La Grande Bellezza
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Jérémy de M
Jérémy de M

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4,0
Publiée le 16 novembre 2013
Un film en total décalage, juste un bon moment cinématographique!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 16 novembre 2013
Dès les premiers plans on sait à quoi s'attendre. Image numérique sans profondeur, lumière cramée, mouvements de caméra lourdauds pour créer un semblant de rythme et d'esthétisme.

Une ouverture sur un monument. Rome. Tourisme, lyrisme et évanouissement: Stendhal? Non, Sorrentino, le réciteur.

Dans ce film vous apprendrez quels sont les livres de chevet de Paolo. Il aime Céline, Flaubert, Moravia, Dostoievski entre autre. Pas dégueu'...

Son sujet: La jet-set romaine désoeuvrée. Les années Berlusconi sont passées par là, décomplexant les mondains, assumant dorénavant leurs plaisirs coupables: faire la chenille en boîte de nuit, être guest star sur les plateaux télés, parler de caca et faire rire ses condisciples. Bref de vrais "bout en train".

Bon, les riches d'aujourd'hui sont peut-être différents de ceux d'hier. Fallait-il pour autant en parler pendant 2h ? Et pourquoi en faire un film tant l'absence de partis pris visuel se fait criant. Ou plutôt si, la volonté de faire un clip cheapouille pour ridiculiser encore plus ses personnages qui le sont déjà beaucoup trop.

Une étoile quand même pour quelques répliques bien senties, malgré le vernis du donneur de leçon. L'homme d'esprit désabusé taclant à la carotide les faux intello'.

Difficile de ne pas y voir une certaine complaisance. "Oui j'ai de la culture, mais chez moi c'est de la dérision. Et voyez aussi comment je traque les snobs, les prétentieux qui jouent aux artistes. Mais regardez comme je les dézingue ces "poseurs/causeurs". Paolo marche sur la tête! Ses propres moqueries finissent par se retourner contre lui.

Et si seulement il y avait pu y avoir une histoire, un semblant d'intrigue au moins. Mais non, trop conventionnel pour Paolo. Lui, préfère nous offrir une galerie de scènes/portraits aussi loufoques qu'incohérents. Mais quel intérêt de faire apparaître Fanny Ardent 5 secondes et de lui faire dire 3 mots en français. Est-ce le must du raffinement pour Sorrentino?

N'est pas bouffon qui veut. La grossièreté n'est ni provocante, ni visionnaire. Elle est simplement le reflet d'un réalisateur souffrant d'un héritage trop lourd et qui joue des coudes pour essayer de se faire une place de choix. Mais personne n'est dupe. Comment prétendre à la modernité lorsqu'on fait du vieux avec du neuf ? Résultat : la naphtaline simili cuir - or vous saute à la gorge et finit par vous écoeurer.

Voilà, La Grande Bellezza est le représentant du cinéma italien aux oscars cette année. Tout un symbole. Fellini a eu beau mettre en garde la société transalpine, cette dernière s'est jetée la tête la première dans un abysse de médiocrité que quelques coups d'éclats façon Moretti ne peuvent malheureusement plus cacher.
guifed
guifed

