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    La Reine des neiges II
    note moyenne
    3,6
    8857 notes dont 622 critiques
    répartition des 622 critiques par note
    153 critiques
    158 critiques
    134 critiques
    104 critiques
    43 critiques
    30 critiques
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    622 critiques spectateurs

    Naughty Dog
    Naughty Dog

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    3,5
    Publiée le 20 novembre 2019
    Il y a 6 ans nous quittions le royaume scandinave d'Arendelle dans un été jovial. Après une scène d'intro au flash-back touchant, La Reine des Neiges II commence avec la fin de cette saison. Immédiatement le plaisir familier de retrouver une Elsa en pleins questionnements intérieurs, une Anna joviale, un Kristoff un peu gauche et un Olaf toujours aussi bouffon est là. Mais très vite, cette suite abat ses cartes, pour nous plonger dans une aventure inédite loin du conte de princesses classique. La Reine des Neiges 2 est avant tout une quête vers le passé, vers une forêt enchantée oubliée, vers la nature des pouvoirs d'Elsa. A ce titre, on a là une suite qui n'est absolument pas une resucée et qui sait trouver sa propre légitimité. Fini la région glacée d'Arendelle, bienvenue à la forêt magique des Northuldra pour sauver le royaume. Pas d'histoire de prince charmant, l'amour entre les 2 sœurs est au 1er plan (souvent au détriment des autres personnages). L'alchimie entre Anna et Elsa (une des grandes qualités du 1er) est toujours aussi palpable : une vraie ode à la sororité. Le scénario global est peut-être moins bien tenu qu'en 2013 (on y reviendra), mais les messages véhiculés sur la quête identitaire, l'appel de l'inconnu et le vivre-ensemble sont pertinents et bien traités. Tout d'abord, ce qui saute aux yeux, c'est que La Reine des Neiges 2 est un réel festin visuel. Là où l'animation du 1er était réussie, mais pas dans le haut panier de la production, cette suite met les bouchées doubles. Si le rendu de l'eau n'est pas aussi mis en avant que dans un Vaiana, le résultat est tout de même bluffant, marié aux teintes pourpres automnales qui dominent l'aventure de cette suite. Oui, la grande force du métrage réside dans son animation et sa mise en scène, déployée lors de moments oniriques et épiques où la magie s'invite (notamment des Esprits de la nature). Le tout a souvent des allures de ballets en phase avec la musique parfaitement adaptée. Un petit côté Fantasia par moments, notamment pour la meilleure séquence du film avec la chanson "Je Te Cherche". La BO de Christophe Beck est encore une fois merveilleuse et les nouvelles chansons sont entrainantes. Non, pas de nouveau "Libérée, Délivrée" ici, mais des chansons non-entêtantes et en phase avec les évènements, au caractère de ballades mélancoliques. Néanmoins, on pourra aussi pester contre quelques détails qui ternissent un tantinet le tableau. En effet, l'arc de Elsa et Anna est au centre (et réussi), au détriment du traitement d'autres personnages. Par exemple, Kristoff (certes toujours aussi sympathique) ne sert à rien dans l'intrigue à part vouloir faire sa demande en mariage. Ce dernier a également son moment de gloire musical en milieu de récit, mais le tout parait finalement très déconnecté du reste. On retrouve aussi un Olaf toujours aussi bouffon et tendre, ne prenant pas trop de place en comic relief (le dosage est parfait). Malheureusement le dernier tiers du film, outre une narration plus rushée, use de quelques gimmicks identiques que pour le 1er film, nuisant légèrement à l'émotion. Quelques nouveaux personnages font également leur entrée, comme Matthias ou un peuple de la forêt inspiré des Saami. Ils ont également une importance toute relative au récit, ce qui relève de l'occasion manquée. En conclusion, La Reine des Neiges 2 reste une vraie bonne suite, qui aurait pu être plus marquante en exploitant tous ses éléments. Il surpasse le 1er film à bien des égards malgré une certaine timidité dans ses nouveautés. Le tout a cependant fière allure, proposant une expérience visuelle saisissante pour petits et grands, en ayant sa propre voix.
    selenie
    selenie

