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L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux
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Laurent B.
25 abonnés
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5,0
Publiée le 13 septembre 2026
Au sein d'un joli casting où l'on reconnaît la toute jeune Scarlet Johanson, Robert Redford s'attribue un beau rôle de gars à la tranquille sérénité en nous faisant entrer dans le monde de ces fameux "horse whisperers" qui parviennent à des méthodes de dressage en douceur avec les chevaux difficiles. Le réalisateur fait partager sans peine une certaine philosophie de l'existence, et le plaisir évident avec lequel il filme la nature, comme il l'avait déjà démontré dans Et au milieu coule une rivière. Sa mise en scène soulignée par une belle photographie, n'est pas exempte de défaut, car en dépit de quelques longueurs qui auraient pu être gommées afin de rendre le film plus fluide, c'est un film écolo, lent, qui prend son temps, très contemplatif, et tout en finesse, qui contient beaucoup d'émotion et d'humanisme ; on peut même regarder certaines scènes les yeux mouillés tant c'est prenant par endroits. Un très beau film, qui me reposait à l'époque, des films trépidants que j'avais l'habitude de voir, et qui est capable d'attirer plutôt un public féminin plus sensible à cette contemplation et cette intériorité.
Joli film romantique dont l'intérêt principal fut de vulgariser la profession de "chuchoteurs à l'oreille des chevaux" qui est une manière poétique de parler d'équitation éthologique, c'est-à-dire une tentative pour les humains de se mettre dans les sabots des chevaux, de les comprendre de l'intérieur et de faire en sorte d'être en quelque sorte un cheval soi-même. C'est ce que fait le personnage de Robert Redford, un cowboy du Montana au cœur tendre et au cuir solide.
Le 2e intérêt du film est qu'il fonctionne sur le suspense suivant : le cheval traumatisé et quasi fou qu'une intello new-yorkaise lui amène s'en sortira-t-il ? Comment la jeune cavalière elle aussi abîmée pourrait-elle être utile à cette convalescence ?
Le 3e élément d'intérêt spoiler: est la relation sentimentale et sexuelle cowboy/ intello qui se noue, malgré leur énorme différence culturelle. Cette relation est suggérée plus que montrée telle qu'elle l'est dans le roman. Et la fin n'est pas exactement la même . Peut-être ne fallait-il pas effaroucher une partie du grand public américain.
Le code visuel utilisé est celui des comédies ou drames sentimentaux, avec filtre jaune, larges paysages où les personnages mélangent leurs émotions à la splendeur des horizons.
Une ample musique orchestrale nous emporte et on pleure un peu.
L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux est un film apaisant et profondément humain, porté par de grands paysages et une atmosphère sereine. Robert Redford y propose une mise en scène douce et contemplative. Le jeu de Kristin Scott Thomas apporte une belle intensité émotionnelle. Le film aborde avec sensibilité la guérison, la confiance et le lien entre humains et animaux. C’est une œuvre touchante et inspirante, qui invite à ralentir et à ressentir.
Ce film offre une imagerie époustouflante : les paysages du Montana y sont sublimes, tout comme les chevaux, filmés avec une grâce rare. Les interprétations des acteurs sont remarquables, et l’émotion est au rendez-vous. Le seul bémol réside dans le scénario, qui, sans être mauvais, ne marque pas les esprits par son originalité. Malgré cela, le film reste captivant et très réussi dans l’ensemble.
Une Scarlett Johansson, jeune mais déjà bien talentueuse et accompagnée par un grand nom donne lieu à un très bon film. Oui c'est une histoire d'amour sur une certaine partie, un peu ronronante, mais qui va plus loin que cela au niveau des traumatismes. L'histoire de mise en confiance de la jeune fille et du travail sur le cheval est passionnant. L'histoire d'amour entre la mère et le paysan, j'aurais bien passé. J'aime aussi beaucoup le personnage de Sam Neill qui est bien plus nuancé et plus interessant que Robert Redford. Le film et joli, le film est touchant, mais comme pour titanic il comporte des répétitions et des longueurs. Bref, soyons honnête, je ne cours pas derrière ce genre de film, mais forcé de constater que celui-ci est réussi.
Tout d'abord, tous les acteurs principaux sont magistraux. Scarlett Johanson s'y est révélée au monde entier, avec raison.
De plus, les dialogues sont incroyables de justesse ! On se dit en les écoutant que l'on devrait toujours pouvoir réagir ainsi lorsqu'un événement – de quelque nature qu'il soit – survient.
