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Un visiteur
4,0
Publiée le 20 janvier 2016
J'ai beaucoup aimé ce film, déjà pour Joaquim Phoenix que j'ai toujours trouvé énorme, ensuite pour la mise en scène qui est très bonne n'étant pourtant pas très friand des Woody Allen de base. La B.O aussi est cool, ambiance piano jazz. Mon seul regret: je lui aurais sincèrement mis 5 étoiles si il avait spoiler: réussi à tuer la fille à la fin, pas très moral peut-être mais beaucoup plus logique pour moi, puis sérieusement vous supportez sa réaction quand elle découvre tout vous ?
Un bon Woody Allen, même si on est pas au niveau de "Match point" qui reste la référence en matière de thriller dans l'oeuvre du cinéaste. Les acteurs sont très bon et la réalisation est impeccable. L'ensemble se regarde avec plaisir, mais rien de marquant ou d'inoubliable dans ce film.
Le nouveau Woody Allen fait partie d’un rituel annuel incontournable, ceci presque toujours accompagné du même jugement thétique : sera-t-il en bas ou en haut de la « barre » ? Mais pour tout fan modéré, c’est toujours un délice. Ce qui change, c’est l’intensité de sucre. A ce titre, Irrational Man remplit son rôle, d’autant plus qu’après Magic in the Moonlight, Emma Stone répond encore présent : excellent choix. Après ses trois expériences fantaisistes et plus que discutables (Inherent Vice, Her, The Immigrant), Joaquin Phoenix se refait une petite santé devant la caméra de l’un des piliers de la comédie de mœurs. Encore une fois, les questions existentielles sont disséminées généreusement tout le long du film. Les scènes incontournables à la Wood Allen sont également toujours présentes. La réelle question sujette à débat serait le titre du film : Irrational Man pour un personnage sensé représenter tout le contraire ?
Un film sans age avec un scénario maintes fois traité. Un décryptage psychologique assez réussi et des interprétations réussies ne résistent pas à un certain ennui tout le long. Film insipide et sans prétention. 2/5 !!!
Intrigue simpliste et irréaliste, nous sommes très loin de la finesse et la qualité de Match Point. Phoenix fait son boulot mais on sent qu'il n'y croit pas. Très décevant.
Le dernier Woody Allen fascine à défaut de prendre réellement de l'ampleur. Plus intéressant mais aussi moins léger que le précédent "Magic in the Moonlight", "L'homme irrationnel" se regarde non seulement pour le basculement qu'il opère de façon inattendue, mais aussi (et surtout) pour, encore une fois, la performance de Joaquin Phoenix, qui semble né pour interpréter ce professeur de philo torturé et si mystérieux.
Bon film de Woody Allen, un thriller philosophique Joachim Phoenix très bon acteur, on passe un bon moment, et une fin inattendue on ne s'y attend pas du tout j ai adoré
Petit scénario, mise en scène hypnotique, acteurs sous exploités... Et l'image de fin vient entériner notre déception. Woody would... but he didn't. PEQ
Un titre en forme de pléonasme pour le dernier Woody Allen avec lequel j’avais pris congés en Espagne après le brulant Vicky Christina Barcelona. C’est avec plaisir que je retrouve le New-yorkais et sa nouvelle muse Emma Stone, ici accompagnée de Joaquim Phoenix.
Un pitch assez simple, Abe (Joaquim Phoenix) débarque sur le campus de l’université de Newport en qualité de professeur de philosophie avec une réputation sulfureuse d’aventurier séducteur. Le bonhomme étant surtout fortement imbibé du soir au matin et vice versa et passablement dépressif.
En à peine quelques jours sa voisine Rita (Parker Posey), une professeur de chimie nymphomane est collé à ses basques. Mais c’est avec Jill (Emma Stone) que le ventripotent Abe passe le plus clair de ses journées, à raconter ses exploits passés ce qui a pour effet de séduire la jeune fille qui s’éloigne inexorablement de son petit ami Roy (Jamie Blackley). spoiler: Après avoir surpris une discussion dans un café, Abe décide subitement l’élaboration d’un plan pour assassiner un juge ce qui lui redonne la joie de vivre.
spoiler: Oui l’homme est irrationnel, jonglant avec ses émotions, passant comme l’éclair de l’état d’alcoolique mélancolique à celui de comploteur satisfait, de l’amant impuissant au tendre étalon.