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    4,0
    Publiée le 24 novembre 2019
    La première chose qu'on aime c'est la qualité exceptionnelle du graphisme et de l'animation. On relèvera le véritable hommage à la sororité qui prend une dimension encore plus forte que dans l'opus précédent. Niveau animation le film va encore plus loin dans la magie et l'onirisme avec de nouveaux personnages dont un esprit de feu dont on ne sera pas surpris de le revoir dans un film n°3 ! Par contre, cette nouvelle aventure manque un peu de cohérence, par exemple on a bien du mal à adhérer à cette voix venue du Nord (c'est qui ?! Pourquoi avoir attendu autant d'année ?!... etc...). Mais cela reste des détails, car le pire reste les chansons mièvres et peu inspirées, qui sont de surcroît particulièrement agaçantes. A ne surtout pas voir en VF ! En conclusion, cette suite reste un conte féérique visuellement superbe avec des personnages attachants, il manque une histoire un chouïa plus consistante. Site : Selenie
    Willseir
    Willseir

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    3,0
    Publiée le 22 novembre 2019
    Sympa dans l'ensemble, c'est beau, mais trop de chansons pour moi. Alors oui je sais, c'est la marque de fabrique de Disney mais je trouve toujours ça incongrue.
    Sébastien D
    Sébastien D

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    5,0
    Publiée le 20 novembre 2019
    Ayant vu le premier une cinquantaine de fois, j'ai couru voir la suite, avec un mélange d'excitation et de stress. La magie opère une nouvelle fois. Évidement, avec la découverte en moins. Malgré ça, les personnages sont là, plus matures et réfléchis, et on est heureux de les retrouver. L'histoire décèle beaucoup de choses: message écologique, d'amour, d'acceptation, de fraternité. Autant que dans le premier, mais là encore ce sont des sujets plus matures. Les chansons sont magnifiques, j'ai été transporté. Visuellement c'est parfait, les couleurs sont très belles, les moments de magie sont magnifiques. Beaucoup de moments rappellent le premier film, et mon seul regret, c'est le manque de nouveau personnage important. J'aurai adoré un nouveau pour les accompagner, ou un méchant digne de Scar par exemple. Mais cette suite reste très réussie, absolument féerique et digne de son prédécesseur.
    romano31
    romano31

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    4,0
    Publiée le 21 novembre 2019
    Six ans après le succès publique et critique de La Reine des neiges premier du nom, voici que sort sur nos écrans pour cette fin d'année la suite des aventures d'Elsa et Anna sobrement intitulée La Reine des neiges 2. Du coup, est-ce que cette suite est aussi réussie que son prédécesseur ? Eh bien je suis un peu mitigé car même si le film, sur le plan esthétique, est une réussite totale, je dois bien avouer que je n'ai pas retrouvé le frisson du premier film. La faute peut-être à un scénario un peu moins approfondi et à des chansons moins marquantes que dans le premier opus (pas facile de remplacer Libérée, délivrée). Ceci étant, le film se laisse quand même gentiment suivre et le personnage d'Olaf assure avec toujours autant de réussite l'humour du film. Les fans du premier film devrait apprécier tout comme les petits et grands. Pour ma part, cela reste une suite correcte à La Reine des neiges mais la magie en moins.
    lmc-3
    lmc-3

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    2,0
    Publiée le 21 novembre 2019
    Pas à la hauteur du premier, le film est magnifique visuellement, tant en termes de détails que de fluidité des textures et des mouvements, là Disney a sacrément progressé ces dernières années et les films de 2019 sont ce qu'on fait de mieux à notre époque, pour le reste, il n'a rien de mémorable et est très dispensable; Tout est moins bon que son prédécesseur auquel il n'arrive pas à la cheville, une énième suite de film d'animation Disney "bof" comme on en a vu des pelles dans les années 2000, ne tirant sa force que dans la nostalgie de retrouver univers et personnages. Les chansons (au nombre de 12), (même si comprendre l'origine de la première chanson du 1er qui n'avait rien à voir avec le contenu du film était un point remarquable), n'ont rien de transcendantes, par ailleurs les 4-5 premières sont mal articulées et on n'arrive même pas à décortiquer les paroles, tous les doubleurs ne savent pas chanter, (je ne suis même pas sûre de laquelle a été suspectée comme le futur hit de l'hivers). Pour la suite, la première heure de film est très môle et le rythme très inconstant, sauf si on apprécie les festivals de poudre glace (omniprésents), Anna est une cruche insupportable et Olaf tient le film à lui tout seul. Autant je suis très bon client de Disney et ai vu la plupart de leurs films 50 fois (la Reine des Neiges I 3-4 fois), autant celui-là ne m'a pas emballé du tout: scénario abracadabrantesque par rapport à la durée du film et la nécessité de le démarrer à 30 minutes pour bien juxtaposer les 7-8 premières chansons à tour de rôle (comme dans le premier), 01:05 pour boucler "la quête du Seigneur des Anneaux" c'est trop court, il aurait fallu faire un film plus long, ou une quête moins compliquée... Mais encore une fois: film remarquable visuellement, émotion moins efficace que dans le premier mais toutefois présente, plaira aux plus petits et aux adultes plus souples dans leurs attentes.
    Ragnar38
    Ragnar38