75 abonnés 286 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2013
"La Grande Beauté". Bien qu'on pouvait en deviner la traduction au préalable, la Grande Bellezza n'est mentionnée (et donc traduite en VOST) qu'à la toute fin du film. Et sa seule mention apporte une lueur nouvelle, inexplicable, à l'ensemble. On comprend d'un coup que tous les fantasmes, rêveries, pensées du héros Jep Gambardella tendent vers un seul et même but: trouver la grande beauté.
Ceci cerné, on peut goûter à la formidable réalisation de Pablo Sorrentino. L'idée de départ est belle. Mais encore fallait-il la mettre en image! Et c'est fait avec une subtilité remarquable. On est d'emblée lancés dans le bain de la mondanité romaine avec une soirée endiablée en guise de première scène. Le rythme est donné. Toutes les scènes seront filmées avec la même énergie et secondées par la même sublime variée BO; de façon à ne jamais lasser le spectateur. Jep Gambardella est un authentique artiste dans l'âme. Si ses activités mondaines ne le montrent pas du tout, c'est un être à la sensibilité hautement aiguisée. Et ça, Sorrentino ne voulait pas l'oublier. Il en fait même le fil rouge de l'intrigue. On vogue au gré des rêveries de romancier de Jep. Regard cynique sur le monde qui l'entoure et sur la vacuité (nécessaire à l'oubli de soi selon lui) des liens qu'il crée avec ses proches, sur sa vie et sur ce qu'il a fait de celle-ci (en témoigne son émotion quand il regarde les quelques milliers de photos accrochées au mur de l'exposition), mais en même temps regard d'enfant sur la beauté de Rome, de la nature, de la femme. La prééminence du corps religieux dans le film est un autre point intéressant. N'est-ce pas l'opposition entre la quête du poète et la quête de l'homme d'église qui est ici mise en lumière? Entre la recherche de la beauté subjective, une beauté qui n'apparaît que "fugitivement" ( cf. le magnifique monologue de fin de Jep) en une vie, et la recherche de la beauté objective, la seule et unique beauté qui vaille et qui est, elle, en permanence à portée d'intelligibilité (à condition de s'oublier dans la pauvreté cf. le monologue de la soeur sainte, à opposer au discours de Jep donc) : Dieu?
spoiler: Il dit à la fin qu'il attendait de découvrir la Grande Beauté pour se remettre à l'écriture. On apprend qu'il s'y remet dans son monologue de fin, et ce sur les images de la beauté qu'il n'aura finalement qu'aperçue au cours de sa vie: C'était un soir, dans sa jeunesse, où son amour s'est dénudée, baignée par la poussière de lune flottante et par les rayons balbutiants du phare, derrière. Une magnifique scène, pour clôturer un film réussi dans sa poésie mais inévitablement brouillon dans son approche.
En même temps, comment donner une ligne claire à de telles envolées oniriques?
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 novembre 2013
Un film "Sélection officielle du dernier Festival de Cannes" qui mérite d'être vu, mais sur lequel j'émets quelques réserves. Visuellement c'est très beau et ça ne se raconte pas. La première grande scène en boîte de nuit est géniale et parfaitement sur-rythmée. Les comédiens sont irréprochables, tous sans exceptions ! Le problème est qu'il faut être bien réveillé pour suivre ensuite le film entièrement car il souffre de plusieurs longueurs et on peut avoir tendance à s'endormir un peu... A voir par contre en VO impérativement !
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 octobre 2013
This must be the place était tellement mauvais qu'il fallait quand même que Paolo Sorentino se rattrape. Et je suis pas sûr que la chose soit complètement faite avec La Grande Bellezza. Le film n'est pas mauvais, c'est pas une catastrophe nauséabonde comme pouvait l'être This must be the place, mais le film m'énerve. Il m'énerve parce que je le trouve d'une complaisance fatiguante, je le trouve moraliste, plombant. Il y a des scènes réussies, mais le tout est quand même nappé dans un discours abrutissant. Le personnage principal est insupportable, il est désabusé de tout, ne le dit pas mais se croit au dessus de tout ça (il appartient à ce monde, mais il en voit les limites et les absurdités), c'est un cinéma que je trouve grossier et peu subtil en fait (comme This must be the place vous me direz). Je ne suis vraiment pas complètement convaincu.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 octobre 2013
Long, trop long, mais l'image est superbe, la réalisation pleine de trouvailles.
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2013
La grande beauté de Rome, la grande beauté de ces mondains rapiécés, la grande beauté de la vacuité, la grande beauté du vide. La grande bellezza, c'est la rédemption de Sorentino, pour moi, qui ne connaissais que cet immonde film américain qu'il a tourné avec Sean Penn. C'est la déclaration d'amour d'un homme à son peuple, à sa ville, c'est le cri de désespoir devant ce qu'est l'Italie de Berlusconi (mais le thème du vide mondain n'a pas de frontière : il est universel). C'est la grande mélancolie noyée dans cette grande beauté.

Le film navigue à vue, entre des dialogues savoureux et une mise en scène éblouissante. 2h30 c'est sans doute trop long pour se permettre ce cinéma-là mais Sorentino réalise un film ambitieux, grandiloquent, grotesque, burlesque, entier, riche, éblouissant, qui est énervant autant qu'il est admirable. Mais c'est du cinéma. Du cinéma marquant, du cinéma qu'on traverse pendant 146 minutes et qu'on sent passer, qui pèse, qui respire. Qui laisse des traces.

La grande beauté est partout. Certainement pas chez eux. Enfin, si. La grande beauté est partout.

Et c'est pour ça que je vais encore au cinéma.
septembergirl

665 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 novembre 2013
Une comédie dramatique italienne qui, entre moquerie et émotion, pose un regard cynique sur le vide existentiel des personnalités de la jet-set romaine. Malgré un esthétisme réussi et de très beaux plans de la cité éternelle dans la splendeur de l'été, la réalisation s'avère rapidement interminable et prétentieuse. Le scénario est sans intérêt et, les différents personnages, acteurs de cette vie mondaine, sont pour la plupart horripilants. Un film pénible à suivre !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 septembre 2013
Portrait de Jep Gambardella, artiste abandonné avec une interprétation de Toni Servillo marquante. Une mise en scène plutôt inspirée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 septembre 2013
Sublime par moments, facile à d'autres : ce film forcément envoutant par la VO italienne, les femmes et le cadre romain se repose pendant certaines phases sur ses lauriers. Le scénario est un peu léger, voir inabouti. Le ton flirte aussi par instants avec le surfait ou le pompeux. Mais l'atmosphère, la philosophie et certains grands moments suffisent à rattraper les quelques longueurs. Les acteurs sont fabuleux et semblent destinés à leur personnage. Un mélange entre La Terrasse, La Dolce Vita et Gatsby le Magnifique. Pour les amateurs de cinéma italien.
Matching P.
Matching P.

