J’ai regardé Une affaire de détails sans attentes particulières, attiré surtout par le casting impressionnant : Denzel Washington, Rami Malek, et Jared Leto dans un thriller policier, ça avait de quoi me séduire. Et dans l’ensemble, le film m’a plu, mais sans totalement me convaincre. Il y a une ambiance sombre et pesante qui fonctionne bien, un peu à l’ancienne, presque nostalgique des thrillers des années 90, avec un rythme lent et une tension qui s’installe progressivement.
Denzel Washington livre une performance solide, tout en retenue, avec ce regard fatigué d’un homme hanté par son passé. Rami Malek, dans un rôle plus rigide, est moins naturel à mes yeux, mais il s’en sort correctement. Quant à Jared Leto, c’est sans doute lui qui marque le plus : il est inquiétant, bizarre juste ce qu’il faut, même si parfois son jeu frôle la caricature. On sent que le film repose beaucoup sur cette confrontation entre ces trois personnages, et c’est souvent là qu’il est le plus intéressant.
Le problème, pour moi, vient du scénario. L’histoire est pleine de promesses, avec une enquête qui semble cacher plus qu’elle ne montre. Mais au final, on reste sur sa faim. Les twists sont timides, les révélations un peu fades, et le film choisit une conclusion frustrante, presque anti-spectaculaire. J’ai compris ce que le réalisateur voulait faire (parler des zones grises, de la culpabilité, de l’obsession) mais j’aurais aimé un peu plus de nerf, un peu plus de prise de risque.
En résumé, Une affaire de détails est un thriller élégant, bien interprété et réalisé avec soin, mais qui manque de mordant. Il m’a tenu en haleine, oui, mais sans m’embarquer totalement. Un bon film du dimanche soir, mais pas de quoi le revoir ou en parler longtemps après le générique de fin.