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    5,0
    Publiée le 20 novembre 2019
    Une Véritable Perle. Après un Premier Épisode Inoubliable, les Studios Disney mettent les bouchées doubles en parvenant a dépasser nos attentes avec ce Second Épisode encore plus Spectaculaire et Mature que son ainée. Pour Commencer la Réalisation est d'une Virtuosité et d'une Fluidité hallucinant en nous plongeant dans des Décors Flamboyants de naturels ainsi que des Graphismes encore plus somptueux qui sont un véritable régale pour la rétine et qui est accompagné d'une BO magique de Christophe Beck et Kristen Anderson-Lopez qui s'accorde merveilleusement au récit. Ensuite le Scénario est plus Aboutissant et Captivant que le précédant en parvenant a rester dans la parfaite continuité du premier film en suivant les aventures de notre famille dysfonctionnelle qui se trouvent confronté a de nombreux dilemmes qui les changeront a jamais dont les thèmes aborder dans cette suite se révèlent ici beaucoup plus mature comme la Quête d'Identité,le Dépassement de Soi,L'Amour,Le Deuil ainsi que l'héritage du Passé et du Présent dont le Rythme se maintient parfaitement pendant 1h44, Ajouter a cela des Morceaux de Bravoures plus intenses et Spectaculaires qui nous coupe totalement le souffle en passant par un Humour toujours aussi Irrésistible ainsi qu'une Noirceur et une touche d’Émotion qui s'intensifie de plus en plus et en prime des Séquences Musicales plus Enlever et Mélodieuse dont certaines chansons n'ont absolument rien a envier a celles du précédant opus. Pour Finir on retrouve nos Personnages Favoris la ou on les avait laisser précédemment avec en tête le duo former par Elsa et Anna les deux Sœurs qui prennent une tournure plus importante que jamais et qui sont rejointe par le Sympathique Kristoff ainsi que les mémorables Olaf et Sven dont chacune de ces protagonistes parviennent a évoluer d'une façon intéressant dont peut saluer les performances vocales et respectives de Emmylou Homs,Charlotte Hervieux,Donald Reignoux et Dany Boon qui donne vie a ces personnages emblématique de l'Animation et qui sont rejoint par quelques nouveaux arrivants hauts en couleurs qui viennent donner du piment a cette nouvelle aventure pleine de surprises. En Conclusion, La Reine des Neiges 2 est assurément l'une des Meilleurs Suites Disney qu'on ait vu depuis Toy Story 3 et Les Indestructibles 2 dont on peut applaudir l'audace des Studios Disney d'avoir peaufiner cette nouvelle aventure qui dépasse largement les attentes et dont le tandem de Chris Buck et Jennifer Lee arrive avec panache a livre un Deuxième Épisode a la fois plus Épique,Hilarant,Poétique,Sombre et Tendre qui comme le premier risque de devenir une véritable référence en matière d'Animation tout en rentrant au rang des plus Grands Classiques Disney des Années 2010 dont Petits et Grands en ressortiront émerveillé par cette perle d'animation a savourer sans modération.
    Oliv
    Oliv

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    5,0
    Publiée le 21 novembre 2019
    Super spectacle ! Et surtout apporte ENFIN des réponses qui étaient sans réponse dans le 1. Belle surprise de fin d'année.
    Lucie O.
    Lucie O.

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    3,5
    Publiée le 22 novembre 2019
    C’était un pari difficile de faire mieux que le premier opus. Les musiques ne m’ont pas emballées à part une. J’ai trouvé qu’il y en avait un peu trop. L’histoire se devine facilement. Olaf est génial. J’ai aimé mais pas exceptionnel.
    Nicolas L.
    Nicolas L.

