Notez des films
Mon AlloCiné
    Quelques heures de printemps
    note moyenne
    3,3
    1050 notes dont 265 critiques
    répartition des 265 critiques par note
    34 critiques
    104 critiques
    61 critiques
    30 critiques
    7 critiques
    29 critiques
    Votre avis sur Quelques heures de printemps ?

    265 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2798 abonnés Lire ses 1 446 critiques

    5,0
    Publiée le 29 septembre 2012
    "Quelques heures de printemps" n'est pas un film facile ou léger et il vaut mieux se le dire avant d'entrer dans la salle... Et même dans ces conditions, on hésite encore ! À ce propos, les auteurs des quelques critiques négatives se sont, je pense, sans doute trompés de film... Bien sûr, la toile de fond reste ce thème extrêmement intéressant et très bien traité, l'accompagnement du malade vers une mort choisie dans la dignité. Mais malgré tout, c'est sans doute l'autre volet, celui de l'incommunicabilité entre mère et fils qui prédomine ! Et avec quelle force, quelle démonstration au point d'atteindre des sommets de violence psychologique (et même presque physique) inouïs ! La scène des photos de famille est extrêmement terrible pour ne pas dire plus... Vincent Lindon et surtout, Hélène Vincent sont étonnants et fantastiques dans leurs jeux respectifs ! En voisin plus qu'affectueux, Olivier Perrier est aussi très touchant. Certes, peut-être qu'aux yeux de certains, il ne se passe pas grand chose, mais là n'était pas l'enjeu de cette histoire poignante. Et quelle intensité dans ces silences, ces regards qui en disent long ! Jusque la fin, les paroles et les gestes seront contenus, tabous pour voir ces deux êtres s'étreindre enfin au point de n'y voir que seulement quelques instants de printemps. Film dur mais merveilleux, profond, humain, courageux ! Excellent !
    chrischambers86
    chrischambers86

    Suivre son activité 5632 abonnés Lire ses 10 557 critiques

    4,0
    Publiée le 3 février 2014
    Avec retenue et sobriètè, Stèphane Brizè (à qui l'on devait dèjà les superbes "Je ne suis pas là pour être aimè" et "Mademoiselle Chambon") maîtrise de la première à la dernière minute un sujet pourtant casse gueule (l'accompagnement de fin de vie) en ècartant sans cesse la pathos et le larmoyant! Sans tomber dans le dèmonstratif, le cinèaste filme remarquablement (car tournè entièrement en plans sèquences afin de donner un maximum d'authenticitè dans le jeu des comèdiens) le quotidien de deux âmes blessèes comme un combat de boxe, puis une trêve avant la sèrènitè retrouvèe! Ce sont ces heures de printemps qui constituent, paradoxalement, l'unique et ultime respiration de ce drame rêche et poignant, magnifique d'humanitè, transcendè il faut le souligner par la prestation formidable de Vincent Lindon! Mais s'il y avait une seule bonne raison de voir le mètrage, ce serait pour apprècier l'interprètation d'Hèlène Vincent, comèdienne rare et prècieuse qu'on prend plaisir à revoir en haut de l'affiche, car bouleversante et terriblement juste dans le regard, l'attitude, la voix! Au final, ces quelques heures de printemps est un film à l'esthètique dépouillèe qui nous bouleverse dont la grande rigueur sait crèer une vèritable èmotion! Ce qui importe ici, ce n'est pas vraiment la structure de l'oeuvre mais son esprit, inattaquable, sa force et osons dire sa nècessitè! Finissons sur une note plus gaie où l'on prend plaisir à retrouver dans un second rôle une superbe et attachante comèdienne du nom d’Emmanuelle Seigner avec qui on se joindrait bien volontiers pour une partie de bowling! L'un des coups de coeur de 2012...
    conrad7893
    conrad7893

    Suivre son activité 178 abonnés Lire ses 1 678 critiques

    4,0
    Publiée le 9 octobre 2013
    film grave montrant les derniers mois d'un fils avec sa mère atteinte d'un cancer du cerveau. En effet celle-ci a choisi de mourir dans la dignité et d'opter pour le suicide accompagné avant de souffrir. J'ai trouvé hélène vincent remarquable dans le rôle de cette femme , acariâtre, maniaque, qui héberge son fils à sa sortie de prison . Je pense qu'elle aurait pu mériter un césar Vincent lindon toujours très bon, dans un rôle de fils torturé, qui a du mal à communiquer et à s'ouvrir au x autres et qui accepte la décision de sa mère sans piper mot Malheureusement les deux ont dû mal à se comprendre, à se supporter où peut être est -ce elle la seule façon de communiquer. film traitant d'un sujet encore tabou le suicide accompagné la fin est bouleversante mais bien réelle. Les silences et les regards de lindon sont très forts film par contre très lent
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

