Même ADN, pas la même énergie
Demi-sœurs repose sur une idée de départ simple et efficace : trois femmes que tout oppose découvrent qu’elles ont le même père, décédé, et se retrouvent forcées de cohabiter dans son appartement. Sur le papier, c’est le genre de concept qui promet des étincelles comiques et des conflits savoureux. Mais à l’écran, le film ne dépasse jamais vraiment son postulat.
Les trois actrices (Sabrina Ouazani, Alice David, Charlotte Gabris) ont chacune une énergie différente, et leurs dynamiques fonctionnent ponctuellement, surtout dans les premières scènes de confrontation. Mais très vite, les personnages sont réduits à des caricatures un peu trop appuyées : la bobo, la cagole, la coincée… et on sent que le scénario se contente d’enchaîner les clichés plutôt que de les déconstruire.
L’humour fonctionne par à-coups. Il y a quelques répliques bien senties, une ou deux situations absurdes qui tirent un sourire, mais l’ensemble reste plat, manquant de rythme et surtout de surprise. On devine chaque retournement à l’avance, et le film se repose trop sur son casting sans offrir de vraies scènes marquantes.
Côté émotion, le message sur la famille recomposée, la sororité forcée, ou l’apprentissage de la tolérance reste survolé. Il y avait matière à aller plus loin, à creuser les personnages… mais tout est traité avec une légèreté qui finit par devenir de la facilité.
Demi-sœurs n’est pas désagréable, mais c’est une comédie très moyenne, qui joue la sécurité sans jamais oser plus. Sympathique par moments, mais trop lisse pour marquer.