J'ai vu Skyscraper sans en attendre grand-chose, simplement curieux de voir Dwayne Johnson dans un énième rôle de héros improbable face à un immeuble en flammes. Et le moins que je puisse dire, c’est que le film tient à peu près ses promesses… mais vraiment à peu près.
L’histoire, c’est un mélange de Piège de cristal et de La Tour infernale, version blockbuster moderne : un ancien agent du FBI devenu expert en sécurité doit sauver sa famille prise au piège dans un gratte-ciel ultra-technologique attaqué par des criminels. Sur le papier, ça a du potentiel. Dans les faits, ça vire très vite à la surenchère d’invraisemblances. Les scènes d’action sont spectaculaires, certes, mais parfois tellement absurdes qu’elles m’ont sorti du film. Voir The Rock sauter d’une grue vers un gratte-ciel en feu, avec une jambe artificielle, c’est le genre de moment où j’ai levé les yeux au ciel plus qu’une fois.
D’un autre côté, je reconnais que le film ne se prend jamais trop au sérieux. Il assume son côté bourrin et divertissant. Et honnêtement, Dwayne Johnson fait le job : charismatique, crédible dans l’action (même si le script ne l’aide pas toujours), et attachant dans son rôle de père de famille prêt à tout. J’ai aussi apprécié le personnage de Neve Campbell, plus active et utile que ce qu’on voit d’habitude dans ce type de production.
En revanche, le scénario est vraiment cousu de fil blanc. Aucun suspense réel, des méchants caricaturaux, et des facilités d’écriture à la pelle. On sent que tout est prétexte à enchaîner les scènes spectaculaires. Alors oui, on ne s’ennuie pas vraiment, mais une fois fini, il ne reste pas grand-chose. Skyscraper, c’est le genre de film pop-corn qu’on regarde un dimanche soir sans trop réfléchir… et qu’on oublie presque aussitôt.
Bref, un divertissement honnête mais très formaté, qui manque clairement d’âme et d’originalité. Pas un naufrage, mais pas non plus un film que je reverrai.