Woody Allen nous fait passer en une heure et demie une douce année universitaire avec la légèreté d’un duo sympathique sans être brillant. On ne s’ennuie pas une minute et les thèmes relationnels comme le trio ou l’attirance prof/élève chers au réalisateur sont évoqués sans malice.
Bref un bon cru pour le Woody Allen 2015, à consommer comme à son habitude sans modération.
Le Woody Allen annuel est arrivé et la question est toujours la même : "alors, bon cru ou pas ?". Et le problème est qu'il y a toujours ceux qui y voient le meilleur film du maître depuis des lustres, et que d'autres y voient le plus décevant. Alors il n'y a pas le choix, il faut voir la chose pour se faire sa propre opinion, et pour moi "L'homme irrationnel" est une grosse déception, on est loin du très bon "Blue Jasmine". Woody Allen reprend des thèmes déjà exploités dans d'autres films - chose habituelle - et sa dimension comique pourtant affichée n'est perceptible que dans l'omniprésence d'une musique exaspérante. Ce qui devait être savoureux et intéressant est verbeux, ennuyeux et prévisible. Heureusement Joaquin Phoenix sauve un peu les meubles...
Pile ou face… le hasard n’est pas seulement au cœur de L’Homme irrationnel, il pourrait aussi résumer la carrière récente de Woody Allen. Depuis une vingtaine d’années, chacun de ses films est une loterie : réussite ou déception. Malheureusement, ce film fait partie de la seconde catégorie.
Après un passage sympathique en France avec Magic in the Moonlight, Allen retourne aux États-Unis et retrouve Emma Stone pour incarner une étudiante face à un professeur de philosophie dépressif. Si l’ensemble se regarde sans réel déplaisir, notamment grâce au savoir-faire de son réalisateur, le film reste vide de sens : aucune émotion, sensation ou matière à réflexion.
Allen puise dans sa propre filmographie, notamment Crimes et Délits, mais semble réciter une recette qu’il connaît par cœur. Il aborde des thèmes récurrents (existentialisme, morale, meurtre, amour) avec un certain cynisme, mais sans la force ou l’étincelle qui faisaient la grandeur de films comme Match Point. L’histoire, d’abord prometteuse, peine à captiver, et le mélange de psychologie et de polar reste trop souvent maladroit pour convaincre pleinement.
Le casting souffre également : Emma Stone manque de profondeur, tandis que Joaquin Phoenix parvient à donner un peu de consistance à son personnage. Le seul atout du film réside dans quelques développements imprévisibles et savoureux, notamment autour de Phoenix, qui montrent qu’Allen sait encore surprendre, même si ces moments sont trop rares pour sauver le film.
L’Homme irrationnel est donc une œuvre techniquement correcte, mais dépourvue de passion, de force ou de véritable émotion. Un film qui récite sa propre formule sans jamais retrouver le génie d’antan.
D'habitude je suis pas fan des films de Woody Allen mais j'avoue que celui-la j'ai bien aimé, l'histoire est originale et les acteurs jouent bien (Joaquin Phoenix parfait dans son rôle de prof de philo psychopathe) et puis le dénouement est assez drôle! 3,5/5
Ceux qui ont aimé ce que Woody Allen a fait ces dernières années se réjouiront de ce film qui, s'il démarre lentement et sur un ton quelque peu déprimant, trouve son rythme par la suite. Le scénario est teinté des thèmes chers à Allen et de cette fatalité tragi-comique qu'il maîtrise si bien. Emma Stone est excellente comme à l'habitude, mais Joachim Phoenix n'est pas à son meilleur dans ce film car il n'arrive tout simplement pas à rendre crédible la métamorphose subite de son personnage. C'est tout de même un bon moment de cinéma.