Steven Soderbergh aborde le sujet des effets indésirables que peuvent causer les nombreux anxiolytiques prescrits par les psychiatres. Loin d’être un film coup de poing, en effet le récit ne fait qu’effleurer les pratiques plus que douteuses des labos pharmaceutiques aidés par la complaisances des spécialistes pour dévier vers un thriller sur fond de manipulation psychologique. Néanmoins le film est écrit avec beaucoup d’intelligence et la mise scène est d’une redoutable précision pour tenir en haleine le spectateur jusqu’au bout.
Intrigue capillotractée, juste fabriquée pour les twists, pas plausible, pas crédible. Le début est prenant, le milieu ennuyeux, la fin très décevante.
C’est une intrigue superbement menée avec un scénario machiavélique où fausses pistes et retournements de situations accrochent le spectateur. Les cadrages et mouvements de caméra participent dès le début à un malaise sournois qui ira en s’amplifiant lors que Jude Law se noiera dans les attaques conjuguées de sa patiente, la police, ses collègues et l’ordre des médecins. C’est intense et efficace.
Thriller compliqué et vraiment difficile à comprendre, voilà ce que je retiendrai de ce Soderbergh assez moyen. C’est dommage car le film commençait bien par ce psychiatre (Jude Law) pris dans une tourmente médiatique à cause des effets secondaires d’un médicament qu’il a prescrit à une patiente. Le casting comme souvent chez Ce réalisateur est de très bonne facture avec Catherine Zeta Jones et Channing Tatum, mais cela ne suffit pas à en faire un bon film. Dommage Soderbergh a déjà fait beaucoup mieux.
Pendant une demi-heure, ce film s'avère plutôt soporifique. Et, puis brusquement, le voilà qui prend son envol et qui devient de plus en plus passionnant. Dans la distribution, Jude Law tire particulièrement son épingle du jeu.
Déçu de l'intrigue qui se révèle banale en vérité quoique légèrement alambiquée. Rajouter en plus une histoire de malversation boursière, ça ne simplifie pas l'histoire. Le but évidemment est de nous surprendre et de passer d'un coupable à un autre. Mais le médecin qui découvre les indices tout seul, ce n'est pas très original non plus. Intéressant sans plus.
La première demi-heure insiste lourdement (les gros plans appuyés) sur l’importance des médicaments de type anti dépressifs. Bon ça va, on a compris que c’est un problème et qu’ils tiendront une place importante dans le film. S’ensuit un meurtre et une intrigue emberlificotée, genre thriller médico-juridico-financier, peu crédible. Quant à la réalisation, elle relève d’une banale série TV : champs-contrechamps sans idées, plans fixes où il ne se passe rien et qui comptent sur une musique caricaturalement expressive pour donner l’impression contraire ou créer une émotion artificielle. Soderbergh, il avait été palmé à Cannes ?
Un casting superbe pour un film au scénario pas très sophistiqué. Steven Soderbergh si génial nous offre pas vraiment le meilleur de lui même. Ça passe, mais ça semble bien linéaire et sans surprise au regard de ses autres œuvres ... donc pas mal mais pas génial...
Assez bonne surprise que cet "effets secondaires". Scénario alambiqué, malgré une ou deux petites incohérences. L'intrigue est plaisante, malgré un démarrage un peu lent. Pas mal.
C'est assurément un thriller d'où la difficulté d'en parler sans spoiler. Pour ma part, les exagérations m'ont gênée et j'ai donc eu du mal à adhérer totalement à cette histoire à rebondissement.
Side Effects investit la dépression, la psychanalyse et l’industrie pharmaceutique comme les éléments constitutifs d’une vaste farce boursière qui doit conduire des êtres sans scrupules à se piéger les uns les autres et à s’enrichir en profitant du système. Et c’est ici que le goût de Steven Soderbergh pour le jeu – casino, braquage, escroquerie, mythomanie, déguisements – trouve ses limites, en ce qu’il échoue à inventer un dispositif ludique apte à respecter le milieu choisi. La complaisance avec laquelle le cinéaste orchestre son petit théâtre de la cruauté n’a d’égale que la profonde inanité de sa démarche cynique : la mise en scène clinique représente sur un même plan d’une part la souffrance morale et physique qui nous est donnée pour vraie, d’autre part l’interprétation d’un rôle de dépressif que l’on démasque avec sourire et clin d’œil. Je vous ai bien eus, non ? Peut-être, mais à quoi bon ? Ce postulat place le réalisateur dans une position de contrôle démiurgique : il remue ses fantoches sans profondeur, tire leurs ficelles, nous montre ce qu’il veut bien nous montrer d’eux. Le jeu de dupes s’avère extrêmement artificiel, son absence de propos critique clair nous renvoie la désagréable impression de suivre, tant bien que mal, les théories du complot d’un tonton assis à la table familiale, persuadé de démasquer tous ces profiteurs du dimanche, à savoir les dépressifs, les psys, les lesbiennes – forcément diaboliques. La bêtise est confondante. Curieux pour un cinéaste dont l’intelligence est à ce point louée par les professionnels de la profession.
Soderberg est un des meilleurs réalisateurs nord américain actuels. Cet "effets secondaires " est particulièrement réussi. Manipulateur, ce film, subtil qui repose en partie sur un scénario alambiqué et écrit au cordeau, est jubilatoire. Jude Law y tient un de ses meilleurs rôles. Vraiment très fort !