Vu sur Netflix avec les petits enfants. Très bonne soirée en famille ! Très joli conte avec des sorcières convaincantes et des effets visuels réussis !
Sous les apparences policées d’un hôtel de luxe dans l’Alabama des années 1960, des sorcières fomentent tranquillement un projet d’éradication de l’enfance, sans jamais assumer la violence de son propre programme. En cause, le choix formel de Zemeckis (ce grotesque numérique qui dégouline de partout) qui trahit surtout une fascination un peu lâche pour la déformation facile. La Grande Sorcière d’Anne Hathaway, avec sa mâchoire démultipliée et sa peau lisse n’a plus rien de monstrueux. Là où la version de 1990 s’appuyait sur la matérialité des prothèses, Zemeckis se réfugie dans la plasticité digitale, fidèle à l’excès dahlien, certes, mais tellement lisse qu’on n’y croit jamais vraiment.
L’espace hôtelier, filmé avec platitude, achève de vider le récit de sa tension. La métamorphose en souris, pourtant centrale, devient un geste moral brandi comme un slogan : "rester transformé, accepter la différence, refuser la norme, youhou". Mais cette leçon, martelée sans nuance, finit par ressembler à un panneau pédagogique collé sur un décor en carton.
Face à cette démesure numérique qui avale tout, la grand-mère d’Octavia Spencer tente de réintroduire un semblant d’humanité mais le film la traite comme un patch émotionnel appliqué sur un logiciel défaillant. Et pourtant, derrière ce carnaval visuel qui s’agite pour masquer son vide, subsiste involontairement un rappel que les contes ne sont pas faits pour rassurer, qu’ils exagèrent le monde pour en révéler la cruauté. Ici, malheureusement, cette cruauté est édulcorée, polie, rendue inoffensive et on sait ce qui en est la cause.
C'est sans originalité et sans humour. Et puis y en a vraiment marre de cette culture qui diabolise les animaux selon leur espèce : souris = gentil / rat = méchant (alors que le rat est un animal extraordinaire, très intelligent, câlin, joueur, doué de plein de qualités) Ce n'est pas parce qu'une histoire s'adresse aux enfants que c'est ok pour leur inculquer des stupidités.
C'est sympathique. Très belle performance d Anne Hathaway en revanche des longueurs se font ressentir mais la patte de Zemeckis est bien là. Un petit divertissement.
Sacrées sorcières (version 2020) est un divertissement familial correct, visuellement plaisant et rythmé, mais il manque de la saveur grinçante et du charme inquiétant de la version originale et du roman. Un film sympathique pour les enfants, mais qui décevra les nostalgiques et les amateurs de la magie tordue de Roald Dahl.
Sacrées Sorcières est un film vraiment sympathique et très familial, parfait pour le mois d’Halloween. Je n’ai pas lu le livre de Roald Dahl, mais j’ai passé un bon moment. Anne Hathaway et Octavia Spencer font parfaitement le job, on sent qu’elles s’amusent et qu’elles prennent plaisir à jouer leurs rôles. Les effets spéciaux sont plutôt réussis et participent bien à l’ambiance magique du film.
Cette nouvelle version du classique de Roald Dahl que réalise Robert Zemeckis est une déception. En effet, ce dernier offre une vision peu inspirée, avec des effets de mise en scène à l’aspect suranné quelque peu kitch dont la fantaisie est trop souvent absente. Le récit simpliste est rarement drôle et au final seul le casting, avec en particulier une Anne Hathaway en roue libre dans la peau de la sorcière en cheffe donne un peu de piquant à cette adaptation.
C'est un joli film léger, amusant et très familial. C'est à la fois un mignon remake et une adorable relecture.
La part de deuil apporte une belle émotion et permet de rapidement s'attacher à notre personnage principal.
Quant à la partie avec les sorcières, elle est légère et fantastique. Leur aspect est attrayant, bien que mal dissimulé (facial) et peu effrayant malgré tout. Et on n'oublie évidemment pas une petite panoplie de clichés à leur sujet pour accompagner le tout.
En ce qui concerne les effets spéciaux, ils ne sont pas mauvais. Ils sont dans l'ensemble réussis et très animés, comme le veulent les bons films familiaux du genre.
Le tout est porté par une merveilleuse narration qui nous aide à plonger dans ce conte à l’allure quelque peu féerique et fantastique.
Par contre, le métrage renvoie également de vrais messages de prévention pour les enfants. Eh oui, il ne faut pas parler aux inconnus !
Bon pas terrible du tout, c'est plus un film pour les petits on va dire, car les personnages sont très naïf bon les effets spéciaux sont acceptable, mais le dénouement est un petit triste. Mais sinon c'est un bon film à regarder en famille.
Malgré le savoir-faire technique indéniable de Robert Zemeckis et quelques visuels réussis, Sacrées sorcières se contente de clichés. Le scénario reste prévisible et les personnages peu développés, ce qui empêche le film de marquer véritablement. Un divertissement correct, mais sans éclat.
Bon, je préviens tout de suite, je suis un gros fan de Robert Zemeckis (mis-à-part quelques ratés, notamment "Pinocchio" mais qui est plus propre à Disney qu'au réalisateur), je ne vais donc peut-être pas être très objectif dans cette critique mais en même temps, une critique est nécessairement subjective ! Bref, malgré mon admiration envers le réalisateur, je ne partais pas vraiment confiant pour autant car le film s'est pas mal planté et notamment à cause de sa polémique aussi ridicule qu'inutile concernant le look des sorcières et notamment leurs doigts. Fin, je veux dire, ce sont des montres, oui elles sont chauves et ont des longs doigts, arrêtez de partir au quart de tour pour le moindre truc. Bref, ceci étant dit, j'avoue grandement préférer les costumes du premier film de 1990. Car oui, le film est une seconde adaptation du roman éponyme de Roald Dahl mais que je n'ai pas lu. En tout cas, ici nous retrouvons l'essence du premier film, à savoir du fantastique enfantin qui met par moment mal à l'aise. Si dans le premier, du moins dans la première partie, le côté "horrifique" était un peu plus appuyé, ici Zemeckis revient vers des genres qu'il avait abordés dans les années 90 comme le fanatstico-gothique avec "La Mort vous va si bien" ou le burlesque avec surtout "Roger Rabbit" mais en réalité pratiquement toute la première partie de sa filmographie. Ainsi, le réalisateur renoue avec des genres qu'il connait bien mais ce n'est pourtant pas l’œuvre majeure de sa filmographie, loin de là. Comme avec le premier d'ailleurs, l'aspect très enfantin du film m'a rapidement lassé même si j'ai pris plus de plaisir à suivre les aventures des souris grâce aux effets numériques et la manière dont les réalisateur les incorpore à sa mise en scène. Néanmoins, j'ai quand même eu beaucoup plus de mal avec les sorcières aux accents inutilement débiles (alors oui, ça fait plus cartoonesque mais c'est vite fatiguant) et puis Anne Hathaway, même si elle joue très bien, ne fera jamais aussi bien qu'Anjelica Huston dans le personnage. "Sacrées Sorcières" est donc un film sympathique dans lequel le réalisateur s'amuse beaucoup, en tout cas un peu plus que le spectateur.