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tuco-ramirez
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3,0
Publiée le 13 mars 2014
Dans la nuit du 24 aout au 25 aout 1944, le Général Von Choltitz est confronté à un grave cas de conscience. Hitler devant la déroute du Reich a commandité de placer des bombes sous les monuments et ponts de Paris afin de faire sauter la ville. Le gouverneur de Paris, Von Choltitz, est nommé pour cette basse besogne. Les troupes alliées se rapprochent de Paris et le consul de Suède, Nordling, vient lui rendre visite dans la nuit afin de le dissuader de faire sauter Paris. Ce film retrace étrangement une page d’histoire sous l’angle purement fictionnel. En effet, ces deux là (Nordling et Von Choltitz) n’ont pas passé cette fameuse nuit à débattre du sort de Paris. Ils se sont réellement rencontrés à plusieurs reprises durant cette période, mais pas à ce moment là. Ce film est donc plutôt une parabole du dilemme psychologique auquel est confronté cet officier de la Wehrmacht durant cette nuit ; dilemme peut être issu des conversations préalables qu’il a pu avoir avec le fameux Nordling. En tout cas les échanges entre les deux hommes sont intellectuellement de haut vol. Arguments, contre arguments, feintes, attaques, ripostes ; la diplomatie vu par le prisme de ces dialogues est un vrai moment de bonheur. L’affrontement très feutré et codifié de ces deux très grands comédiens que sont Arestrup et Dussollier est à lui seul un vrai régal. Le tout débouche sur un suspense psychologique très classique. Néanmoins la limite de ce huis clos, juste inspiré de faits réels, tient à ce qu’il est ni plus ni moins que du théâtre filmé. Tiré de la pièce de Cyril Gély joué par les deux comédiens du film, ce film est une séance de rattrapage pour tous ceux qui n’ont pu voir la pièce. Cet académisme un peu lourd rend ce film pas vraiment barbant mais pas renversant non plus.
Après avoir joué la pièce de Cyril Gély plus de 200 fois André Dussolier et Niels Arestrup se retrouve pour l'adaptation cinéma avec en prime le réalisateur allemand auquel on doit, entre autres, "Le Tambour" (1979) et "Le roi des Aulnes" (1996). Les deux acteurs nous offrent un face à face au sommet, Dussolier interprétant Raoul Nordling, ambassadeur suédois très francophone et Arestrup incarne Von Choltitz le général allemand gouverneur de Paris alors que les Alliés arrivent pour libérer la capitale. Si la rencontre s'est réellement déroulée le contenu reste affaire de supposition, le fond des rencontres entre les deux hommes nous est encore à ce jour inconnu. En partie inspiré par les mémoires de Von Choltitz il faut tout de même salué la qualité des dialogues et du scénario, prenant et réaliste, réussissant à instaurer un belle tension à défaut d'un vrai suspense. On évite le huis clos parfait un peu lourd avec utilisation d'images d'archives, sorte de parallèle intimiste au superbe "Paris brûle-t-il ?" (1966) de René Clément. 1 ou 2 scènes sont inutilement inintéressante comme l'acte "héroïque" et opportuniste de l'architecte collabo. L'inventivité sur le fond de cette rencontre est aussi cohérente que passionnante. Si historiquement on ne peut porter crédit au contenu, car sans source fiable et sûre, il n'en demeure pas moins que l'intérêt "diplomatique" est certain.
Ce film est un délice. Les joutes verbales entre Niels Arestrup et André Dussollier sont un vrai régal, l’un est sec et brute (Arestrup), l’autre est est tout en finesse (Dussollier). La tension entre les deux personnages est envoûtante et on se demande, sachant d’avance qu’elle sera la chute, qui va l’emporter et de quelle manière. Grande réussite grâce à deux acteurs au top et à une mise en scène très soignée. Ce fait historique n’est pas méconnu, loin de là, sauf pour ceux qui n’ont pas étudié leur histoire de France. 4 étoiles.
Palpitant. Non, ça n'est pas du théâtre filmé, non, ça n'est pas une leçon d'histoire, c'est du cinéma avec scénar, décors, acteurs et mise en scène au top.
