Enfin, "Resident Evil : Chapitre Final" vient clore une saga qui nous a offert bien trop de mauvais moments par rapport à ce qu'elle aurait pu être. Après un cinquième volet franchement mauvais, ce dernier épisode ne m'a pas vraiment donné d'impression différente. Dans la globalité, j'ai trouvé que le projet était catastrophique. Et c'est même pire que cela, le film ratant également son rôle de conclusion ! Déjà, car comme l'avait fait le cinquième épisode, il annule complètement le build-up du précédent projet. Alors que l'on nous promettait une immense bataille lors de la fin du dernier, celui-ci commence encore une fois, et uniquement, avec Alice. Tous les autres personnages ont disparu, la bataille a eu lieu hors champ, et personne n'en reparlera plus jamais. Mais ensuite, on a aussi un énorme problème de cohérence en ce qui concerne les origines mêmes de cette histoire. Probablement parce qu'il ne trouvait pas de façon satisfaisante de terminer sa saga, Paul . Anderson a trouvé une nouvelle origine au virus et nous ajoute de nouveaux personnages sortis de nulle part. Très franchement, que le film soit mal écrit est une chose, mais que le scénariste de la saga entière réussisse à se contredire lui-même à ce point est très sérieusement inquiétant. On se retrouve donc face à une fin qui fait sa propre sauce, et qui semble donc être à part. À avoir autant changé les choses et en faisant revenir aussi peu de personnages importants des précédents, on a comme la sensation que ce n'est pas véritablement la conclusion de l'histoire que nous avions suivie. En matière d'écriture, le film est donc clairement mauvais, mais ce n'est pas mieux au niveau de la forme ! Abandonnant la technologie 3D, Paul . Anderson change donc sa manière d'aborder son film d'un point de vue esthétique. Sur le papier, cela pouvait être une bonne nouvelle, car les ralentis excessifs des deux précédents avaient eu tendance à me déranger. Cependant, remplacer une mauvaise idée par une autre mauvaise idée ne répare pas le problème. Ici, le metteur en scène a donc choisi l'exact inverse : les scènes d'actions étant servies par un montage extrêmement dynamique. Pour le coup, cette idée est clairement portée trop loin, avec un nombre de coupes jamais atteint avant dans la saga pour les scènes d'action ! C'est simple, il est presque impossible de correctement les lire ou de les comprendre, car les coupes intempestives empêchent de nous faire comprendre comment les mouvements s'enchaînent, ça en devient affligeant ! On se retrouve donc face à un film mal écrit, très moche et jamais divertissant, qui réussit en plus le coup de fournir une conclusion qui ne s'assume pas vraiment.
Alors qu'Alice aurait pu enfin avoir une sorte de parcours intéressant en fin de film, en se sacrifiant, le fait de la laisser survivre m'a profondément énervé. Encore une fois, cette héroïne n'est jamais mise en difficulté, elle réussit tout ce qu'elle entreprend et a une chance inhumaine. Depuis le deuxième volet, elle n'a cessé de tout exploser sur son passage, et même la fin de la saga n'a pas réussi à changer cela, ce qui est franchement affligeant !
En bref, cette saga est une purge. Si je respecte légèrement le tout premier épisode, le reste n'est bon qu'à être jeté à la poubelle. Le duo Paul . Anderson et Milla Jovovich ont détruit une licence qui avait tous les codes pour être appréciable au format live-action. Je sais que certains réussissent quand même à prendre cette saga pour un ensemble proche du nanar ou comme de bons divertissements, mais, même à ce niveau, je ne comprends pas. À cause des choix vraiment douteux en matière d'esthétiques et de mise en scène pris par le réalisateur, il y a très peu de moments vraiment intéressants ou divertissants au sein de cette licence. Tout est toujours gâché par quelque chose ! À mon sens, ces films auraient mieux fait de ne jamais sortir, car ils sont venus salir l'image d'un univers franchement intéressant et prenant sur le papier. Pour conclure, une saga développée par un incompétent.