    Suivre son activité 518 abonnés Lire ses 3 466 critiques

    4,5
    Publiée le 16 avril 2013
    La collaboration entre Stéphane Brizé et Vincent Lindon traite essentiellement de l’incommunicabilité entre les êtres. Dans « Mademoiselle Chambon » (2009) c’est Jean, artisan maçon taiseux qui voit sa vie chamboulée par le coup de foudre qui le saisit à la vue de la maîtresse d’école de son fils. « Quelques heures de printemps » dévoile les rapports difficiles entre une mère et son fils alors que la mort approche. Le thème de l’euthanasie par assistance s’il est bien présent en toile de fond n’est pas l’essentiel du film. La question lancinante pour ces deux êtres pudiques est de savoir s’ils vont oser s’avouer leur amour avant la séparation finale. Stéphane Brizé réalisateur humaniste met formidablement le doigt sur ces mots souvent interdits comme « je t’aime » qui peuvent gâcher toute une existence à force de n’être jamais prononcés. Quand l’échéance approche du rendez-vous vers la Suisse, le suspense devient insoutenable de savoir si ces deux-là vont enfin parvenir à se parler, Alain le fils n’ayant su que reproduire l’attitude de son père disparu qui réglait les conflits par la violence. Yvette a choisi de vivre selon son rythme quotidien jusqu’au bout sans jamais céder aux confidences finales qui ne feraient sans doute qu’aviver les regrets de n’avoir pas vécu une autre vie. Tout juste y aura-t-il une brève étreinte avec le fidèle voisin qui tout comme elle était secrètement amoureux. Il faut avouer que la plupart d’entre nous ont cette difficulté à dire "je t’aime" à leurs proches et que c’est malheureusement presque toujours la fin qui libère la parole. Pour Yvette et Alain c’est la dernière étreinte qui sera libératrice de tout cet amour qui n’a jamais voulu porter son nom. Peut-être maintenant Alain va-t-il pouvoir enfin aborder la vie d’une autre manière à l’instar de cette relation avortée avec la jolie quarantenaire rencontrée un soir au bowling ? Rien n’est moins sûr. Le film doit beaucoup à ses acteurs notamment à Hélène Vincent, actrice souvent radieuse, ex Madame Le Quesnoy de « La vie est un long fleuve tranquille » qui donne toute son humanité à cette femme résignée qui a formidablement appris dans les gestes du quotidien et dans une certaine rudesse à surmonter les blessures de sa vie mais aussi à Olivier Perrier acteur plus confidentiel formidable en voisin transi d’amour et torturé à voir les déchirements de la mère et du fils qu’il accueille un temps chez lui. Vincent Lindon enfin, monolithique, bloc de granit qui préférait mourir plutôt que d’avouer ses tourments. Le film a été un peu éclipsé par le succès d’ « Amour » de Michael Haneke sur le même thème qui a bénéficié de la plus grande exposition médiatique du réalisateur autrichien. Dommage. A voir de toute urgence.
    reymi586
    reymi586

    Suivre son activité 263 abonnés Lire ses 2 443 critiques

    5,0
    Publiée le 4 octobre 2012
    Un film vraiment très triste et très fort de Stéphane Brizé. Le film est portée par une actrice fabuleuse en la personne d'Hélène Vincent. Vincent Lindon, quand à lui, joue toujours de la même façon mais c'est efficace. J'ai trouvé aussi Mathilde Seigner très convaincante, c'est dommage qu'elle n'ait pas un plus grand rôle. Ce sujet du suicide assisté est difficile et est un peu tabou, il est ici parfaitement traité par Stéphane Brizé. Le point du fort du film est son réalisme, notamment grâce à un excellent casting.
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 1619 abonnés Lire ses 4 339 critiques

    3,5
    Publiée le 13 octobre 2013
    Stéphane Brizé trouve un joli rythme de croisière avec ce drame pudique,subtil,intelligent qui traite en plus avec beaucoup de délicatesse d'un sujet épineux: l'euthanasie. "Quelques heures de printemps" permet aussi de retrouver un Vincent Lindon épatant, débarrassé des tics qui parasitaient son jeu dernièrement. En ex-repris de justice retournant vivre chez sa mère,frustré,colérique,maladroit avec ses sentiments;il est émouvant sans forcer. Hélène Vincent est juste et profondément marquante en mère à la rage difficilement contenue derrière un comportement froid et maniaque. Les deux ensemble forment un duo filial,ne sachant pas transmettre leur tendresse,ne se parlant que pour s'engueuler ou pour se passer le sel. Le film fait dans le minimalisme,à l'instar du style de Brizé,avec des cadres très composés et révélateurs,des séquences qui s'étirent et un dépouillement verbal. Il pose de plus quelques questions intéressantes sur le choix ou non de sa fin de vie,et sur le fait de savoir saisir sa seconde chance.
    Sa R.
    Sa R.

