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Master & Commander : de l'autre côté du monde
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LapinoFurioso
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4,0
Publiée le 22 mai 2026
Quelle épopée que ce master and commander, qui avec Russell Crowe à sa tête en capitaine de navire m'a un peu rappelé le côté épique d'un Gladiator, mais cette fois, exit le péplum et place aux batailles navales lors de la guerre napoléonienne.
J'ai un peu eu de mal à rentrer dans le film dans les premières dizaines de minutes, mais entre ces scènes de bataille épique ces moments plus intimes avec les membres d'équipage ainsi que les lord anglais, on se prend peu un peu apprécier certains des membres de ce navire et on finit par avoir l'impression de traverser avec eux les épreuves auxquelles ils sont confrontés.
À ce titre, la mise en scène est vraiment immersive vu qu'on se croirait vraiment partie pendant deux heures avec eux pour ce long périple qui les attend à la poursuite du navire français Archeron. À un certain moment, j'aurais pensé que le film aurait pu présenter quelques longueurs ou qu'on aurait senti passer les plus de deux heures de film mais non le rythme est plutôt efficace et bien maîtrisé. J'ai notamment beaucoup apprécié les segments avec le médecin naturaliste Maturin ainsi qu'avec le jeune lord Blakeney. Tout comme les membres du HMS surprise, on s'émeut et on déplore la perte de plusieurs des matelots du navire.
De prime abord, ce ne serait pas vraiment le genre qui m'attirait le plus ou ma tasse de thé, mais c'est vraiment une grande fresque de combats navaux, reproduits de manière vraiment immersives. Une franche réussite dans ce registre, servi par des acteurs de qualité et par une mise en scène aux petits oignons.
Une aventure qui nous transporte sur ce vaisseau avec son équipage, on ne voit pas venir le changement, soudain on est dans un conflit avec une fin bien ficelée.
Master and Commander suit le Surprise, un navire commandé par Jack « la Chance », interprété par Russell Crowe, durant les guerres napoléoniennes au XIXe siècle. Ils vont donc, avec l’Acheron, un corsaire français, se traquer mutuellement tout le long du film.
C'est donc un film d'aventure avec des batailles navales présentes au début et à la fin, avec beaucoup de pertes, où même des enfants sont embarqués et ne sont pas épargnés. Mais ce film nous plonge avant tout dans l'ambiance maritime : il y a une véritable atmosphère pesante au sein du navire, ridicule face à l'immensité de la mer.
On va suivre les différentes relations entre les personnages. On y découvre le côté néfastespoiler: , avec les mutineries, la pression sur un membre, Hollom, à cause des superstitions l'emmenant au suicide, le sacrifice d'un autre pour la survie du bateau avec Will. Au milieu de tout ça, Jack est un leader sûr de lui, haranguant ses troupes tout le long du film.
Le seul personnage lui tenant tête est aussi son meilleur ami, le docteur naturaliste Stephen Mathurin, ayant des valeurs totalement différentes, contre la guerre et avant tout ici pour une expédition sur des îles afin de découvrir de nouvelles espèces comme le phasme, un insecte se camouflant en bâton ayant une importance dans la tactique de Jack plus tard, et le cormoran, un oiseau ne volant pas, amenant un running gag dans le film.
spoiler: Jack, face à un dilemme, fait la promesse à plusieurs reprises d'aller sur les îles mais ne la tient pas, décevant Mathurin. Cependant, une blessure accidentelle grave de Mathurin l'oblige à aller sur l'île. Les deux personnages font des concessions : Mathurin lui rend la pareille quand il aperçoit l’Acheron et prévient Jack, mettant fin à son expédition.
Ce moment avant la tempête de tranquillité nous permet de souffler juste avant la bataille finale épique où Jack, ironiquement, se sert du phasme pour tromper le corsaire. Le final n'en est pas vraiment un : Jack repart de plus belle vers le bateau qu'il pensait vaincu et finit sur une note d'humour faisant référence au cormoran ne volant pas, et l'histoire continue, montrant une lutte sans fin contre des adversaires redoutables.
Disons le tout net: "Master and Commander: De l'autre côté du monde" est un pur chef-d'oeuvre. Peter Weir y porte l'aventure à son plus haut degrés d'intensité. Chaque plan est absolument magnifique. Et en même temps, tout est fait pour que le public soit embarqué sur le navire d'une manière réaliste avec les personnages. En effet, on ressent littéralement, comme ces derniers, les épreuves et les émotions qu'ils traversent. Et si l'on connaît un peu la filmographie du réalisateur, il est passionnant de retrouver des sujets qu'il avait déjà développé auparavant. spoiler: Ainsi, la relation du Capitaine et du Docteur est une belle histoire d'amitié; un thème important déjà très présent dans "Le Cercle des Poètes disparus". Et de même que dans ce long-métrage, Weir questionne la valeur et la responsabilité de la transmission entre deux générations:
spoiler: Il y a notamment un plan émouvant sur le visage d'un jeune marin à la table du Capitaine, écoutant avec fascination un récit épique de ce dernier à propos de l'Amiral Nelson.
spoiler: Une autre intrigue forte est celle de la destinée de Hollom. Le fait qu'il se suicide rappelle évidemment le destin de Neil dans "Le Cercle des Poètes disparus". On retrouve dans les deux cas un ralenti similaire qui fait ressentir l'effroi du rituel qui consiste à se donner la mort.