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    0,5
    Publiée le 3 janvier 2021
    Ce n'est pas une œuvre animée mais du marketing filmique. Tout ici est fait pour vendre des produits dérivés et des musiques du film. Pas d'humour, un scénario invraisemblable et des passages d'un ennuie sidéral. Ajoutez à cela des chansons interminables et fades et vous obtenez le dernier produit Disney piège à mômes pour lobotomiser leur esprit et leur envie de consommer. À fuir !!!
    Alice025
    Alice025

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    2,5
    Publiée le 27 novembre 2019
    Je suis vraiment déçue de cette suite, pensant naïvement qu'au bout de six ans, elle aurait été tout aussi féerique et magique que le premier volet. Même si l'animation est fabuleuse et très agréable à regarder, le scénario est totalement creux. L'histoire concerne le passé de la famille d'Elsa et Anna, également relié à une histoire de forêt enchantée où les forces naturelles vont rentrer en jeu. Eh bien l'aventure dans laquelle s'engouffrent nos personnages est loin d'être palpitante et encore moins surprenante. Les dialogues sont niais et trop enfantins. Les chansons s'enchaînent à la suite sans grande saveur. Je ne pense pas qu'il y ait une chanson qui fera autant sensation que « Libérée, délivrée ». Les personnages n'ont pas vraiment évolué finalement. Voici une suite que j'oublierais malheureusement assez vite. Http://cinephile-critique.over-blog.com
    Walter Mouse
    Walter Mouse

