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bame
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3,5
Publiée le 21 septembre 2015
Nightcrawler, ou nightcall pour l'exploitation française, est un très bon petit film indé sur les limites du journalisme et critique la tendance du voyeurisme exacerbé grâce aux modes de communications toujours plus rapides. Le fond est bien présent mais la forme pêche par un cruel manque au scenario. Dans le film, jake endosse le rôle du parfait salaud prêt a tout. A l'instar d'un autre grand salaud au cinema, al pacino dans Scarface, le personnage évolue dans sa quête jusqu'à sa réussite quelque soit le chemin parcouru. Sauf que, spoiler: contrairement à tony montana, le réalisateur ne représente pas la chute de son héros... Et le décrit, lui ou le système qui le dirige, comme un simple fait. Pas d'obstacle donc face à cet homme... Du moins pas de réelles difficultés. J'aurais aimé voir un personnage plus en prise avec la police, se voir refuser son ultime reportage pour cause d'images indiffusable... Il aurait peut etre même pu peter les plombs en direct en prenant le contrôle de la chaine... Ce qu'il aspire a être dans le film.. Directeur de chaine. Qu'en est il de sa relation ambiguë avec la directrice de diffusion ? Comment peut-il encore travailler de cette manière sans se faire prendre ? Le film ne va pas assez loin et on en sort avec un gout amer. Celui d'avoir vu un bon film inachevé. Et revoir la bande annonce avec cet ultime plan de jake sur le plateau, face camera, prêt a tout balancer, ne m'a vraiment pas réconforté... Dommage !
Très bon film, pas trop long, on ne s'ennuie pas une seconde. Jake est comme toujours magistral. c'est un des meilleurs acteurs depuis quelques années. Il a bcp maigri pour ce rôle et fait vraiment très peur. Je ne souhaite un patron comme lui à personne et pourtant il y en a
L'idée de base est bonne. A la lecture on a tout pour faire un bon film. Seulement, au bout d'une demi heure, je commence à être mal à l'aise à force de voir cet homme qui ne tourne pas rond. Est-ce vraiment le monde du journalisme d'actualités qui est représenté ? Si tel est le cas, c'est tout de même inquiétant. Braver autant d'interdits et surtout mettre sa vie en danger pour si peu ne m'inspire rien de bon. Pour sauver tout de même ce film, Jake Gyllenhaal s'en sort très bien. Le vrai psychopathe en puissance. De plus, le film a le mérite de tenir en haleine le spectateur, tout comme la fin qui nous laisse envisager une suite ?
Je ne comprends pas toutes ces bonnes critiques, pour un film limite ennuyeux, et surtout truffé d'invraisemblances et d'incohérences, sans même parler du fait qu'il passe complètement à côté de son sujet. Une satire de la course des médias vers le toujours plus, le carriérisme sans scrupule de ceux qui produisent de l'info aurait pu être un sujet intéressant, mais là, nous n'avons rien de tout ceci avec le personnage de Louis, le type est un vrai psychopathe, donc, quid de la démonstration ? Au début, cela ne commence pas mal, on sent que le héros est légèrement barré, sans plus, mais la dérive est si outrée qu'elle tourne à la caricature, et le film à la farce macabre, reste une bonne performance d'acteur, et sinon, il y a Bill Paxton, mais comme il a changé, je ne l'ai pas reconnu.
Un sujet très bien traité, un personnage fort bien installé dont nous avons plaisir à voir évoluer. Le rythme et les dialogues sont intéressants, mais l'ambiance générale m'a quelque peu dérangée, par son côté immoral.
Un homme dans son bolide, écumant à vive allure les rues de Los Angeles by Night: Non, il ne s'agit pas du célèbre film de Nicolas Winding Refn ! Avec Night Call, nous ne sommes pas à bord de la voiture pour fuir la police ou pour admirer L.A avec la bonne musique qui va bien, nous accompagnons Lou dans sa chasse aux images chocs (accidents de voitures, cambriolages, meurtres...) qu'il revend à une chaine de télévision d'information en continu. Durant le film, nous suivons avec excitation, mais aussi avec stupéfaction, la progression de ce chasseur d'images passant de novice à maitre dans l'art de la scénarisation de ses images. Le personnage de Lou, crapule surdouée, sociopathe, manipulateur et prêt à tout pour réussir, est magnifiquement bien incarné par Jake gyllenhaal. Le film est une très bonne critique du monde des médias et en particulier des chaines d'information continu qui scénarisent l'information, qui jouent sur les peurs des téléspectateurs et qui sont dans la constante surenchère d'images toujours plus gores et exclusives pour faire toujours plus d'audimat !
Nanti d'une réputation flatteuse et d'une bande-annonce hypnotique, ce film m'avait intrigué et c'est avec beaucoup d'excitation que je me suis mis devant. Le réalisateur et scénariste nous plonge dans le Los Angeles de la nuit dans les pas d'un faiseur d'images (je ne peux décemment pas l'appeler journaliste) qui filme au plus près les faits divers (cambriolages, accidents routiers, agressions...) pour peu que ce soit bien sanglant. L'auteur y fourbit une critique de ces chaînes d'information continue qui pour faire le plus d'audience possible use et abuse du sordide des faits divers pour, en flattant les bas instincts de voyeurisme qui sont en nous, attirer le maximum de spectateurs devant les écrans et vendre ainsi un maximum de pages publicitaires. Les premières victimes de cette façon de faire sont évidemment la morale et l'éthique journalistique. Mais, cela dit, ces ''news'' sont-elles réellement du journalisme... Il opère cette dénonciation en suivant le parcourt de Lou, homme solitaire et carriériste qui pour arriver à ses fins est prêt à tout y compris à provoquer la mort de personnes si cela peut augmenter le dramatique et le sanglant de ce qu'il filme. Monstre froid et dépourvu d'empathie Lou devient un paparazzi du fait divers qu'il n'hésite pas à mettre en scène les événements qu'il filme pour augmenter le profit qu'il en retirera. Il est en ça encouragé par une directrice d'antenne qui fait tout pour conserver son poste en le poussant par ses encouragements de plus en plus loin dans le sordide et l'illégalité. Incarné de façon époustouflante par un Jake Gyllenhaal émacié, aux cheveux gras et aux yeux hallucinés, l'acteur se donne à fond pour personnifier ce sociopathe accro à la reconnaissance et parlant comme un guide d'amélioration personnelle. La musique autant que la lumière sont aussi les deux éléments qui offrent une ambiance lourde et poisseuse dans ce Los Angeles nocturne où les faits divers glauques font souvent plus la une que les infos nationales ou internationales. Un pamphlet graphique et musical contre le sensationnalisme qui gangrène les journaux d'information en continu porté par un acteur au sommet et qui offre un thriller très prenant qu'il serait dommage de ne pas avoir vu.