De surcroît, cet épisode apporte une passionnante ambiguïté au personnage de Jack Aubrey,
car malgré son héroïsme et sa bienveillance à l'égard de son équipage, sa maladresse et sa tendance superstitieuse le rendent lui aussi responsable de la mort de Hollom.
Il faut également saluer la qualité des dialogues: spoiler: les joutes verbales de Maturin et Aubrey sont captivantes, à propos de vertu, de pouvoir, d'ambition, de science etc. Ils sont souvent opposés, mais ils ont besoin l'un de l'autre comme Holmes et Watson chez Conan Doyle, ou Alceste et Philinte chez Molière. L'autre richesse du film, c'est l'allégorie du monde occidental (hormis l'absence des femmes) représenté par l'équipage sur le bateau, avec les différentes couches représentées de la société. spoiler: Et dans ce monde de soldats en guerre, l'ennemi français représenté ici est un redoutable adversaire, avec un capitaine à l'intrépidité équivalente à celle de Jack Aubrey.
Ce sont des propos du Docteur qui dévoilent avec finesse l'absurdité de la guerre: il souligne la similarité d'action entre le capitaine anglais et le capitaine français, lesquels jouent au chat et à la souris.
L'ensemble des comédiens est formidable, de même que la bande originale. On aurait envie de découvrir au cinéma de nombreuses autres aventures vécues par ces personnages.
Sorti quelques mois après Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl, Master and Commander : De l’autre côté du monde n’a pas rencontré le même succès commercial que les aventures de Jack Sparrow malgré de bonnes critiques. Si cela pourrait s’expliquer en France car les antagonistes sont les armées napoléoniennes alors que, dans le roman de Patrick O’Brien, c’était les américains qui affrontaient les personnages anglais (il faut dire que le cinéma américain avait tendance à cette époque à représenter les français comme des méchants suite au refus de la France de soutenir la Guerre en Irak de George W. Bush), on aurait pu penser que les batailles spectaculaires du film de Peter Weir attireraient le public international. Toutefois, on peut trouver que celles-ci sont un peu trop présentes dans la première heure et que cela empêche le cinéaste de véritablement développer ses personnages et donc d’accorder grand cas à ce qui leur arrive. Heureusement, ce développement arrive dans la seconde moitié qui est beaucoup plus posée et cela permet d’avoir nettement plus d’intérêt lors de l’affrontement final. Malgré tout, on peut sortir un peu mitigé du film à cause du désintérêt qu’on a pu ressentir au début de l’histoire même si celui-ci disparait petit à petit.
Encore une découverte sensationnelle pour ce film d'aventure maritime historique signé Peter Weir. L'incroyable réalisateur du Cercle des poètes disparus revient sur le devant de la scène, et c'est magistral. Des acteurs sensationnels : Russell Crowe est impressionnant et était encore dans sa période Gladiator, où il était très bankable. On découvre aussi Paul Bettany dans un rôle profondément marquant de docteur chirurgien-naturaliste à bord du navire, avec de nombreux clins d'œil à la période de Charles Darwin, qui arrivera une trentaine d'années après les événements du film, lequel se déroule durant les guerres napoléoniennes en 1805. Les effets spéciaux n'ont pas vieilli et restent toujours aussi réussis, le jeu est juste et l'histoire prenante. Je ne peux que vous conseiller ce film, auquel je vais offrir un second visionnage tant il m'a marqué. C'est une histoire exceptionnelle sur le dévouement, l'amitié, la vengeance, le sacrifice, la ruse et, surtout, le patriotisme : l'envie de voir son pays réussir, alors que tout espoir semble perdu. C'est maîtrisé, parfaitement adapté du roman de Patrick O'Brian, et pour cela on ne peut que saluer le talent de Peter Weir. Du grand cinéma comme je l'aime.
Excellent film de Peter Weir , librement adapté des romans de Patrick O'Brian , qui suit un Capitaine et son équipage à travers les océans durant les guerres Napoléoniennes de façon assez immersive car le réalisateur sait faire partager l'état d'esprit des membres d'un équipage de la Marine Britannique de 1805 et la dureté de la vie des marins !
