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Nath 76
2 critiques
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4,5
Publiée le 4 août 2026
Je donne rarement mon avis sur un film mais celui-ci mérite vraiment d'être défendu. La direction d'acteur conçernant les enfants est excellente. Le scénario est fin et globalement très bien vu. Beaucoup de jolis effets, de trouvailles dans le jeu, de prise de vues intéressantes. C'est le genre de petite merveille qui se fait rare. Merci à celles et ceux qui contribuent à nourrir le rêve, par ce film par exemple. La musique seulement, aurait pu, de mon point de vue, être un tout petit peu mieux soignée.
Comédie sympathique dans l'ensemble , avec de bons moments comiques . Même si le récit s'emmêle de temps en temps dans l'histoire au point de nous faire un peu décrocher parfois , on prend plaisir à suivre " La petite bande",s'inspirant a la fois des Goonies et autres films axés sur un groupe de collégiens .Le cast de ceux-ci est assez inégal , ils ne jouent pas tous très très bien , mais ça passe . Un moment assez divertissant !!
Film vu dans le cadre des journées de la Biodiversité. Excellent scénario. Paysages magnifiques, des acteurs époustouflants et malheureusement un sujet TERRIFIANT
Avec La petite bande, Pierre Salvadori déplace son terrain de jeu sans renoncer à ce qui fait sa signature. Aux adultes cabossés, aux losers magnifiques, aux comédies sentimentales toujours prêtes à tanguer entre maladresse et panache, il substitue les corps incertains de l’âge ingrat. Le projet paraît enfantin : brûler une usine polluante. Mais derrière cette intrigue d’écologie version cour d’école, le film observe surtout ce qui, à dix ans, déborde et cherche une forme. Très vite, la cause collective devient le masque d’un manque plus intime. L’ennemi n’est plus la bande rivale. Il est une abstraction industrielle, lointaine.
C’est d’ailleurs ce qui frappe : Salvadori ne filme jamais l’usine comme une entité démoniaque. Elle est massive, oui, mais presque banale. À distance. Le film ne cherche pas l’indignation tonitruante. L’incendie projeté cesse alors d’être un geste politique au sens strict pour devenir un fantasme d’efficacité : mettre le feu pour avoir enfin prise sur quelque chose, sur un monde qui échappe.
Ce déplacement éclaire la manière dont Salvadori filme la colère. Elle n’est jamais pure. Elle recouvre autre chose : une honte sociale, une peur d’abandon, un besoin d’être vu. Les cadres serrés sur les visages rendent ces affects, tandis que les élans burlesques, toujours à la limite du grotesque, viennent désamorcer ce que la situation pourrait avoir de trop lourd. Les paysages corses, filmés attentivement, offrent un contrepoint à l’agitation des corps. L’équilibre est délicat, mais il tient. Ainsi lorsque Aimé avoue que ne pas être aimé est devenu une habitude, la simplicité de la mise en scène rend la blessure plus aiguë encore. La bande cesse alors d’être un simple groupe d’action : elle devient une structure de survie, un rempart fragile contre l’effacement.
En face, les adultes sont dessinés avec un léger décalage. L’autorité incarnée par Laurent Capelluto oscille entre bonne volonté et impuissance. Rien de caricatural : ils ne sont ni monstres ni tyrans, simplement à côté. Déphasés. L’énergie, la tentative, le mouvement viennent des enfants. Ce sont eux qui élaborent des plans, qui prennent des risques, qui transforment leurs affects en gestes. Le monde adulte, lui, semble englué dans une inertie dont il ne sait plus sortir. Et l’on ne peut que saluer la direction d’acteurs, qui laisse affleurer la maladresse, les silences, les mots sans jamais les forcer.
Ainsi, en faisant de l’écologie un prétexte plutôt qu’un slogan, Salvadori déplace la question vers un territoire plus intime. Que fait-on de sa colère quand on a dix ans ? Comment métaboliser l’abandon en action collective ? Le film répond sans discours : par des scènes concrètes, des corps qui se serrent, des mains qui se tiennent, des regards qui cherchent un point d’ancrage. L’incendie importe moins que sa tentative.
