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Charlotte28
209 abonnés
2 946 critiques
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3,0
Publiée le 28 octobre 2025
Même si Takeshi Kitano possède une maîtrise indéniable de la mise en scène, qu'il s'agisse d'user intelligemment du hors champ, de déplacer les cadrages pour symboliser tant la déshumanisation du gang que la précarité d'une position puissante qu'un autre occupera bientôt ou de saisir la justesse des interprétations, la narration s'étire sur un rythme endormant, plombé en sus par des personnages (la prostituée) ou des séquences (le basket) absolument inutiles à l'histoire, à la psychologie des membres du clan (peu dessinés de toute manière), à l'enjeu de cette descente aux enfers générée par la frustration d'un seul individu, figure tragique porteuse de destruction. Singulier, désabusé, froid.
Pour ce qui est à ce jour son seul tournage aux Etats-Unis, le réalisateur Takeshi Kitano a su conserver son style dans ce polar sec et brutal qui ne fait aucune concession dans son art et sa représentation violente et excessif du milieu des yakusas. Sans jamais céder à une forme d’américanisation de son cinéma, le cinéaste nippon joue des mêmes codes entre le mutisme de son personnage de gangster exilé à Los Angeles, sa mise en scène abrupte peu avare de séquences sanglantes avec une vision acerbe de la cupidité du milieu mafieux.
Un grand et culte Kitano, impeccable en yakusa expatrié à l'humour froid et implacable. Passionnant d'un bout à l'autre avec une douce fin , avec la touche kitano . PARFAIT
Classique. Un film coréen américain très réussi. Le rythme lent et soutenu est très intéressant. C’est bien filmé et bien interprété et le scene est intéressant.
6 232 abonnés
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0,5
Publiée le 27 septembre 2021
Aniki, mon frère est le premier film de Kitano financé par des sociétés de production occidentales et produit sur le sol américain. Le film raconte l'histoire de Yamamoto (Kitano) membre des Yakuzas exilé de son pays par des gangs rivaux. Kitano est connu pour utiliser une violence extrême dans ses films et celui-ci ne fait pas exception. Au contraire il présente certaines des scènes les plus graphiques de l'histoire récente du cinéma. Malheureusement Kitano ne parvient pas à créer un sens de la direction ou une unité dans son effort. Le film se compose de scènes consécutives montrant des assassinats violents de rivaux suivies de scènes montrant les représailles des rivaux susmentionnés. Il n'y a aucun sentiment d'allégeance ou même d'alignement avec Yamamoto et ses associés y compris Omar Epps dans l'une de ses pires performances à ce jour. Nous ne pénétrons jamais dans l'esprit de Yamamoto et Kitano nous laisse avec un zombie impitoyable stoïque et sans pitié portant des lunettes de soleil toute la journée parlant à peine et ne parvenant donc pas à nous intéresser à lui ou à ses actions. Je n'ai aucun problème avec les scènes où des gens se coupent le pouce tant qu'elles servent un objectif quelconque dans l'intrigue d'un film. Kitano semble n'avoir aucune motivation pour nous montrer ces images à part peut-être nous choquer. De plus il inclut diverses scènes qui n'ont pas du tout de but dans l'histoire. Tout cela fait de ce film une œuvre très confuse et inégale. Les performances d'acteurs sont fades les acteurs disent leur texte sans aucune conviction ou intention. L'écriture médiocre de Kitano ne fait qu'empirer les choses. De même la réalisation est très mal gérée (comme tous les autres aspects). La plupart des plans ne sont pas dirigés si ce n'est pour s'assurer que les acteurs y apparaissent. Cela rend le visionnage très fatigant et insatisfaisant. J'ai entendu que Aniki, mon frère était comparé à des films comme Le Parrain et je dois dire que c'est une honte car il ne mérite pas d'être mentionné dans la même catégorie que ces chefs-d'œuvre...
très bon film de yakusa assez spécial avec de bons acteurs , kitano joue tres bien comme d'habitude et les seconds roles sont assez convaincant surtout celui de shirase
Un Yakusa pur et dur débarque à LA, forme un gang et logiquement ça fait des étincelles ! Un polar brillant et sanglant ponctué d'humour noir mise en scène et interprété par un Takeshi Kitano cruel mais touchant.
