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Un visiteur
1,0
Publiée le 10 avril 2020
Vivarum ce film d'une nullité incroyable ! il nous laisse sans réponse, dommage le scénario aurais pus être beaucoup plus intéressant. aucun intérêt dommage le cast est génial. j'en suis désolé.
Pour ma part, j'ai trouvé le film sympa (sans plus), le pitch est plutôt original, le film est bien réalisé, l'esthétique est jolie, et la BO est bonne. Quant au suspense, il est plutôt bien maitrisé tout au long du film (avec quelques moments de flottements tout de même).
Je pense que beaucoup se sentent lésés à cause de l'absence de réponses. Je ne crois pas qu'il faille regarder ce film avec l'idée d'avoir une réponse prémâchée, il faut avant-tout se laisser porter par l'ambiance.
Mon avis est subjectif, mais de ce que j'ai compris, spoiler: sous fond de trip alien parasite (la symbolique du coucou), le film est une satire de la société contemporaine, avec cette idée de cycle infernal : on élève des enfants, pour qu'ils aillent se tuer au boulot (se tuer à la tâche), et qu'ils fassent des enfants, qui à leur tour, iront se tuer au boulot et ainsi de suite, le tout dans une absurdité totale.
Ce n'est que mon avis, il vaut ce qu'il vaut, chacun sera libre d'interpréter le film comme il l'entend car le flou est laissé volontairement par le réalisateur à ce dessein.
On ne peut qu’encourager ce type de proposition de cinéma fantastique audacieuse et originale. Car on est vraiment dans la fantastique pur et dur ici, loin des errements récents du genre en la matière depuis quelques décennies qui se traduisaient par des films d’épouvante bas de gamme ou de l’imaginaire familial aux oripeaux merveilleux. Hormis quelques perles comme « It follows » ou « Hérédité », le genre a perdu ses lettres de noblesse depuis des années. Ce « Vivarium » de Lorcan Finnegan n’est que le second film de son réalisateur et il est diablement abouti. En lorgnant légèrement vers la science-fiction, il a la bonne idée d’être à la fois original sur le propos, formellement abouti et doté d’un sous-texte social pertinent et fort. Mais pour apprécier ce type de long-métrage, il faut aller mettre de côté ses penchants cartésiens et être friand de films bizarres et étranges. De la même manière, il faut concéder de ne pas tout comprendre. Se faire sa propre idée fait partie intégrante du jeu et du contrat passé entre le réalisateur et son spectateur.
On pense beaucoup à un épisode allongé de séries mythiques telles que « Twin Peaks », « La Quatrième dimension » ou « X-Files » avec cette œuvre au postulat dément. Quant à la forme, les réalités déformées des peintures de Dali peuvent venir à l’esprit à l’instar de tout un imaginaire collé aux banlieues anonymes devenues terrifiantes. Et c’est réussi et anxiogène à souhait sur ce point. « Vivarium » utilise la fable pour pointer du doigt, de manière un peu appuyée, le consumérisme extrême de nos sociétés capitalistes et le besoin de posséder. Tout comme celui de se fondre dans une masse formatée par des publicités vendant un rêve de normalité. Et le film dépeint parfaitement comment ces idéaux peuvent être transformés en cauchemar éveillé par le biais d’un processus narratif en huis-clos angoissant et introspectif. En creux, le pouvoir nocif de la télévision est aussi pointé du doigt.
Le duo d’acteurs est impeccable et permet une totale identification avec leurs personnages. Leur plongée dans l’enfer du conformisme et du consumérisme, poussée à l’extrême, traverse l’écran pour nous hanter comme ils le sont. Le lotissement et la maison sont en tous points horribles de perfection et la métaphore sur notre façon de vouloir vivre suit impeccablement son cours. Il y a parfois des airs de « Truman Show » cauchemardesque ici. On a droit à quelques moments de terreur et de visions dérangeantes où le bizarre nous met (vraiment) mal à l’aise, surtout avec ce petit garçon irritant offert au couple enfermé. Parfois on se dit néanmoins qu’un court-métrage d’une demi-heure aurait peut-être mieux synthétisé tout cela, « Vivarium » relevant parfois trop du film concept qui se prend les pieds dedans. En effet, comme les personnages, le dernier tiers finit par tourner un peu en rond et les points de suspension s’avèrent un peu nombreux. Mais un second visionnage pourrait éclairer certaines symboliques. En l’état, c’est stressant, bien fait et en total accord avec ce que pourrait être la notion de famille idéale dans une maison idéale avec une vie idéale poussée dans ses retranchements négatifs les plus extrêmes. Innovant, pas commun et à voir.