Oui c'est distrayant, ces acteurs en herbe s'en tirent bien, ils jouent juste même si la gamine articule si mal qu'on peine à la comprendre. J'ai aussi arrêté de totaliser les " putain ! " au bout d'un moment. Certaines incohérences cependant, comme les virées en Range Rover sans que les parents s'en aperçoivent le moins du monde, et cette grotesque prise en otage du type de l'usine. De belles images de nature et de montagnes.
Ça faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas fait autant rire ! Les jeunes acteurs sont formidables, l'idée est excellente, enfin un excellent moment de cinéma.
Un groupe d’enfants se réunit pour des motivations diverses dans l’optique de faire exploser l’usine polluant l’eau de leur rivière dans cette sympathique comédie d’aventure menée avec entrain par le réalisateur Pierre Salvadori convoquant un humour burlesque à de folles péripéties vécues par cette bande d’enfants corse incarnée avec joie par une jeune distribution pétillante. Dommage que la réalisation demeure trop plan-plan et n’épouse pas la folie de son projet avec davantage d’audace.
Quelque part entre Stand by me (1986, Rob Reiner) et Night moves (2013, Kelly Reichardt), La petite bande, réalisé par Pierre Salvadori en 2022, est une excellente surprise. Il nous fait suivre les aventures de cinq adolescents qui se sont mis dans la tête de brûler l’usine de leur village corse, responsable de la pollution d'une rivière. Bien écrit, bien dialogué, bien interprété, ce film dans lequel on ne s’ennuie pas une seconde oscille avec bonheur entre drame et comédie, se permettant même des séquences burlesques. S’offrant au passage une petite réflexion sur le militantisme et le passage à l’action, entre conviction politique profonde et calcul individuel plus immédiat. Une belle réussite.
Je m'attendais à un film destiné à toute la famille, marrant et à la fois touchant, mais au final rien de tout cela , des gags potaches, une poésie proche de zéro. Pour que ce style de film fonctionne il faut que ce soit un minimum plausible, je ne veux pas dire réaliste mais le scénario doit nous emporter et faire en sorte que le temps du film on y croit, et ici c'est loin d'être le cas. Les moins de 12 ans s'amuseront peut être. 3/10
J’ai été franchement bluffé par le film et par sa fin totalement amorale mais qui correspond bien au ton irrévérencieux qui surnage parmi les idées des enfants. Un conte moderne hilarant par moment mais qui va au bout de son idée en captivant son auditoire sur des thèmes essentiels comme l’amitié ou le combat contre l’injustice. Et quelle interprétation !!!!
Si vous voulez que vos enfants/ados regardent un film, où toutes minutes vous entendez le mot "put..."; c'est ce film qu'il faut regarder. Une honte ! La fin quant à elle, est glauquissime. Regardez plutôt un vrai film: "Scoot toujours" ou les Goonies.
Certes, ce film français flirte avec les incontournables « Stand by me » et « Le club des cinq » et ses jeunes acteurs jouent relativement bien. En outre, il contient quelques bonnes idées comme celle du kayak et le générique avec des fautes d’orthographe. Toutefois, on peut être un peu déçu par le scénario qui ne fait pas très réaliste. De plus, que penser des adultes qui, quand ils ne sont pas alcooliques ou en prison, se montrent brutaux ou sont complétement absents dans l’éducation de leurs enfants !? Mais ce n’est rien à côté de ces gosses à l’attitude étrange qui parfois se comportent tout aussi mal que les adultes qu’ils critiquent ! Au final, ce métrage censé être à partir de dix ans a été, pour ma famille et moi, assez malaisant à visionner par moments à cause de certaines situations malsaines et en plus, on ne voit Pio Marmaï que très peu de temps, quel gâchis !
Comme pour "En liberté", Salvadori fait du n'importe quoi. Ni drôle, ni poétique, ni même pour enfants ! Ni vraisemblance, ni cohérence. Décidement Salvadori n'aura réussi que "Hors de prix". Dès le début on nage dans le grotesque (spoiler: le kayak rempli d'essence ) et ça ne va pas en s'arrangeant...Et que penser de gamins criards et laids qui sequestrent, torturent et causent la mort d'un homme ? Il n'y a que Télérama pour y trouver du " pétillant ". Préférez - et de loin - regarder "Stand by me", un Yves Robert sur Pagnol ou "Super 8" pour de bons films réussis sur l'enfance.