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    5,0
    Publiée le 7 décembre 2019
    Six ans plus tôt, nous les quittions en plein patinage, non pas enfermées à l'intérieur, à l'abri du regard des autres et seules dans la nuit comme dans leur jeunesse mais ensemble dans une danse collective, à l'air libre en pleine journée et entourées de leur rêve d'enfance qui prenait vie. Sur ces images idylliques se refermait l'histoire de ces deux soeurs mais le destin en décida autrement, portant leurs aventures à travers le monde et conduisant à une popularité hors-norme qui allait très vite les dépasser. Si rien n'invitait à les revoir, il fût imposé que leur voyage n'était pas terminé. Pour pouvoir jongler entre désir de nouveauté et exploitation de franchise, la solution est évidente, il faut bâtir un nouvel univers sur l'ancien, réinventer la mythologie préétablie et cela, La Reine des Neiges II va s'en occuper dès son épilogue pour convaincre son auditoire que rien n'est encore fini, le défi va être de reprendre les codes narratifs du premier film, d'en proposer des variantes, principalement en sous-texte, pour dériver vers un scénario si différent qu'il aurait pu être celui d'une oeuvre entièrement originale. Chris Buck et Jennifer Lee ouvrent donc leur deuxième chapitre sur un retour en arrière, introduit par une mise à jour de Vuelie, plus courte, plus intimiste, et sur une volée de flocons, ces deux idées, qui avaient marqué les premières minutes de l'opus d'origine, abandonnent partiellement leur mysticisme pour être reliées aux révélations sur la face cachée d'Arendelle. Cette Forêt Enchantée, située aux frontières du royaume, remet en perspective les croyances et le vécu du peuple, montrant qu'une histoire en dissimule une autre. Replaçant les parents au coeur de ce flashback (qui se déroule quelques minutes avant l'accident de La Reine des Neiges), le couple royal n'est plus incarné humainement par le Roi Agnarr, figure prédominante qui inspirait Elsa à renier ses sentiments, mais par la Reine Iduna, auparavant effacée et muette, qui représente le meilleur du passé des deux jeunes filles (cela jusque dans l'habillement, les gants du père, objet de stress, sont remplacés par le châle de la mère, objet de réconfort, la reine ne porte également jamais sa tiare emblématique, son apparence la plus simple devant ressortir). Ce rééquilibre répond logiquement à la nouvelle facette que veut faire découvrir cette suite quant aux personnages et événements que l'on croyait connaître. Et ces échanges réciproques sont légion. Afin de nous replonger dans cette contrée nordique, La Reine des Neiges II étudie la question de l'après-"Happily Ever After", la possibilité que l'inconnu rattrape le statu-quo, et c'est là qu'interviendra la première grande séquence du métrage. Jennifer Lee, dans un premier temps, nous réinstalle dans notre zone de confort, Arendelle se pare de couleurs automnales, dernière saison à pouvoir être utilisée dans la licence après l'été, le printemps et l'hiver, symboliquement pertinente puisqu'elle se réfère à l'endormissement de la nature et quelque part la fin d'une étape avant de commencer la prochaine pour nos héros, signe d'un cycle qui va en engendrer un autre. Après un chant de célébration entêtant qui pose un à un les enjeux personnels du récit, la réalisatrice a l'heureuse trouvaille de les laisser se détendre durant une séance de devinettes, permettant à merveille de refléter leurs personnalités à la fois individuelles et au sein d'une famille, un écho d'autant plus fort concernant Elsa par rapport à son exposition un film plus tôt où elle devait remplir son rôle décoratif devant une foule ignorante. Vient alors l'élément perturbateur, une voix angélique qui appelle à ce qu'on la rejoigne et qui amène à cette confidence nocturne, poussant Elsa à sortir du silence et avouant progressivement sa frustration quant à ses véritables origines. Là où dans Let It Go, à la façon d'un Mickey apprenti magicien dirigeant les vagues tel un orchestre, Elsa mettait en musique ses créations de glace, Into The Unknown la voit marier son don à la présence spirituelle et ne former qu'un seul et même corps, se laissant entraîner par cette promesse et voyant vivre de vieux souvenirs refoulés en s'unissant à ce mystérieux visiteur, auquel la chanteuse Aurora apporte sa voix ensorcelante. Segment rêveur, profond et surréaliste, les frissons sont déclenchés en même temps que l'intrigue. À n'en pas douter, si La Reine des Neiges II s'inscrit en totale continuité avec son aîné, c'est dans sa reprise de la narration par l'image et la musique. Valorisé par la sublime direction artistique de Michael Giaimo, son lexique trouve le moyen de ré-imaginer les messages visuels du premier film pour les adapter à sa nouvelle histoire (la prophétie des trolls représentant une Elsa pure par le bleu être consumée par une peur rougeâtre avait eu son effet-miroir dans la forteresse où sa propre glace se retournait contre elle, ici, elle est personnifiée par l'esprit du feu, incendiant les bois avec des flammes anormalement écarlates puis rassuré par le calme d'Elsa qui lui rend sa forme normale, d'un teint azurin similaire au sien), continuant à