Insidious : Chapitre 2 – Quand Casper a pris de la testostérone
On avait quitté la famille Lambert en sueur, traumatisée et au bord de la crise d'hystérie, mais rassure-toi, ce n'est pas fini : James Wan est de retour pour leur remettre une petite fessée paranormale. Le mec ne connaît pas la pitié, il est là pour broyer tes nerfs et te faire regretter d'avoir maté le film dans le noir.
Pas le temps de souffler, la suite reprend là où le premier s’était arrêté. Et attention, ça part direct en séance de spiritisme plus tendue qu’un entretien d’embauche chez la Gestapo. L’ambiance ? Un mix entre un épisode de Scooby-Doo sous crack et The Shining revisité par un gars qui dort avec une hache sous son oreiller.
Le gros changement ici, c’est Josh (Patrick Wilson), possédé comme un ado après quatre litres de Monster. Autant te dire que si t’as trouvé le père flippant dans le premier, là, c’est niveau boss final de Silent Hill. Il a la gueule d’un mec qui vient de découvrir que sa meuf a changé le code Netflix, et il balance des regards de daron qui va te coller une tarte dès que t’as le dos tourné.
Le concept du gentil devenu le méchant, ça sent le déjà-vu ? Peut-être, mais Wan t’emballe ça comme un cadeau piégé : tu ouvres, et BOUM, c’est une main fantomatique qui t’étrangle. En plus, avec la mise en scène bien nerveuse, tu te retrouves à surveiller ton propre salon en pensant que ton ficus est peut-être un poltergeist.
Autant le dire direct : si y’a un mec qui a compris comment te faire sursauter comme un vieux au réveil d’une manif, c’est bien James Wan. Son truc, c’est pas de te balancer du gore débile à la Saw 58, mais de jouer sur ton instinct reptilien : des ombres qui bougent, des bruits chelous, des plans fixes où t’attends le jumpscare comme un chien de Pavlov sous acide.
Le film enchaîne les trouvailles : des dés pour parler aux morts, un trotteur hanté (oui, oui, la daronne flippait déjà avec les Legos qui traînent, maintenant faut gérer les objets démoniaques), et surtout une révélation sur la "Mariée en Noir" qui te fait réaliser que Psycho et Insidious, c’est un peu la même famille… sauf qu’ici, la famille veut ta peau.
On sent que Wan commence à rêver d’autre chose. Il balance encore ses bons vieux codes (horloges flippantes, penderies démoniaques, jeux d’enfants qui virent au cauchemar), mais le gars a déjà les clés de la bagnole en main pour aller torcher Fast & Furious 7. Ça se ressent : la mise en scène est plus musclée, plus dynamique, comme si Dom Toretto allait débarquer en pleine séance de spiritisme en gueulant "LA FAMILLE".
D’ailleurs, le budget n’a pas changé : c’est toujours du film d’horreur fait avec l’argent de poche d’un ado, mais le mec arrive quand même à te pondre un univers plus travaillé que certains blockbusters à 200 millions. Respect.
Première heure impeccable : tension, mystère, terreur… Tu mâches même plus tes chips tellement t’as la mâchoire crispée. Et puis, comme souvent dans ces films-là, ça finit en baston surnaturelle qui fait un peu trop dans l'effet pyrotechnique. À vouloir trop en faire, Wan nous balance une fin qui ressemble à un exorcisme fait par un stagiaire sous Lexomil.
Mais malgré ça, Insidious 2 reste une suite qui fait bien le taf : terrifiant, efficace, avec une ambiance qui te suit jusque dans ton sommeil. James Wan prouve encore qu’il peut faire frissonner avec trois bouts de ficelle et un scénario bien huilé.
Juste, petit conseil : si ton babyphone commence à grésiller après le film, brûle-le et change de maison. On sait jamais.
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