A l’issue d’une partie de tennis entre amis, Frédéric ( José Garcia) part en scooter.
Quelques mètres après, une voiture le renverse …
Après quelques mois de coma, il reprend conscience aveugle et diminué .
Sa femme, Béatrice (Alexandra Lamy), doit gérer au mieux !
Un mari aveugle, affecté d’une mémoire passagère, sans filtre ( il dit ce qu’il pense comme cela lui vient) et … impuissant.
Autour d’eux … les Amis !
Quelques années plus tard … Béatrice a écrit un livre relatant son combat quotidien … elle mentionne bien évidemment ses amis.
Le livre sort durant les vacances annuelles ou chacun se retrouve dans une villa de Biarritz … et là , comme de bien entendu, chacun essaye de se reconnaître dans le livre et …
(çà vous le verrez à l’écran
Alors oui, on surfe sur la vague de la bande de copains et de l’handicapé …
Oui c’est une recette beaucoup (trop ?) utilisée
Oui cela ressemble au début des « petits mouchoirs » … bien que le film soit inspiré de faits réels .
Oui on reconnaît la « patte » d’ Eric Lavaine (Barbecue, Retour chez Ma Mère); oui on peut critiquer quelques facilités, quelques stéréotypes …
Et pourtant quel régal cette comédie !
Enfin, disons comédie de la vie avec ses joies, ses drames , ses « beaux et mauvais » gestes …
Si José Garcia est parfait dans ce rôle d’aveugle « absent », Alexandra Lamy y est sublime !
Elle incarne à merveille cette épouse « courage », cette femme qui donne tout à son mari mais qui ,pour tenir, a un « sexfriend » (devenu bien plus que cela d’ailleurs …), cette amie qui reste le pilier du Groupe, cette mère qui tente de rester proche de ses enfants … Bref, je ne sais pas si une telle personne peut exister mais en tous les cas, son jeu est tellement naturel que l’on y croit.
Que dire du Groupe d’amis ?
Tout simplement jouissif !
Michaël Youn (j’avoue, je n’aimais pas sa période d’animateur/chanteur/acteur/rappeur déjanté) joue à merveille un mari coureur, Anne Marivin (Bienvenue chez les ch’tis) l’amie égocentrique et « envahissante », Medi Sadoun (Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu) le sportif illettré de service , …. et d’autres encore (Michel Vuillernoy, Olivia Côte, Anne Grouard …) !
Vous ne connaissez peut-être pas leur nom mais leur « bouille » est connue !
Enfin, on revient aux fameux « petits rôles » du cinéma français !
Ces « petits rôles » restent extrêmement importants; ils permettent au réalisateur d’ »humaniser » le film par des expressions, des réflexions , des questions, … Sans eux, le film ne pourrait pas être ce qu’il est : un moment de détente sublimé par un zeste de poudre d’humanité.
Après la daube du retour de Tanguy, cà fait du bien !