faire évoluer son casting par sa garde-robe (couleurs, costumes, cheveux et contrastes qui parlent de leurs parcours psychologiques, un allègement vestimentaire pour l'une, un assombrissement pour l'autre) donnant un sens inédit à la partie chantante (Vuelie est désormais l'hymne des Northuldra, tribu d'indigènes à la forte connexion avec la Nature, et intensifie davantage la déification de la reine d'Arendelle) et présageant nombre de péripéties par un discours prémonitoire (l'envoûtante All is Found augurant merveilles et danger en un seul couplet, le rapport obsessif à l'héritage familial). La Forêt Enchantée est elle-même un terrain parfait pour mettre à l'épreuve les héroïnes, une qui sera vouée à aller plus loin que ses capacités, constamment testé par les gardiens des Éléments sur sa stratégie, sa puissance, sa compassion et sa conviction; une autre qui, par la force des choses, devra se battre à sa manière et surmonter son drame. Deux cheminements qui s'afficheront comme complémentaires, Jennifer Lee fusionnant toujours les règles du conte de fées et celles du mythe pour sa dramaturgie, sachant comment renverser le schéma du précédent film en ne faisant plus de la magie un intrus mais un espace concret, une normalité qui se confronte à l'imperfection de l'humain. Souhaitant atteindre une complétude thématique pour leurs deux titres, les réalisateurs explorent ce qui définissait les tourments de nos personnages féminins sur leur passé et leurs interrogations et les utilisent brillamment durant cette odyssée, les mettant face à des défis psychologiques qui doivent prouver leur unité spoiler: (la découverte du navire échoué où Elsa ramène d'entre les morts les dernières traces physiques de ses parents) et enrichissant leur alchimie exceptionnelle, par un sens du détail délicieux, à travers leurs traits de caractère, leurs mimiques et leurs réactions. Mais la vraie apothéose de La Reine des Neiges II arrive dans son double-chant final qui entre dans le panthéon des plus grandes et émouvantes séquences jamais animées par les Studios Disney, croisement entre Fantasia et Atlantide : L'Empire Perdu. spoiler: Authentique prolongement de Let It Go amorcé depuis All is Found, Show Yourself bouleverse dans ses multiples lectures qui signent l'accomplissement ultime d'Elsa, la montrant remonter le temps, aller plus loin qu'il ne lui est permis, la présentant telle une vivante qui descend dans le royaume des morts, le présent qui rencontre le passé, l'orpheline qui veut savoir quel sang coule dans ses veines, l'enfant innocent qui a besoin de retrouver un son familier. La réponse que trouve le personnage se manifeste par une imagerie à couper le souffle, magnifiée par la 3D, où la voix incroyable d'une Idina Menzel à fleur de peau identifie sa correspondante et accepte sa destinée pour interpréter elle-même l'appel. Une explosion de joie graduelle ignorant les risques et les avertissements d'antan au profit d'une libération éternelle qui tranche superbement avec la dernière chanson posée en contrecoup, The Next Right Thing. Exact contraire de la délivrance passée, dénuée de surnaturel, de démesure et d'abstrait, la mise en scène sobre et sans artifices appuie la petitesse d'Anna, plus prisonnière de sa tristesse que de la grotte dans laquelle elle s'est égarée, et résume avec une intensité totale là où réside la vraie force de la jeune femme, la dévoilant plus brisée que jamais mais trouvant le courage de se relever au nom des siens. Kristen Bell fait des étincelles et émeut aux larmes. Si tout semble beau, le projet ne se donne pas toujours les moyens d'être à la hauteur de ses ambitions, techniques mises à part. Trop court, le résultat souffre d'un rythme mis en avance rapide qui abuse des mêmes procédés pour écourter sa durée. Trop de scènes donnent l'impression d'avoir été amputées de plusieurs plans, faisant que les phases d'exploration sont raccourcies et celles d'action parfois incompréhensibles (le climax alternera entre plusieurs lieux et situations en l'espace d'à peine une demi-minute), cela pêche également du côté du suspense, la gravité des événements arrivant dans le dernier acte ne marchant qu'à moitié à cause de leur enchaînement précipité et d'un humour pas toujours à sa place. À quelques exceptions qui se comptent sur les doigts d'une main, chansons comprises, La Reine des Neiges II ne respire pas assez, il en met plein la vue mais condense trop de choses en une heure et demi. Des concepts très intéressants n'ont pas assez de temps pour être correctement traités. On pense aux habitants de cette Forêt, soit tous les nouveaux personnages secondaires, qui sont trop fonctionnels. Leur imprévus qui les ont frappés sont pleins de potentiel mais les deux camps restent trop en retrait pour que le plus gros soit uniquement mis sur les principaux protagonistes. D'autant plus dommage quand quelques gros passages auraient pu être supprimés ou au mieux repensés, comme le parodique mais déplacé Lost in the Woods qui ne donne pas à Kristoff l'arc qu'il mériterait, surtout avec le sort qui lui est réservé. À l'inverse, les informations apportées sur les parents, si elles sont un peu un bazar souvent confus, ne tombent pas dans le