Avant les années 30, le cinéma n’était pas considéré comme un art, ou plutôt comme un art vulgaire. Il est temps d’aborder celui qui nous parle, celui qui nous éblouit par ses couleurs.
Il y a un vrai paradoxe entre l’esthétique du film, coloré et le thème : un thème en noir et blanc.
C’est un film finalement dramatique, historique.
Le classement tous publics est discutable. L’histoire est noir, l’histoire est sombre. Les touches colorés nous rappelle ces orchestres harmoniques, vêtus de cuivre et de bois, sous ton de jazz de genre, les couleurs primaires..
Le passage fatidique, sonore et visuel, qui sera parfois fatal pour tous ces actrices et acteurs du cinéma. Le licenciement, la méconnaissance de tous ceux qui autrefois talentueux, doivent s’émanciper et maudissent l’arrivée du nouveau cinéma.
A noter : a l’époque, on colorisait les films, c’est à dire que faire des scènes en couleurs consistait ni plus ni moins à colorier les bandes de pellicules à la main.
Parlons du plan séquence de fin, au cinéma. Pour ma part, c’est un des plans les plus efficace que j’ai pu découvrir. Dans la salle, on se sent observé, filmé, et c’est ici que l’on comprend l’importance de continuer d’aller retrouver notre bon vieux cinéma.
Choix de la distribution et influence : J'aurais peut être pu apprécier davantage cet hommage au cinéma, d’autant plus que la séance a été pour ma part assez désagréable, avec un public peu réceptif et seulement quelques légers applaudissements lors du final. Je sortais d’autant plus le coeur lourd.
En fait, dans Babylon, la mise en scène écrase aussi un peu la beauté du sujet du film.
Par ailleurs, la photographie me fait penser grossièrement aux oeuvres de Baz Luhrmann..
J’en ai marre de voir toujours les mêmes têtes d’affiche : Margot robbie dans son rôle de folle cocaïné aimé par un super bogoss : Le loup (Léo), Suicid squad (Jared), Diversion (Will)… Peu convaincu par le caméo de tobey maguire mais très heureuse d’avoir découvert Diego Calva.
Patte du réalisateur : On reconnait bien ici Damien Chazelle, pointilleux et passionné par la musique. La direction d’acteur est assez perfectionné, l’esthétique haut en couleur et le thème passionnel, une belle signature gravée sur un grand film.
Pour finir, citons d’autres hommages comme cinéma paradiso, the artist, huit et demi, Eve, perfect blue (pour l’hypersexualisation et la cruauté du boycotte d’une femme autrefois idole, en comparaison avec le personnage de Margot Robbie), Et pleins d’autres…
Comment ne pas reconnaitre que Babylon est un excellent film ? Un ode au cinéma, au virtuose.
Il restera un chef d’oeuvre, et c’est plus qu’évident. Un film qui nous est destiné, à nous, les amoureux du cinéma.