En traversant l’atlantique Kitano ne perd pas son cinéma. Aniki est un polar froid, brute visiblement très influencé par Melville. On pourrait juste dire que la violence est encore plus expressive mais aussi plus expéditive. Il y a toujours en fond une forme d’ironie comme s’il ne croyait pas vraiment à ce qu’il racontait mais prenant un véritable plaisir à raconter justement. Son personnage principal a un côté damné, robotique comme s’il n’agissait pas lui même mais en fonction de ce qu’il doit faire, comme prisonnier d’une situation ou de circonstances. J’ai trouvé que ça manquait de soins par moment (au niveau de la photo, des gunfights ...) pour trouver ça vraiment bon, je n’ai pas été aidé en plus par une vf vraiment affreuse.
Ce film est surprenant à plus d'un titre. Tout d'abord, le héros : un yakusa qui ferait passer Léon, le nettoyeur, pour un enfant de coeur. Ensuite, le code de l'honneur des yakusa est fidèlement retranscrit, faisant de "Black Rain", de Ridley Scott, avec Michael Douglas, un film mineur dans le genre. Enfin, au niveau de l'humour, la salle rit à gorge déployée mais le film n'utilise pas un humour classique, plutôt un humour à la "Pulp Fiction", très décalé. Pour aimer ce film, il faut déjà, à la base, être attiré par les films sur les familles de truands (type "Mafia") et ne pas être rebuté par des scènes d'un réalisme saisissant. Mais si vous correspondez à ces pré-requis, courez voir ce film différent à l'interprétation sans faille (il n'y a pas un acteur qui joue faux), avec une fin stratégique et surprenante, qui parle de l'intégration, du racisme, de l'honneur, qui ouvre une nouvelle voie dans l'art de négocier, qui rebondit sans cesse et qui n'a rien à voir avec un film hollywoodien. Comme vous l'aurez compris, j'ai a-do-ré et je pourrai en parler des heures mais mieux vaut ne pas trop en dire pour garder intacts le suspens et l'effet de surprise. Ce concentré d'extra-violence - qui devrait être interdit aux moins de 16 ans, voire aux moins de 18 ans, et pas seulement aux moins de 12 ans -, c'est sûr, ne passera jamais à 20h50 sur TF1 !
Un drôle de film : mélange de Yakuza, Tarantino, Melville. Avec des dialogues souvent très sobres et incisifs, de la violence très corrosive, de l'humour très 5ème degré ! Et de nombreux plans d'inspiration du cinema des années 50's, dans lesquels l'action elle même n'est pas montrée, c'est le regard du témoin filmé qui raconte ! Kitano laisse notre cerveau imaginer le pire … c'est donc souvent terrible à vivre.
Très très nul, ça frôle le 1/5. J’ai lâché dès les premières minutes. Ça m’attire pas du tout les films japonais et asiatiques. Pire film de Kitano. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 2/5
Aniki, c'est pas le genre de mec qu'il faut déranger ! Sur les traces d'un "Scarface", l'immigré vient s'emparer des territoires en exterminant ses prédécesseurs. De la violence, un brin d'humour, "Aniki, mon frère" nous présente l'ascension d'un gang, et se démarquera surtout par la mise en avant de valeurs comme la dignité et l'honneur, rappelant ainsi celles des samouraïs. Un bon film de gangsters où le sentiment d'appartenance n'est pas pris à la légère.
Depuis "Violent Cop" (1989) Takeshi Kitano a façonné une filmographie personnelle où il a imposé un style propre où, cette fois, comment un yakuza qui refuse de faire allégeance au clan vainqueur est contraint de s'exiler aux Etats-Unis où il ne peut s'empêcher de s'imposer et d'imposer le style Yakuza pour créer son propre clan au beau milieu du système mafieux américain... Un thriller froid dont l'ambition est salutaire mais, malheureusement, auquel il manque un peu de souffle et de densité. Ca reste un polar efficace et prenant.