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En ces temps, difficile de confinement, on dirait un film avant-gardiste qui en décrit les conditions : enfermés avec ses enfants qu'il faut éduquer et qui en présence constante de ses parents doit les mimétiser à outrance, la livraison de nourriture, se trouver une activité pour survivre, l'ennui, la réflexion sur sa condition, la déprime, le couple confiné, la privatisation de liberté. Bref, à voir pour comprendre notre vie actuelle et vie future après cette pandémie.
Le film pose des questions sur la socièté, l'éducation, la parentalité, le sens des choses... Le concept est intéressant. "Élever l'enfant et soyez libéré", ça sonne un peu comme "Arbeit macht frei". On se demande où tout ça va mener. spoiler: A rien.
Qu'est-ce qu'il est étrange ce film ! La première moitié de ce long-métrage est captivante mais après au fur et à mesure, le film commence à me lasser, à devenir soporifique et je voulais arriver à la fin le plus vite possible (et pourtant il ne dure que 90 min). Je devinais déjà la fin quand spoiler: le gosse est devenu adulte,on savait qu'il sera le prochain agent immobilier.
Le concept est intéressant (on aurait pu croire que c'est du Stephen King genre in the Tall Grass, etc) mais il manque des explications : spoiler: Je suppose que le gosse et l'agent immobilier au début sont des aliens ou autres créatures non humaines ? quel est leur but réel sur Terre ? quel est l'intérêt du bouquin ? ont-ils besoin de l'être humain pour grandir ? (explication donnée par le gosse à l'adulte)
Comment se fait-il qu'ils tournent en boucle, pourquoi sont-ils bloqués dans cette zone ? la maison ne brûle pas ? qu'est-ce que Yonder, une bulle invisible de ces créatures ?
Ou bien le sort de ce couple était lié au karma ? spoiler: les deux bébés oiseaux morts (à cause de Tom?) sont enterrés, le couple fini par avoir le même destin ?
Vivarium se développe mal pendant la seconde de partie, des questions sans réponses et la chute était prévisible. Une déception pour moi.
c'est le genre de film très étrange ou t'attend une explication a tout ces phénomènes puis t'as rien et tu repars la queue entre les jambes . c'est trop facile de faire des films chelou pour rien donc 3 pas plus car la fin justifie pas les moyens
1h38 de perdue. Nul en tout point! Fuyez pauvres fous!!! J’ai rarement vu un film aussi vide et dénué d’intérêt et quand je lis certaines critiques, j’ai l’impression qu’on ne parle pas du même film! Enfin, chacun ses goûts et il en faut pour tout le monde.
Mais quel dommage ! L'esthétisme est pourtant parfais. Dès le début, le film pique la curiosité. On sent bien une atmosphère étrange.. Avec une mise en scène qui a du style. Le concept est attirant.. Puis on attend, on attend..Et les rebondissements ne viennent que tardivement et surtout rarement. Un long métrage qui aurait fait un superbe cout métrage. Trop de longueurs et quelques incompris. Il faut faire travailler son imagination. On reste sur sa faim.. Une grande déception...
Il faut bien regarder ce film des le début le jardinier piégé avec sa femme tue 2 oiseaux en coupant une branche puis il enterre ces oiseaux avec ironie puis pourquoi l'enfant crie t il quand il a faim il fait comme les oiseaux qui crie quand ils ont faim auprès de leur mère puis les oiseaux ont la capacité de gonfler leur cou comme l'enfant et puis la derniere chose les oiseaux finissent dans un trou au début du film et le couplé piégé finit aussi dans un trou recouvert par la terre. Voilà mon analyse
J'ai trouvé ce film stupéfiant, les acteurs sont remarquables. Pour répondre à certain commentaires négatifs, vous remarquerez que les protagonistes ne retrouvent plus leurs chemin après avoir franchis l'entrée du quartier, ils tournent en rond. Il ne faut pas oublier non plus qu'ils ne sont que deux, il ne peuvent donc pas prendre de recul sur leur vie. Bien sure, ils ont un passé en commun qui est alors la pire des tortures . Et oui, les gens achètent une maison, font un enfant, la femme se fatigue à l'élever et meurt, (explication de l’enfant qui enterre ses parents). L'homme quand à lui, cherche des échappatoires pour sortir de cette routine, alors il trouve une addiction, en l’occurrence le trou qui le conduira à la mort. Le génie dans tout ça, c'est que le téléspectateur croit qu'il va trouver une sortie même si au font on sait que c'est impossible. Pour finir, l'histoire n'a pas de fin, c'est une boucle, c'est à la fois tout et le vide. Oui ce film c'est rien et ce n'est rien, c'est pour ça que c'est un bon film.