Il y a des cinéastes que l'on a admirés mais dont on n'attend plus grand-chose tant leur passé est résolument lointain et leurs titres de gloire inscrits à tout jamais dans l'histoire du cinéma. Eh bien, Volker Schlöndorff dont on a tant apprécié les films depuis "Les désarrois de l'élève Toerless", réussit à nous surprendre encore et à provoquer notre enthousiasme. Lui, le cinéaste épris de littérature qui a adapté bien des grands du XXe siècle (Musil, Proust, Heinrich Böll, Günter Grass...) se tourne cette fois vers un succès théâtral, une pièce de Cyril Gély, qui à sa création déjà mettait face à face deux monstres de la scène, Niels Arestrup et André Dussollier. Succès assuré, pourra-t-on dire, avec deux comédiens aussi prestigieux. Mais Schlöndorff ne se contente pas de filmer du théâtre, il impose une mise en scène proprement cinématographique où chaque plan a sa signification, où la caméra scrute avec une précision époustouflante deux univers qui n'étaient pas faits a priori pour se rencontrer. Comment ce diplomate suédois incarné par Dussollier finit-il par convaincre au terme d'une nuit éprouvante le général von Choltitz, gouverneur de la place de Paris, de renoncer à suivre l'ordre d'Hitler et d'abandonner l'idée insensée de détruire la Ville-Lumière ? La pièce de théâtre n'avait aucune visée historique, aussi le film se conforme-t-il à cette fiction plaquée sur une page d'Histoire, en l'occurrence une page déterminante. Tout le propos des auteurs est d'imaginer une démarche certes diplomatique, mais d'abord psychologique et rhétorique. Il s'agit bien pour le consul de cerner le personnage qu'il a réussi à aborder en empruntant un escalier secret. Comme tout cela est symbolique ! Or au fil de l'entretien, alors que le général est menacé par des crises d'asthme à répétition, le consul saisit les failles de son interlocuteur. Et c'est cette intelligence qui va l'amener à jouer sur la sensibilité de celui qui se prétend avant tout un militaire au service de son Führer. Superbe duo entrecoupé par de fort belles séquences filmées dans le hall de l'hôtel Le Meurice ainsi qu'en extérieur, mais aussi par des images d'archives qui nous relient directement au fait historique. Et Paris en ressort victorieux, un Paris que Volker Schlöndorff, amoureux de la France, exalte avec une belle sensibilité. Un Paris dont la survie est gage d'une liberté retrouvée.
J encourage plus que vivement à aller voir ce chef d oeuvre du septième art certes le fait que le film soit majoritairement à huit clos, on rencontre un fascinant jeu d' acteurs entre le monument du cinéma français André Dussolier et Niel Arestrup dans le rôle du général Choltitz interprété avec un brio exceptionnel il dégage bien l' impérialisme allemand et qui se trouve face à un choix sans précédent pour l' histoire de un contexte de débâcle allemande deux hommes deux figures de l' histoire.
Rien que parce qu'il raconte un épisode méconnu et pourtant crucial de la Seconde Guerre Mondiale, ce film mérite d'être vu . "Diplomatie" nous montre bien comment la petite Histoire, en l'occurrence une discussion entre un général et un diplomate, fait la Grande Histoire, à savoir la non destruction de Paris. Il est d'ailleurs assez difficile de concevoir comment un simple consul suédois a pu influencer un général allemand gouverneur de Paris, et donc finalement jouer un rôle dans le destin de la capitale française, si ce n'est plus ( la réconciliation européenne aurait elle été la même avec Paris détruite ? ) .Sur la forme, le quasi huis clos n'est pas gênant, au contraire car il met en exergue la qualité des dialogues, les ressorts psychologiques de la relation et le jeu d'acteurs parfait du couple Dussolier/Arestrup. Conclusion: à ne pas manquer pour tous les passionnés de la Seconde Guerre Mondiale.
Film solide à l'interprétation brillante. On sait de quoi sont capables ces deux acteurs haut de gamme que sont Arestrup et Dussolier. Un film à ne pas manquer assurément
Ce film vaut surtout pour le duo Arestrup-Dussolier, au sommet de leur art. L'histoire a sans doute été un peu tordue pour s'adapter à la stricte configuration théâtrale (règle des trois unités), mais on reste suspendu aux péripéties de cet affrontement de géants, dans ce lugubre crépuscule des dieux. Une vraie réussite.
Malgré la quasi totalité du film se déroulant dans une suite d'un hôtel parisien requisionné par les allemands, l'histoire et le duo d'acteurs sonne vrai d'autant plus qu'il s'agit de faits historiques. Wina point de vue coté allemand intéressant pour aussi comprendre la folie d'Hitler.
Illustré d'archives d'époque en noir et blanc qui évoquent le "Paris brûle-t-il ?" de René Clément, le cheminement subtil qui conduit le militaire à renoncer à accomplir sa mission est passionnant de bout en bout.
Film parfaitement maitrisé. Pas le moindre ennui dans ce presque huis clos dont on connait pourtant la fin par avance. Arestrup et Dussolier sont gigantesques. Schlöndorff met en scène avec précision une histoire aux enjeux dramatiques forts sans jamais essayer d'être plus grand que la grande Histoire.
De bons acteurs, un evenement historique passionnant mais cela ne suffit pas a faire un bon film. C'est assez lent et le plus souvent assez ennuyeux. Vraiment dommage.
Superbe, excellent, intense, les mots me manquent ! Ce huis clos génial raconte, au moment où Paris s'apprête à être libérée, le duel entre le général von Choltitz, chargé par Hitler de détruire la capitale, et l'ambassadeur Nordling, suédois de nationalité mais parisien de coeur qui usera de tous les arguments possibles pour le faire renoncer au dessein criminel du Führer. La grande force de ce film réside dans l'interprétation fabuleuse de Niels Arestrup et d'André Dussollier, mais aussi dans des dialogues intenses où chaque personnage défend son point de vue et ses idées. Un film intelligent, poignant et surtout qui offre de réelles réflexions aux spectateurs sur l'heure qui aurait pu être la plus terrible de notre histoire.