De belles images, un Russell qui tient bien la barre, des batailles sympa... mais quel scénario aux diverses lacunes, dieu que c'est creux! il n y a aucune mise en perspective historique, aucune personnalisation de l ennemi ce qui fait qu'on devine instantanement le twist final (comme le dernier top gun) et au final on passe 2h sur un bateau ou le passe des marins n est que peu aborde ! il n y a pas de but final a part voguer contre un bateau francais. Le cote faune et decouverte de la nature au Galapagos merite d etre developpe.
Le réalisateur Peter Weir signe un passionnant film d’aventure, récit d’une confrontation épique entre deux vaisseaux britanniques et français sur les océans. La réalisation ne manque pas de souffle et s’avère spectaculaire et saisissante par son réalisme. Les personnages occupent une place importante du long-métrage et Russel Crowe parmi-eux campe un Capitaine obstiné charismatique.
"He says there's enough of his blood in the woodwork for the ship to almost be a relation."
Appréhendant avec une incroyable minutie la vie à bord d'un navire de guerre anglais lors des guerres napoléoniennes, Peter Weir sait aussi diriger ses acteurs de main de maître, parvenant à canaliser leurs élans, comme il le fit en 1989 avec Robin Williams (Le Cercle des Poètes Disparus) ou en 1998 avec Jim Carrey (The Truman Show). Cette fois, c'est à Russell Crowe qu'il confie la charge de porter son Master and Commander : De l'Autre Côté du Monde en compagnie du so british Paul Bettany.
C'est en effet dans le souci des détails réalistes, un gros plan de plusieurs secondes sur un visage rougissant, la restauration de la figure de proue abîmée par un boulet de canon, qui donne à ce film une ambiance d'une humanité poignante, partagée entre officiers et simples hommes d'équipage. Ainsi, outre le duel continuel entre le HMS Surprise et l'Achéron français (le bien nommé en l'honneur de la rivière grecque menant aux enfers), thème classique du cinéma (qu'on pense à Duel de Steven Spielberg, 1971, ou aux Duellistes de Ridley Scott, 1977), l'initiation à l'art de la marine (via les personnages de Hollom, Blackeney, Boyle, voire le 1er lieutenant Pullings) est l'une des autres lignes narratives du film.
Plus qu'aucun autre réalisateur, Peter Weir, sait capter les expressions du visage de ses personnages sans s'encombrer de dialogues inutilement artificiels et c'est précisément ce qui donne à son oeuvre sa qualité essentielle, rehaussée d'un scénario très bien équilibré, palpitant, d'une reconstitution artistique immersive (la force du huis clos) et d'images magnifiques.
Enfin, il faudra souligner la narration qui ne fait apparaître sous des traits humains l'ennemi qu'à la fin du récit. A la fois aventure humaine et initiatique, oeuvre historique et fresque réaliste, Master and Commander : De l'Autre Côté du Monde est un chef d'oeuvre.
Un film à couper le souffle au casting parfait. Russel Crowe incarne un meneur d’homme iconique. Le réalisme des scènes de batailles et de la tempête est éblouissant. Un des plus grand film d’aventure à voir pour les fans du genre.
Master and Commander est un voyage en mer qui commence lentement mais gagne en intensité, jusqu’à offrir de superbes séquences. Malgré un début poussif et peu engageant, le film se rattrape largement avec d’excellentes scènes et une tension bien menée. Porté par de très bons acteurs, il finit par convaincre et captiver.
Un film divertissant mais il manque quelque chose à mon gout. Master et commander offre un récit immersif aux bords d’un bateau britannique. Peter weir nous propose une mise en scène assez spectaculaire et les acteurs sont crédibles. Malheureusement, l’intrigue reste assez creuse et manque cruellement d’enjeux émotionnelles. Les personnages ne sont pas assez développés et le film peut paraître un peu longuet. Pour conclure, Master et commander n’est pas un mauvais film mais reste peu marquant.
Au large du Brésil, le navire anglais du commandant Jack Aubrey traque l'Achéron, bateau corsaire français au service de Napoléon qui cause des ravages dans la flotte britannique. Je me suis ennuyé plus que les matelots à bord. D'autant plus qu'Aubrey s'obstine à ne pas vouloir toucher terre -l'équipage n'aura qu'une courte escale aux Galapagos pour se dégourdir les jambes- initiative qui aurait pu donner un second souffle au récit en même temps que de l'amplitude au scénario. Il est vrai que l'ambition de Peter Weir est de réaliser, non sans brio d'ailleurs, un film à bord d'un bateau à l'ancienne, y représenter l'existence et l'activité au quotidien à travers ses "corps de métier, du soldat au marin lambda qui monte au mât ou brique le pont, des gamins apprentis officiers au médecin de bord, unanimement dévoués à l'admiré commandant Aubrey. Mais le réalisateur a beau additionner les incidents à bord -ordinaires de surcroît- à commencer par un accrochage avec l'Achéron, le film manque cruellement d'intensité dramatique. Action maritime minimale, thématiques faibles et personnages sans épaisseur ni charisme : le film est une illustration jolie mais qui sonne creux.