    Suivre son activité 2 abonnés Lire sa critique

    5,0
    Publiée le 2 avril 2013
    Pour moi, "Quelques heures de printemps" est un chef d'oeuvre. Il y est question de la difficulté de communiquer, de l'extrême complexité du rapport filiale. Alain sort de prison et retourne chez sa mère. Leur silence respectif traduit cette incapacité à se dire qu'ils s'aiment et pourtant c'est un fils et sa mère qui s'aiment mais qui restent ancrés sur leur rancoeur. La maman d'Alain est atteinte d'un cancer incurable et ce qui m'a frappé, c'est que le poids de la maladie n'est pas évoquée, c'est plus la question du choix de la mère d'Alain. Précisons toutefois que ce film n'est pas un éloge du suicide assisté mais une invitation indirecte et implicite à s'interroger sur le respect que nous devons avoir quant aux choix de nos proches. Il n'y a pas de jugement à porter sur le choix du suicide assisté mais plus à méditer sur le sens des choix en général. Hélène Vincent est sublime, absolument gracieuse et on s'attache à son personnage, ce petit bout de femme qui, on le ressent, contient toutes ces émotions. Vincent Lindon est, comme à son habitude, incroyablement émouvant, on sent qu'il aspire la douleur de ses personnages jusqu'à l'éprouver lui-même. C'est à mes yeux un des meilleurs acteurs français. Un film humain, beau dont je ne suis, pour ma part, pas ressortie indemne.
    Marc  Panofsky
    Marc Panofsky

    Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 244 critiques

    5,0
    Publiée le 17 octobre 2012
    Je mets 5 étoiles parce qu'il s'agit d'un film nécessaire. Des moments très forts, intenses, avec un Vincent Lindon crédible, voire magistral. Ce qui est terrible dans cette histoire, c’est plus la difficulté de communication entre mère et fils... L'inaptitude du fils à mettre des mots pour exprimer son ressenti. Une vie simple, populaire, sans gémissements; ni plaintes, et une fin voulue, choisie, digne… Ce film est le pendant populaire de « Amour » de Haneke. Deux vieillesses, deux fin de vie, l'une populaire, l'autre bourgeoise.
    Senga2104
    Senga2104

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 79 critiques

    0,5
    Publiée le 30 septembre 2012
    Mon Dieu que c'est long, pour ne pas dire mortel ! Ca va avec le sujet du film me direz-vous. Il ne se passe rien. Il ne se dit rien. Même le dernier quart d'heure, qui est assez poignant, nous laisse sur notre faim. En gros, comment faire un film avec rien. Heureusement que Vincent lindon a défendu ce film au J.T. car c'est grâce à lui et ce qu'il a dit qu'il y a quelques spectateurs. Enfin, cela aura le mérite d'interpeller l'opinion populaire sur la mort assistée. Enfin, là dans le film, c'est plutôt expéditif. Mamie arrive, et un quart d'heure après, l'est partie !
    bobmorane63
    bobmorane63

    Suivre son activité 96 abonnés Lire ses 1 553 critiques

    5,0
    Publiée le 15 octobre 2013
    C'est le premier film que je découvre du cinéaste Stéphane Brizé, metteur en scène talentueux qu'il faut suivre et "Quelques heures de printemps" est un film émouvant qui m'a fait versé quelques larmes !! Une histoire d'une mère agé qui apprend qu'elle a un cancer d'un grain de beauté et sa relation avec son fils qui sort de prison (18 mois ferme) qui vient habiter chez elle et apprendra plus tard que sa maman est malade, il l'aidera. Une partie du film est centré sur le personnage de Vincent Lindon une nouvelle fois grandiose en homme qui veut se réinsérer dans la vie active, caractériel, en conflit avec sa mère Hélène Vincent qui occupe la deuxième partie , grande actrice et je ne comprends pas pourquoi ce long métrage n'a pas (ou peu?) décrocher un César. La fin est bouleversante, le scénario bien construit et c'est remarquablement bien filmé. Il y a aussi dans les seconds roles Emmanuelle Seigner qui fait un passage dans de belles scènes. Un film humain qui va droit au cœur à découvrir.
    AlphaWolf
    AlphaWolf

    Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 516 critiques

    3,0
    Publiée le 24 octobre 2013
    Stéphane Brizé n'est pas tombé dans le mélodramatique facile ce qui mérite toujours d'être souligné d'autant plus lorsque l'on traite d'un sujet aussi délicat que l'euthanasie et la fin de vie. Les compositions d'Hélène Vincent et de l'inoxydable Vincent Lindon sont criantes de vérité, et si les deux sont très bons, on sent clairement que le rôle tout en retenue, très sobre, quasi muet de ce dernier ne lui a peut-être pas permis d'exprimer totalement son potentiel. De plus, si le film est poignant, on est face à un cinéma "spectateur" qui ne plaira pas à tout le monde. Il n'y a pas vraiment d'intrigue, c'est plutôt lent, tout se joue sur les petits détails, les non-dit, la suggestion, le film peut même parfois s'apparenter à un reportage tant il adopte une posture observatrice, et c'est sans doute cet aspect trop passif qui dessert le film et laissera une partie du public sur le bas-côté.
    Arlette et les mécanos
    Arlette et les mécanos

    Suivre son activité 25 abonnés Lire ses 461 critiques

    1,5
    Publiée le 31 janvier 2013
    Film sinistre, sordide, flippant, long, monotone, une horreur. A part les deux minutes avant la fin qui peuvent émouvoir, c'est atroce. Une musique qui donne envie de se suicider, notez qu'elle colle parfaitement à un des thèmes du film et des acteurs qui font tout le long, la même tronche. On ressort de là, miné. J'ai quand-même mis une étoile et demi pour les apparitions d'Emmanuelle Seigner qui illumine de sa beauté et de sa grâce, quelques instants du film.
    Denis O.
    Denis O.

    Suivre son activité 11 abonnés Lire ses 119 critiques

    0,5
    Publiée le 22 septembre 2012
    J'ai eu envie de piquer le réalisateur, devant "Quelques heures de printemps", tire-larmes sous Hypnovel®. D'un fait sociétal pouvant provoquer le débat, Stéphane Brizé n'en tire qu'un consensus mou et illustratif, formaté pour une émission de Marina Carrère d'Encausse. Se drapant derrière une posture poseuse de cinéaste sobre et austère, s'auto-régalant de sa vision de la "belle" dignité des pauvres gens malheureux, Stéphane Brizé n'y va pas avec le dos de la seringue pour faire passer le message, quitte à anesthésier direct le spectateur sous la lourdeur du discours. Comme le propos sur la fin de vie n'était visiblement pas suffisant pour le réalisateur - que l'on peut qualifier du même adjectif -, il nous double la dose avec un portrait de mère-fils taiseux et asséchés du sentiment dans le seul but ultime d'un tsunami lacrymal lors de la scène finale, finalement mille fois plus putassière qu'un épisode larmoyant de "la petite maison dans la prairie"...
    dejihem
    dejihem

    Suivre son activité 45 abonnés Lire ses 541 critiques

    0,5
    Publiée le 23 septembre 2012
    Ce film n'est pas fait pour être aimé. La plongée dans la France moisie (manger devant la télé le samedi soir sur une nappe en toile cirée, seul, en silence) plus la mort en face, les compotes, les silences, le fils taiseux, franchement, c'est à fuir ! Ajouter l'absence de mise en scène, les plans étirés, la musique a coté de la plaque, et, le ponpon, que dis-je, la cerise sur le gâteau : le mauvais gag du nom du premier assistant réalisateur : il s'appelle Émile Louis !
    Nico591
    Nico591

    Suivre son activité 32 abonnés Lire ses 800 critiques

    5,0
    Publiée le 7 avril 2013
    Bouleversant !!! J'en suis encore tout chamboulé, ce film est très triste mais traite d'un sujet de société qui fait souvent débat à savoir le suicide assisté ou euthanasie, c'est traité de façon brut et frontale sans artifices. Vincent LIndon et Hélène Vincent sont incroyables dans leurs rôles, si ils n'obtiennent pas de Césars j'y comprends plus rien. En plus d'être sensible ce sujet est vu au travers d'une relation tendue entre une mère maniaque atteinte d'un cancer et de son fils sortant de prison, qui est contraint d'aller revivre chez sa mère. Cette situation renforce plus la charge émotionnelle du film, et nous livre des scènes d'une intensité inouïe notamment à la fin qui amène l’émotion à son paroxysme. Faut vraiment de retenir pour pas fondre en larmes, peu de films m'ont procuré des émotions aussi fortes c'est peut être bien le seul.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top