Un bon scénario qui change de l'ordinaire et intelligemment amené avec d'incroyable scènes très bien pensée , bien filmée. Mais ce qui rend le film fascinant c'est la prestation que nous livre l’excellent acteur qu'est Jack Gyllenhaal , on dirait un robot dépourvu d'émotion , mais tellement intéressant ! Hypnotisant. Très bon film.
Le voyeurisme malsain des médias Américains qui entretiennent la peur dans leurs villes pour mieux vendre l'espace publicitaire est le sujet central, passionnant, du film. Ces médias poussent tout un tas de personne à dépasser les bornes pour obtenir un scoop sensationnel. Jake Gylenhaal en sociopathe obsessionnel démontre une fois de plus qu'il est un acteur exceptionnel en campant un personnage abjecte, cynique, totalement immoral qu'on déteste dès les premières minutes. L’atmosphère malsaine contraste avec les belles images de Los Angeles la nuit.
"Night call" a fait quasiment l'unanimité à sa sortie comme près de quarante ans avant lui "Network" de Sidney Lumet (1976), autre cri d'alarme sur les dérives de l'information télévisuelle soumise à la dictature de l'audience. La filiation entre ces deux films assez différents sur la forme tant picturale que narrative se réalise via le personnage de Nina interprété par Rene Russo qui est le pendant parfait de la Diana Christensen (Faye Dunaway) de "Network" directrice de l'information prête à tout pour le gain d'un point d'audience. Là où Lumet s'intéressait de près aux arcanes du pouvoir au sein d'une chaîne en train de muter et au sort d'une vieille garde rechignant à laisser la place de crainte de voir les principes d'intégrité de l'information se liquéfier dans la course à l'audimat, Dan Gilroy qui n'a pas connu cette phase de transition place sa caméra directement là où se déniche le sensationnel. C'est donc la nuit dans les banlieues de L.A que Lou Bloom (Jake Gyllenhaal) traque les faits divers sanglants choisis selon des critères très précis quant à leurs victimes et leur modus operandi qui doivent émouvoir une clientèle très ciblée. Lou Bloom quidam désocialisé mais assez cynique et déterminé pour saisir sa chance par tous les moyens est quelque part le petit frère de Rupert Pupkin (Robert de Niro), le fan trublion de "La valses des pantins" de Martin Scorsese (1983) qui s'immisçait partout avec son air affable, de prime abord niais et inoffensif pour ensuite afficher sa froide détermination. Jake Gyllenahaal ne s'y est pas trompé dont la prestation emprunte beaucoup des mimiques de Robert de Niro, livrant tout comme lui à l'époque une prestation à contre-emploi proprement hallucinante emmenant le personnage jusqu'à des extrémités insoupçonnées. La sociopathie de Lou Bloom est criante, étant incapable de la moindre empathie et totalement imprégné de la nécessité de sa réalisation sans entrave. D'aucuns trouveront certains agissements de Lou Bloom outranciers voire improbables si l'on considère que le personnage imaginé par Dan Gilroy symbolise à lui seul l'information en continu telle qu'elle se pratique aujourd'hui. Mais peut-on en être si sûr quand on sait que chacun muni de son portable peut-être en prise directe avec n'importe quel évènement ? On peut constater que le cri d'alarme de Lumet en 1976 n'a pas servi à grand chose mais il serait impardonnable de taxer d'opportunisme les rares vigies qui tentent de nous mettre de façon un peu crue sous les yeux ce que nous tolérons chaque jour. Rene Russo, la femme de Dan Gilroy est toujours aussi sensuelle ce qui ajoute un atout de charme vénéneux bienvenu à ce film qui fait froid dans le dos, non pas dans le domaine de l'anticipation mais bien malheureusement dans celui du constat.
J'y croyais avant même de le voir, je sentais déjà l’atmosphère pesante, noire et glaçante d'un Drive ou d'un Collateral rien qu'en visionnant la bande annonce, ça sentait le chef d’œuvre annoncé ou presque. Rien à dire sur la prestation de sociopathe de Jake Gyllenhaal, tout le monde est d'accord - ou presque - sur ce point, mais voilà, ce pauvre Jake porte le film sur ses seules frêles épaules car le scénario est un peu linéaire et répétitif (voiture->caméra->journal TV). J'en attendais vraiment plus, plus de punch, de noirceur ou de folie, je ne saurais dire, mais plus de ce petit quelque chose qui vous fait dire après 1H57 : "wow !". Fort heureusement, la dernière partie prend la tangente, s'accélère, et se termine par un final plutôt bien trouvé. On ressort de ce film finalement globalement satisfait mais tout de même frustré, il y avait matière à le rendre plus percutant...