Ce film n'a aucun intêret il est nul aucune explicaons n'est donné hormi q'un couple recherche une maison, le seul point positif c'est le fait que vous êtes plonger dans le film, tout le long on éspére qu'il vont s'en sortir et on suit les deux perssonages qui sont plutôt bien écrit mais qui ne vont pas avec le rôle, j'aurais aimé un minimum d'explication il me fais penser a Annihilation, avec son scénario.
Assez déçu au final car bien trop long. Un format 30' type Black Mirror aurait mieux valu. Les interprétations sauvent le film et également des exaspérations bien reproduites. Le reste (redondant) finit par être ennuyeux. 2.5/5 !!!
Et bien voilà l’une des plus belles surprises de ce début d’année cinématographique ! En suivant un jeune couple cherchant à s’installer visiter une maison au sein d’un quartier résidentiel duquel ils finiront par ne pas pouvoir en repartir, Lorcan Finnegan ne signe pas qu’une simple petite série B d’épouvante inoffensive comme on nous en sert des paquets chaque année : il nous propose avant tout une métaphore effrayante et anxiogène de notre condition humaine en tirant à grands coups de boulets destructeurs sur nos vies schématiques et moulées dans les archétypes d’une société qui supprime la différence pour imposer l’uniformisation des gens comme leurs aspirations. Le titre du film, Vivarium, résume tout à lui tout seul : c’est exactement dans ce type de prison de verre que vont se retrouver nos deux malheureux héros, pour que l’on puisse les observer de l’extérieur alors qu’ils seront nourris et logés par de mystérieux « kidnappeurs ». Une métaphore bien plus que limpide qui pointe avec une noirceur terrible notre condition actuelle : tout comme ce pauvre couple coincé dans ce qui peut se rapprocher d’un des cercles de l’enfer de Dante, nous sommes des pauvres pantins prisonniers d’une société qui nous dicte nos vies nous privant de la plus simple notion de libre-arbitre. Afin d’illustrer son cauchemar, Lorcan Finnegan déploie une mise en scène inspirée qui ne manque pas de trouvailles pour masquer un budget serré et nous propose univers visuel fascinant et labyrinthique : la résidence dans laquelle se retrouvent nos héros se présente dans la grande tradition des banlieues pavillonnaires américaines dont la standardisation et l’esthétisme sont ici poussé à leur paroxysme : maisons parfaitement identiques et symétriques, façades de décors de studios possédant les mêmes couleurs, allées comme des lignes infinies, chaque maison possède la même petite parcelle de gazon aseptisé où chaque brin d’herbe fait exactement la même taille, intérieurs identiques à un catalogue Ikéa où la mise en abîme est renforcé par ces tableaux surréalistes (spoiler: un tableau représentant le salon au dessus du canapé de ce dit salon, idem dans la chambre où un autre tableau représentant la dite chambre trône au dessus du lit ), même le ciel semble faux avec tous ces nuages parfaitement identiques en terme de taille ! Ce « paradis » artificiel transmet à la fois un certain sentiment d’onirisme et une inquiétante sensation d’étrangeté qui rend le tout surréaliste et insuffle une atmosphère hautement anxiogène. Ce qui commença par un regard amusé finit par devenir un cauchemar éveillé. L’artificialité du lieu est en plus poussée à son paroxysme grâce à l’utilisation de la synthèse pour le représenter en vue aérienne : un choix judicieux qui rajoute un petit grain de malaise. Mais le côté « horrifique » du film est encore plus renforcé par l’arrivé d’un nouvel élément en la présence de cet enfant dérangeant par sa croissance et son comportement plus qu’anormaux, que l’on finit par considérer comme une menace amenant nos protagonistes à ressentir des pulsions infanticides ! Malheureusement le film se referme peu à peu sur lui-même, comme pris au piège de son concept qui est à la fois son atout majeur mais également sa première limite : le dernier acte finit par tourner un peu en rond et essaye de nous emmener de « l’autre côté du miroir » pour une plongée psychédélique dans un envers du décor énigmatique. Expérience sensorielle intéressante mais bien trop courte pour au final ne pas finir frustré de ne pas en savoir davantage ! Alors oui, on peut ressentir une certaine déception par la fin de "Vivarium", mais cela ne change en rien que le film est une péloche qui mérite d’être vue ne serait-ce que pour l’univers et l’ambiance déployés par Finnegan et pour les prestations impeccables de Jesse Eisenberg et Imogen Poots ! Conte horrifique philosophique au concept fort, huis clos extrêmement stressant, critique de notre société contemporaine, constat social accablant et parabole grinçante de l’existence humaine qui interroge : Lorcan Finnegan frappe un grand coup avec "Vivarium" et entre directement dans la catégorie des jeunes cinéastes à suivre de très près à l’avenir.