Le virage Disney Féministe de Guy Ritchie je dois dire m'avais un peu surpris, j'avoue tout ! Ici il renoue avec ses standards, un film qui déroule le tapis rouge à touts ses apanages de bourrins, en faire la liste ne serait pas forcément le projet le plus sophistiqué qui soit ...
Le film se joue de sa beauferie il faut bien le dire, le charme d'un tel ramassis d'inepties se situe bien dans sa démesure grotesque au possible, Ritchie est un As du second degré et malmène tout son petit monde avec un plaisir coupable. Il y'a une petite tentative d'explication, un regard porté sur ces males pour qui le monde est un terrain de jeu, celui qui a le plus la dalle y gagne. Le profil est bien identifié. Dommage d'ailleurs.
The Gentlemen est un gag, le problème est qu'il manque d'audace, un Punk qui s'embourgeoise et qui vieillit en s'encroutant. Qui s'y complet sous quelques questions de changements en touts rapports, mais non, au final rien n'avance. Matthew McConaughey n'a du même coup pas la partition la plus transcendante qui soit. Il ronronne et marmonne, il porte très bien le costume, voilà. Ses comparses sont eux mieux lotis sur le degré de conneries, Collin Farell excelle dans cette cagade. J'aurai aimé le voir bien plus à l'écran. Charlie Hunnam trouve lui du crédit dans un rôle qui lui sied enfin dans un film de Guy Ritchie. Reference à l'abominable Roi Arthur pour ceux qui n'avais pas compris ! Hugh Grant lui cherche bien des noises, il faut le dire.
Niveau procédé narrative je me suis dans un premier temps posé la question si celui-ci allait durer tout le film ? Franchement, le démarrage m'a gonfler ! Puis je m'y suis fait, j'ai même bien accrocher en fin de compte. Pas aussi délirant que ses premiers coups d'éclats mais pas mal du tout sur la durée. Le passage Aslan le Russe aurait pu être un tantinet plus étoffé, pareil en ce qui concerne Laura la junkie fille à papa. Mais bon, pas de fine bouche.
Je suis client des bons gros sabots de ce long-métrage, j'aimais bien Aladin aussi mais il faut reconnaitre que le talent bourru de Guy Ritchie s'exprime bien mieux dans le délire qui est le sien ... La caution morale précédente n'y change rien. The Gentlemen est à titre personnel le dixième film que je découvre ou redécouvre pour certains de la filmographie un peu inégal du Britannique. Son film d'espionnage - Code UNCLE - reste mon favori mais je reconnais que ce dernier comme pour Snatch et Arnaques, Crimes et Botaniques le talonne, de loin quand même. Un film pas très honnête il faut le reconnaitre, il en avais déjà l'air, les apparences vont dans le sens suscité, une création très drôle pour ceux qui seront ouvert aux jeux loufoques proposés ici.