Il y a aussi les “dialogues silencieux”, spoiler: tels la scène finale , où le jeu d'acteur de Redford – par ses expressions faciales – est éloquent !
Film émouvant qui a largement contribué à populariser l’équitation éthologique en France. Il met en lumière la patience, la douceur et l’écoute nécessaires pour établir une véritable relation de confiance entre l’homme et le cheval. Les interactions sont traitées avec beaucoup de sensibilité, ce qui rend chaque moment de complicité particulièrement touchant.
Les paysages magnifiques renforcent l’immersion et apportent une dimension poétique à l’histoire.
Certaines scènes sont toutefois un peu longues et auraient pu être condensées, mais elles permettent parfois de mieux ressentir la patience et le respect nécessaires pour communiquer avec un cheval.
Au final, ce film reste un incontournable pour les passionnés de chevaux et pour tous ceux qui souhaitent découvrir la richesse de la relation homme-animal dans un cadre à la fois sensible et visuellement splendide.
Au moment où j'écris ce billet, Robert Redford vient de mourir. L'occasion de voir un des longs métrages les plus emblématiques de sa carrière (en tant qu'acteur et réalisateur) : "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux". Une belle petite histoire réunissant tous les ingrédients d'un film à succès. L'intrigue est mignonne mais cousue de fils blancs. Tout y est prévisible mais l'ensemble reste agréable à visionner. Redford s'est de plus bien entouré, notamment avec la toute jeune Scarlett Johansson. Un film tout en délicatesse, qui prend son temps sans jamais devenir soporifique. Reste que le sujet tout comme son traitement est trop banal pour en faire une oeuvre mémorable. Un classique à voir une fois... Mais pas deux !
Malgré les années, c'est toujours émouvant de revoir ce film. Il ne vaut peut-être pas les 5 étoiles du livre mais il en mérite 4 car il nous rappelle, d'une bien belle manière, l'importance d'être honnête, bienveillant, patient et courageux, quelque soit nos capacités et notre état d'esprit. Le film parle aussi de résilience. Une leçon de vie intemporelle en somme. Pour ne rien gâcher Christine Scott Thomas est au sommet de son art et le montana paradisiaque. Aurevoir Redfort et chapeau bas !
Film magnifique ! À ceux qui le trouvent lent, il faut préciser qu'il est au rythme du Montana, pas à celui des bobos parisiens. La trame psychologique est très fine. Très réussi.
Un film tout de délicatesse, de douceur, de nature… Ce « chuchoteur » est décidément bien sympathique. Première apparition de Scarlett Johansson à l’écran, première apparition de Redford dans un film qu’il réalise, et Kristin Scott Thomas, toujours aussi merveilleuse…
Film incontournable et magnifique, avec quelques longueurs. Je me suis laissée séduire par tout, l'histoire, Redford, les chevaux, le Montana, les bons sentiments, la résilience, Kristin Scott-Thomas, mais moins Scarlett Johanson. Je le revois régulièrement et ça permet toujours d'approfondir l'étude de ce film qui s'avère encore plus riche que les premières impressions.
Le genre de film qui vous dissuade de vous mettre à l'équitation. Puis au fil du temps, qui vous réconcilie avec les chevaux. Le héros à quatre pattes, Pilgrim, pèlerin en anglais, porte bien son nom. Car pour Annie (Kristin Scott Thomas) et Grace (Scarlett Johansson), cette aventure est un véritable pèlerinage. À commencer par aller dans le Montana depuis New York, soit un trajet de 3500km ! Les paysages sont superbes, au cœur de grands espaces bordés de montagnes. Les scènes de dressage de Pilgrim par Tom Booker (Robert Redford) sont fantastiques. Scarlett Johansson du haut de ses treize ans est déjà captivante. Les personnages soignent leurs blessures, libèrent leurs émotions, lentement, au rythme de la nature. À noter la magnifique scène de rapprochement mère-fille, bouleversante tant les deux actrices expriment ce que ressentent leurs personnages. Enfin j'aurais préféré une autre conclusion, même si celle-ci se comprend.
The Horse Whisperer est un très beau film, avec des paysages magnifiques qui capturent l'essence du récit. Les performances des acteurs sont touchantes, et l'histoire est poignante.
Cependant, n’étant pas particulièrement sensible aux chevaux, je n'ai pas trouvé le film aussi captivant qu'il aurait pu l'être pour quelqu'un qui partage une affinité pour ces animaux. Malgré tout, il reste une œuvre émouvante, même si elle ne m'a pas entièrement convaincu.