17 abonnés 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2013
Ce long film (2h30) de Paolo Sorrentino renoue avec le grand cinéma italien de Fellini et de Scola ; tous ont filmé Rome, ses splendeurs et sa décadence. On retrouve les personnages caricaturaux, les fêtes et la démesure de Fellini ("La Dolce Vita", "Fellini Roma"), mais aussi la fête délirante du roman d'Ammaniti (cité d'ailleurs dans le film) "La fête du siècle". On retrouve aussi les débats des films de Scola ("La Terrazza") autour de ce que l'on a été et qu'on ne sera plus, des ambitions que l'on n'a pas pu ou pas su réaliser. Comme dans "La Dolce vita" le héros (Toni Servillo) à la fois désabusé et mélancolique porte un œil critique sur la vanité des mondains qu'il fréquente : ancienne vedette des show berlusconiens botoxée et droguée, cardinal plus préoccupé de recettes de cuisine que de spiritualité, nobles déchus qui se louent à la soirée. Sa quête d'une relation amoureuse est anéantie par la mort, sa recherche d'inspiration trouve un obstacle dans la vie romaine au milieu des corrompus. Il se voit vieillir et fait le bilan de sa vie : "ma vie est un fleuve qui ne va nulle part"

Nostalgie, mélancolie représentées à travers le fleuve et la mer mais aussi un humour qui se déchaîne sur les snobs et un anticléricalisme typiquement italien que nous avons trouvé trop insistant à propos du personnage de la Sainte (mais, la voir dans un fauteuil d'Emmanuelle, une certaine référence pour les anciens d'entre nous ... ça s'appelle de l'humour noir !). Il n'est pas difficile de filmer la beauté de Rome mais le cinéaste y rajoute des images insolites dignes de Fellini comme un prestidigitateur qui fait disparaitre une girafe dans les Thermes de Caracalla (on pense à Mastroianni en Mandrake, le magicien de Fellini Roma).

Un film riche, foisonnant, débridé qui ne trouve son ordre interne dans une succession de scènes comme un film à sketches - à réserver à un public prêt à accepter le loufoque et la bouffonnerie !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 septembre 2013
Arriverdeci Roma... Tony Servilo est si énigmatique.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 septembre 2013
La Grande Bellezza ! J'ai adoré baigner dans cette ambiance d'été qui s'étire, Rome et les personnages de ce film ont été de très bonne compagnie et je les remercie.
Raw D
Raw D

12 abonnés 13 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 septembre 2013
Inénarrable et interminable navet qui se veut intelligent et poétique mais qui se vautre dans la stupidité comme un porc ce complet dans sa fange, le nouveau film de Paolo Sorrentino se révele creux, prétentieux, cynique, laid, vulgaire, cliché comme une mauvaise video de Travis (Sing) et d'une laideur sans fin.

Une partie de la presse a comparé ce film a Fellini et on voit bien que son réalisateur a voulu créer une version morderne de Fellini Roma ou La Dolce Vita croisé avec Holy Motors de Leos Carax (pour le coté absurde, poétique et symboliste) mais au final il n'évoque que le pire de Paul Thomas Anderson (en gros Magnolia, son seul vraiment mauvais film) mais sans aucune compassion pour ses personnages.

Un nombre incalculable de scenes sont completement inutiles et complaisantes, exemple : Jep se promene dans Rome la nuit et croise une Fanny Ardant peroxydée dans des escaliers, "madame Ardant" dit il, elle répond oui, il se regarde longuement et se sourient, elle lui souhaite bonne nuit et elle disparait dans la nuit. Ca se veut poétique mais en fait il s'agit juste d'une scene pompeuse qui n'apporte rien au film a part de pouvoir dire "j'ai un cameo de Fanny Ardant dans mon film". Génial mais elle a quoi a voir Fanny Ardant sur Rome, sa jet set et Fellini?

Certains personnages sont des caricatures au pire sens du terme comme l'éditrice de Jep, une naine (c'est ainsi qu'elle ai appelé dans le film) cynique, le fils d'une "amie", un fou dépressif qui ne parle que de la mort et se peint en rouge (cela aurait pu etre un grand personnage mais il existe ici que pour faire rire a ses dépends). De l'amour de sa vie et de l'importance qu'elle a eu dans sa vie on a tres peu d'information (on ne la voit meme pas suffisamment pour qu'elle paraisse mystérieuse), elle lui a inspiré un roman voila ce que l'on nous rabache pendant tout le film.

La grande beauté évoquée par le titre se révele etre une floppée de flamands roses ou gris en CGI et en marionnettes laides et terrifiantes (nous sommes censés etre émus par leur présence).

Aucun des personnages a part celui du personnage principal (et encore) et celui de Ramona (le seul personnage humain et sympathique dans tous les film) n'est vraiment développé. Il s'agit d'un gros amalgame de scenes censées etre mystérieuses, provocatrices et poétiques, un film qui se veut chef d'oeuvre mais qui au final se revele un énorme pudding indigeste écoeurant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 septembre 2013
quelle surprise, un très bon film , a la fois mélancolique et drôle. et rome est magnifique...
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