces vides. Aucune surprise donc : ceux qui aiment juste se complaire dans ces banalités parce qu’ils s’y retrouvent, ceux là sauront sûrement combler les vides béants laissés par ce film... Les autres qui espéraient que le souffle vienne du film - bref ceux qui espéraient avoir à faire à une véritable démarche de cinéaste ! - ceux là feraient mieux de laisser les regrets à ceux qui, comme moi, s’y sont à tort risqués...
Bon, c’est un bon film dramatique français. Bon, Yvan Attal joue bien dans son rôle de bobossitude à mourir. Quant Valérie Bruni Tedeschi et Arly Jover ; magnifique ; le directeur du casting possède les même goûts que moi. J’avais l’impression que c’était du déjà vécue ; la sensation du déjà vue.
deja c'est pas mon style de film a la base mais la c'est grave comment c'est lent et y'a rien j'ai compris au bout de 30minutes de films que j'allais me faire chier tout le long du coup je suis parti et franchement je regrette pas je pense que tout le film doit etre ennuiyant donc je vous conseil de pas regardé ce navet vous aller dormir.
Le titre porte bien son nom... Après le magnifique "Partir" il était d'autant plus intéressant de voir Yvan Attal dans ce rôle... Le problème du film reste sans aucun doute un scénario bien mince autant dans son intrigue que dans ses dialogues. L'intrigue est fragile dès lors qu'on ne comprend pas bien pourquoi Maya (Valéria Bruni-Tedeschi splendide) rappelle son ex et surtout comment a-t-elle son numéro après 15 ou 20 ans ?! Les dialogues n'aident pas puisqu'ils sont sans saveurs et futiles. Quelques scènes sont risibles (et ce n'est pas voulu), on pense surtout à la scène de la tronçonneuse évidemment. 1 étoile grâce au jeu superbe des deux acteurs principaux qui font ce qu'ils peuvent...
C’est dans un sempiternel chasser-croiser romanesque comme on en a vu des milles et des cents que nous entraine Cédric Kahn qui n’a visiblement rien d’innovant à nous proposer. Si le réalisateur s’applique à filmer la beauté des différents décors où va se former et se déformer le couple, il semble bien moins à l’aise dès lors qu’il s’agit de mettre leurs sentiments en images. Il use alors d’une multiplication de dialogues au risque d’alourdir le rythme global (une facilité d’écriture qui a fait le succès des films de Rohmer), mais ceux-ci s’avèrent dépourvus d’âme et de sincérité, entrainant des échanges sans passion. En dépit de l’émotion insipide qui se dégage de ce scénario peu inspiré et bien trop bavard, Yvan Attal et Valeria Bruni Tedeschi s’efforcent tant bien que mal à donner un semblant d’épaisseur à leurs personnages d’amoureux tourmentés. Malheureusement l’interprétation et le charisme des deux acteurs principaux ne sauve pas le film de sa regrettable platitude.
L'histoire d'un homme et d'une femme qui se cherchent, qui se trouvent, qui se perdent, qui se cherchent, qui se trouvent, qui se perdent, qui se... Et nous dans tout ça ? Il faut bien dire que la seule chose digeste dans ce film, c'est l'histoire. Pour avoir connu ce type de relation où tout semble parfait pour une passion mais où l'on n'aboutit jamais à un couple, le réalisme est là. Et ça peut durer pendant des années si on n'a pas le courage de quitter ses histoires en cours. Ce que rares sont les personnes à décider face à une sorte d'inconnu ! Le problème, c'est que c'est la seule chose de vraisemblable, et même, on s'attendait à plus qu'une chute téléphonée autant que comique, bien mal venue dans ce qui aurait du rester un drame. Les longueurs se multiplient au cours du récit, le casting est pitoyable d'irréalisme (à commencer par la mère mais Katerine est pas mal non plus), et tout est à l'avenant. Les dialogues, les répétitions, les déplacements, tout lasse rapidement. On espère contempler la jolie Bruni (pas celle qui est refaite intégralement), mais le réalisateur ne sait la cadrer que de face, et il faut bien avouer qu'elle est le maillon faible de tout l'édifice, soit elle joue mal, soit elle ne joue pas du tout. Mais en définitive, seul Yvan limite la casse, avec hélas un script qui le rend pathétique de manière caricaturale. Rien à voir avec sa superbe performance dans « Partir ». Contrairement à ce que j'avais apprécié dans les précédents films de Kahn, la photo est quelconque, et la qualité de la pellicule à l'avenant, on est très loin du travail d'orfèvre de « L'avion ». Donc, la conclusion s'impose, casser à ce point une bonne idée de départ de la passion impossible que seule l'immaturité des adultes du vingt et unième siècle peut laisser éclore relève soit du « je m'en foutisme » total soit d'un manque de talent irrémédiable. J'irais voir le prochain pour vérifier, et après, comme pour Ozon, ce sera mon dernier. Mais oui, par rapport à ce qu'aurait pu être ce film, j'ai « les regrets » !
On m'avait dit que c'était nul ! Comme il y a autant d'avis que de spectateurs et ayant plutôt aimé les précédents Cédric Kahn, j'y suis bien sûr quand même allé. J'ai bien fait car j'ai aimé. Le film porte très bien son nom. Car c'est bien de regrets dont il s'agit ici d'un bout à l'autre. Regrets lointains, regrets récents, un peu comme si certaine vies n'étaient faites que de regrets. Mathieu regrette les uns, Maya regrette les autres. A la sortie on se pose une multitude de questions. Mais peut-on réellement faire du neuf avec du vieux ? Le passé doit-il rester le passé ? La passion reste-t-elle la même quinze ans après ? Si le film pose les questions, il n'apporte pas de réponses. Chacun repart avec ses certitudes, ses doutes...et ses regrets. Une mise en scène réussie pour un très beau scénario. Rien ne vient entraver l'évolution des personnages. On s'attache à eux très vite, prenant fait et cause pour l'un ou l'autre, parfois les deux. On suit alors avec intérêt leurs retrouvailles se muant en descente aux enfers mutuelles. Pour les incarner, deux belles prestations que celles de Valéria Bruni-Tedeschi et de Yvan Attal (après Partir). Ils forment un beau duo et on y croit. Très beau second et révélation de Arly Jover, parfaite en femme trompée. A noter enfin la très belle musique de Philip Glass (ressemblant fort à celle de The Hours). Un beau film, bien écrit, mis en scène et bien joué. Un beau film d'amour.
Rarement le cinéma français a produit ces dernières années une romance de cette qualité. La réalisation y est pour beaucoup, mais le couple formé par Valéria Bruni-Tedeschi et Yvan Attal est superbe. En plus je trouve que dans l'ensemble c'est bien écrit.