trop-plein d'explications redouté et aboutissent même à une amplification des secrets qui demeurent sur leur vie. C'était un des aspects les plus délicats à aborder avec le lancement d'une suite et le film s'en est fort bien tiré. Mais en dépit de son rendu accéléré, chaotique et inégal, des reproches déjà faits au premier film, La Reine des Neiges II est fait avec le même coeur, la même passion, la même intelligence, la même richesse et la même sève et cherche systématiquement à se dépasser, à offrir plus et à émouvoir plus, à être digne du phénomène dont il a hérité. Ses personnages extraordinairement attachants, son histoire épique et formidable, son ingéniosité musicale et ses idées cohérentes de bout en bout le rendent plus que réussi, ils le rendent essentiel pour que l'expérience soit complète. La Reine des Neiges semblait n'avoir plus rien à raconter, il lui restait pourtant tellement à dire, à partager et à faire vivre.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    2,0
    Publiée le 12 décembre 2019
    La Reine des neiges… II. Face à l’affiche, une étrange sensation m’a saisie. J’avais beau ne pas avoir de souvenir de l’affiche du précédent film, je savais malgré tout que cette dernière était certainement plus créative que… ça. Tous les héros au garde à vous, alignés comme des jouets dans une galerie de verre. Aucune composition. Même pas une atmosphère qui se dégage. Juste ce tapis de feuilles automnales. Et puis ce titre, posé là comme une étiquette. « La Reine des neiges II ». Ne manquait plus que le prix. Je veux bien entendre qu’une affiche ne soit pour certains qu’un support publicitaire. Mais pour moi il reste malgré tout notre premier contact avec un film. Un premier contact qui n’est jamais vraiment anodin dans sa composition. Or là, cette affiche avait l’air de me dire quoi ? « On reprend les jouets qu’on t’a vendus quelques années plus tôt. On change un peu les coiffures et les habits histoire de justifier ton achat. Mais sinon on n’a rien à dire. Rien à raconter. On est juste là pour te servir la soupe. » Ou plutôt non : « On est juste là pour te resservir ton petit plat surgelé. » Et ça n’a pas manqué. Dès le début, on est légitimement en droit d’avoir l’impression qu’on nous ressert le même plat. Mêmes personnages. Mêmes lieux. Mêmes simagrées. En seulement vingt minutes d’exposition on s’est déjà bouffé quatre chansons (si si, j’ai compté : je n’exagère rien), une bonne demi-douzaine de bêtises d’Olaf, des remarques et des bouilles niaiseuses d’Anna par palanquées entières, et surtout un terrible secret qu’Elsa se doit de garder au plus profond d‘elle avant de se libéééééreeEEEEEER… Enfin bon, vous avez compris... Alors vous allez me répondre : « oui mais bon, tu t’attendais à quoi ? C’est "La Reine des neiges II"! Bien sûr qu’on va avoir de "La Reine des neiges" et rien que de "La Reine des neiges !" Ce à quoi j’aurais envie de répondre : « Bah non… Si je voulais revoir "La Reine des neiges" premier du nom, j’avais pas besoin de me rebouffer une copie conforme au cinéma. Un DVD d’occaz ça m’aurait largement suffi et ça m’aurait coûté moins cher… » (Et en plus on connait déjà les paroles…) Mais bon. A cela d’autres me diront que je suis de mauvaise foi : que des changements, il y en a. Et ce n’est pas faux. Dans les faits, à partir de vingt minutes de film, ça y est – enfin – une péripétie se lance et toute la troupe part à l’assaut d’un monde nouveau qu’on nous a présenté en introduction : une sorte de mélange entre l’Amérique de « Pocahontas », le Royaume de Dunbroch dans « Rebelle » et le Bourg-Palette de « Pokémon ». Des indiens, des colons, des runes aux effigies des quatre éléments et c’est parti : « Attraper les tous ! Attraaaaappeer leees touuuuuuus ! » (Puis « Libérez-les ! Délivrez-les ! » Vous connaissez la chanson…) Alors c’est vrai que malgré cet ajout qui a des faux-airs d’add-on kysteux, au bout d’un moment le savoir-faire légendaire de Disney sait faire son effet. Les décors sont magnifiques. Quelques créatures ont une vraie force suggestive... ( spoiler: Je pense au cheval des mers mais surtout aux splendides géants. Le moment où Anna navigue au milieu d’eux, j’ai trouvé ça particulièrement réussi. ) Et puis surtout, Disney sait aussi et surtout construire des moments particulièrement bien orchestrés. Même si ça chante parfois faux et que ça clignote de petites fées dans tous les coins, la maitrise de certains élans savent vraiment faire mouche... ( spoiler: Le moment où Elsa découvre qu’elle est le cinquième élément est par exemple particulièrement bien fichu. ) et – globalement – on peut estimer qu’à la fin, cet épisode ne s’est pas foutu de nous. Il a su trouver un point d’équilibre assez fin entre reprise et refonte, entre rappels et renouveaux, entre attendus et surprises… Seulement voilà, ce point d’équilibre on peut le discuter aussi. Car à bien y regarder, entre suite et redite, les vieilles recettes du premier épisode ne sont pas toujours bien décongelées. Au fond, tout cela ne reste qu’une histoire d’apparence, d’une coupe de cheveux qu’on change, sans que rien dans le fond ne soit apporté. Car à bien tout prendre, on assiste là à la même histoire, point par point. spoiler: Au départ tout le monde est heureux dans le Royaume d’Arendelle. Mais Elsa est habitée par un secret intérieur qu’elle ne peut libéé… dévoiler. Ça finit par lui échapper. Arendelle se retrouve dans la mouise par sa faute. Elle part au loin et finit par se retrouver seule. Elle pense d’abord avoir trouvé le moyen de libérer-délivrer Arendelle de sa malédiction mais elle découvre qu’un prince-charmant n’était pas aussi charmant qu’elle le pensait, et elle va avoir besoin de sa sœur pour tout remettre dans l’ordre. Final où Elsa et Anna, main dans la main, sauvent Arendelle et le monde rajouté en DLC. That’s all folks ! Fin. Pas de surprise donc, juste une étrange impression de redite. Voire de travestissement. Car à changer les skins sans changer le fond on fait finalement s’écrouler tout ce qui pouvait faire le sel, de mon point de vue, du premier épisode. En tout cas, me concernant, ce qui avait fini par me séduire, c’était cette capacité qu’avait su avoir le film de déconstruire progressivement – et de manière assez surprenante – les structures classiques et rétrogrades d’un bon vieux Disney. L’air de rien, à la fin du premier "Reine des neiges", spoiler: le prince-charmant n’était pas si charmant que cela, Anna était présentée comme bien cruche d’en être tombée amoureuse au premier coup d’œil, et surtout, en guise de conclusion, l’amour sororal était présenté comme plus salvateur que l’amour matrimonial. Moi, ça, ça m’avait plu. J’avais trouvé ça malin. Malin et bienvenu. Qu’est-il resté de cette démarche dans ce « Reine des neiges II » ? A dire vrai une idée par trop mauvaise au départ puisqu’il s’agit de casser le mythe du pionnier américain qui s’impose naturellement dans un nouveau monde au mépris des populations autochtones. Seulement voilà, le schéma étant désormais connu, dès qu’on voit les premiers autochtones de ce nouveau monde, les intentions des auteurs s’allument alors comme une vraie piste d’atterrissage. Et, au lieu d’être une surprise malicieuse, le propos de fond devient au contraire une démonstration balourde. Démonstration d’autant plus balourde qu’à cela vient s’y greffer un Lando Calrissian disneyien, histoire d’avoir un personnage de noir bien sympa dans un monde un peu trop blanc aux regards des préoccupations morales de notre époque. Et comme en plus, la résolution de tout ça a quelque-chose d’un brin hypocrite et niais, moi personnellement ça m’a laissé un petit goût factice dans la bouffe… spoiler: (Parce que bon, le côté « Allez maintenant les descendants de colons et les descendants d’indigènes on va arrêter de se battre et on va vivre main dans la main ! » ça pourrait avoir du sens si, dans le l’Amérique d’aujourd’hui il n’y avait pas 98,4 % de descendants de colons et seulement 1,6% descendants d’indigènes. Pour le coup, les gars, vous arrivez un peu tard dans la bataille…) Alors oui, d’accord pour dire que ce film fait le job en trouvant un point d’équilibre plutôt honnête. Mais par contre, non, je suis désolé, en termes de ressenti, j’avoue que je trouve qu’il se dégage de tout ça quelque-chose qui manque d’originalité et de malice. Faire chevaucher Elsa à travers les éléments, c’est vrai, c’est beau, mais c’est peu. Faire chanter Kristoff comme dans un vieux clip de Rock Voisine, c’est vrai, c’est amusant, mais ça ne retire rien au côté exaspérant de toutes ces chansons qui maltraitent le rythme. Vouloir casser l’imagerie colonialiste présente dans les classiques Disney, ce n’est pas imbécile, mais quand c’est martelé aussi peu subtilement que ça, ça devient franchement lourd et contreproductif. Au fond, ce « Reine des neiges II » est un pur produit Disney comme on commence un peu trop à s’y habituer ces derniers temps. C’est un produit bien manufacturé certes, mais un produit taillé sur mesure pour plaire aux fans sans choquer personne. Un simple skin sans audace ni ambition. Sans prétention ni création. Un film qui, au fond, nous prépare au mieux pour recevoir la probable jolie coquille vide que sera le prochain « Star Wars… » Ah Disney… Quand tu t’y mets… Mais bon… Après ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
    Nicolas.BSN
    Nicolas.BSN

    Suivre son activité 72 abonnés Lire ses 297 critiques

    5,0
    Publiée le 24 novembre 2019
    Une belle réussite visuelle! On en prend plein les yeux avec de magnifiques scènes enneigées nous dévoilant l’ampleur des pouvoirs d’Elsa. Mention au dessin du cheval représentant l’esprit de l’eau: une vrai splendeur. Le côté comique est bien assuré par Olaf. Il ponctue bien les moments plus dramatiques pour nous conter l’histoire d’Arendelle et de ses reines. On découvre aussi une nouvelle créature forte attachante: l’esprit du feu. Vous pouvez foncer voir ce film rempli de magie avec vos enfants qui en sortiront émerveillés.
    laurence l
    laurence l

    Suivre son activité 69 abonnés Lire ses 1 003 critiques

    4,5
    Publiée le 23 novembre 2019
    Belle suite de la reine des neiges. On retrouve notre héros ainsi que Olaf (pour les petits et les grands) et de nouvelles aventures. Toujours autant de chansons et un petit cliché voulu je pense. Et un magnifique moment d'aventures.
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