Thriller psychologique et érotique coécrit et réalisé par Eli Roth, Knock Knock est un film correct. L'histoire nous fait suivre Evan Webber, un architecte marié et heureux père de famille de ses deux enfants qui, afin de terminer tranquillement un travail pendant la fête des pères, laisse sa femme et ses enfants partir à la plage pour le week-end. Mais, dans la soirée, deux belle jeunes femmes, Genesis et Bel, sonnent à sa porte et s'immiscent dans sa maison en prétextant avoir besoin d'aide. Seulement, les deux femmes vont faire vivre un véritable enfer à Evan. Ce scénario s'avère dérangeant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue prenant le temps de se mettre doucement en place mais qui va s'intensifier au fil des minutes jusqu'à déchaîner sa haine. Les deux engeances aguicheuses vont prendre un malin plaisir à faire vivre un véritable calvaire à leur victime via leur perversité malsaine à base d'humiliations, de chantage, et de coups tordus en tout genre. Ces actions immorales donnent lieu à des scènes impactantes et dérangeantes, empreintes de sexualité. Le ton se veut dur et sans concessions. L'ensemble est porté par des personnages suffisamment développés. Des rôles interprétés par une distribution convaincante, notamment ceux tenus par les deux diablesses que sont Lorenza Izzo et Ana de Armas. Keanu Reeves incarne lui un véritable jouet malmené par ses bourreaux pour qui l'on ressent beaucoup de compassion. À noter également les apparitions assez courtes de Ignacia Allamand, Aaron Burns, Colleen Camp, Dan Baily et Megan Baily. Tous ces individus, et en particulier les trois principaux, entretiennent des rapports de domination et de soumission sacrément malsains. Des échanges soutenus par des dialogues corrects. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère de bonne facture. Sa mise en scène est efficace à défaut d'être particulièrement élaborée. Celle-ci évolue dans une grande maison bien exploitée qui nous offre un quasi huis clos. Ce visuel aux images mémorables est accompagné par une . aux notes collants bien avec l'action, sans pour autant être impactantes ni marquantes pour autant. Reste une fin réussie venant mettre un terme à Knock Knock qui, en conclusion, est un long-métrage de bonne facture bien que pas indispensable pour autant.