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PryskA
26 abonnés
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4,0
Publiée le 1 mars 2024
Un film marquant, tant par la réalisation dans son ensemble (photo, narration, mise en scène, décors, costumes, maquillage, originalité du scénario...) que par les interprétations, aussi originales que justes. Jeanne/Maïwenn explose l'écran est devient toujours plus attachante, tout comme le roi (Johnny Deep, méconnaissable, toujours au top pour transmettre les émotions avec finesse !) et son valet (B. Lavernhe dans un rôle pas évident). J'ai pleuré pendant les 15 dernières minutes !
Bien qu’il est plaisant à voir et qu’il offre un rythme aux nuances agréables, ce film est très difficile à apprécier, à détester voire à cerner.
Entre film historique ou egotrip anachronique servant de prétexte à Maïwenn pour étaler sa prétendue irrévérence, entre magnifique spectacle de couleurs et de costumes ou réalisation vieillotte à l’identité visuelle d’un téléfilm, entre rôles grandioses et personnages de peu de profondeur et caricaturaux, tout est là pour diviser.
On se contentera de dire que « Jeanne du Barry » est intéressant sans être exceptionnel, que Johnny Deep est de toute finesse dans son personnage d’un Louis XV vieillissant et que Maïwenn n’a ni l’âge ni l’idée qu’on se fait de la du Barry (non pas physiquement mais surtout dans sa posture). On se pose un peu la question du sens de tout cela.
On est pris peu à peu par cette belle histoire, les personnages deviennent attachants ( de bons acteurs) et l'atmosphère devient émouvante . Mention spéciale pour le valet du roi !
Je ne connais pas bien la filmographie et encore moins la pensée politique de Maiwen et donc me garderai de tout procès d'intention ou de jugement qui n'est pas en lien avec le film. Que raconte finalement Jeanne du Barry et que vaut ce film ? Le film se sent obligé de nous raconter avec une voix off irritante et cassant le rythme toute la jeunesse de Jeanne Bécu, fille du peuple et de la plus basse extraction, qui par le hasard des rencontres et grâce à sa grande beauté arrivera jusque dans les bras de l'homme le plus puissant au monde. Il y avait de quoi faire du film une fresque historique et féministe intéressante mais le film ne parvient jamais à la hauteur de ses ambitions. On ne ressent aucun attachement pour la Du Barry ou pour le roi, Maiwen est bien trop âgée et ni assez belle, ni assez gracieuse pour incarner la maitresse du roi. Sa vision de Du Barry en sauvageonne qui laisse libre cours à ses sens face au protocole étriqué et suffoquant de Versailles, peine à convaincre. Difficile d'autant plus que le film souligne par moment que la Du Barry était bien plus qu'une vulgaire catin mais surtout une mécène, amoureuse du bon goût (ce qui rend incohérent que dans d'autres scènes on souligne son comportement de petite sauvage mal dégrossi et rapace). On sent les deux influences majeures que Maiwen a voulu transposer avec son Jeanne Du Barry : Marie Antoinette de Coppola et Barry Lindon de Kubrick, mais Maiwen échoue à la fois à atteindre le Versailles grandiose sous un prisme intimiste du premier et le drame quasi shakespearien porté par une voix off de chœur antique du second. Versailles n'est jamais sublimé dans ce film, la cour n'est présente que comme un amas de courtisans qui semblent coquilles vides. Mesdames, les filles de Louis XV, ressemblent davantage à Anastasie et Javote, les méchantes demi sœurs de Cendrillon qu'à des vraies jeunes filles à la personnalité nuancé; quant à Louis XV, bien qu'il avait une personnalité mélancolique et timide, Johnny Depp le joue avec nonchalance et la banalité pour ne pas dire la pauvreté de ses échanges avec son entourage semble d'avantage le résultat de la non maitrise du français de Johnny Depp que d'une volonté historique ou artistique. De toute façon le couple n'a clairement pas d'alchimie à l'écran. Dépourvu donc de toute intensité dramatique, romantique, politique ou tragique, le film reste fade tout comme le Versailles filmé par Maiwen. Le film se cantonne donc à rester un biopic médiocre, sans goût, ni génie, sans même une fulgurance dans sa photographie, ses décors ou dans son interprétation.
"Jeanne du Barry", réalisé par Maïwenn, est une fresque historique ambitieuse qui plonge dans la vie tumultueuse de Jeanne Gomard de Vaubernier, favorite de Louis XV. Avec un casting étoilé mené par Maïwenn elle-même et Johnny Depp, le film promettait une immersion captivante dans le faste et les intrigues de la cour royale française.
La réalisation de Maïwenn offre une vision à la fois intime et spectaculaire de cette époque révolue, mélangeant habilement drame historique et touches de modernité dans la narration. La performance de Maïwenn en tant que Jeanne est empreinte d'une certaine authenticité, capturant avec finesse les aspirations et les tourments de son personnage. Johnny Depp, quant à lui, prête sa mystique au rôle de Louis XV, bien que son interprétation puisse parfois sembler déphasée par rapport au contexte historique français.
Le film brille particulièrement dans sa reconstitution de l'époque, avec des costumes (Jürgen Dœring) et des décors (Angelo Zamparutti) qui frôlent la perfection, transportant le spectateur dans le cœur opulent de Versailles. La musique de Stephen Warbeck tisse une toile émotionnelle qui enrichit l'expérience visuelle, bien que par moments, elle puisse paraître trop contemporaine pour l'atmosphère du XVIIIe siècle.
Cependant, "Jeanne du Barry" souffre d'un rythme inégal et d'un scénario qui, bien que riche en événements, peine à développer pleinement ses personnages secondaires, laissant le spectateur sur sa faim quant à la profondeur de l'univers qu'il explore. Les dialogues oscillent entre des moments de brillance et des anachronismes qui brisent l'immersion, reflétant une lutte entre la fidélité historique et la volonté de rendre le film accessible à un public moderne.
Le film a connu un succès notable en France mais n'a pas su captiver le public international, peut-être à cause de ces incohérences et d'une promotion qui a mis l'accent sur les controverses plutôt que sur le contenu du film lui-même. Malgré ses ambitions, "Jeanne du Barry" se situe quelque part entre un exploit cinématographique et une occasion manquée, offrant une expérience visuelle somptueuse mais laissant l'histoire et les personnages légèrement en surface.
En somme, "Jeanne du Barry" est un film qui, malgré ses imperfections, mérite d'être vu pour ses performances, sa réalisation et sa reconstitution historique. Il s'agit d'une œuvre qui oscille entre le génie et l'inabouti, reflétant peut-être la complexité de son sujet autant que les choix artistiques de sa réalisatrice.
L'histoire vraie de cette jeune femme est très intéressante et bien relatée dans le film, même si elle est romancée. Les décors sont beaux, la lumière aussi, les acteurs pas mauvais, melvil poupaud est formidable à l'inverse de johnny deep qui lui est ridicule. J'étais réticent à l'idée de regarder ce film. J'ai eu tort car il est bon.
Mise en scène conventionnelle sans éclat, le scénario pareil, alignant les jalons habituels des films d'ascension social, une galerie de comédiens connus venus cachetonner, et Maïwenn, qui fait payer 20 millions d'euros sa thérapie pour soigner sa névrose narcissique en se mettant en avant comme la plus belle femme de France, féministe totalement anachronique à la cour d'un Louis XV à l'accent nord-américain (les moches sont d'ailleurs les méchantes comme dans Cendrillon, c'est dire le niveau). Gênant.
Qu’il est bon de voir un casting aussi bien choisi. J’ai passé un très bon moment devant ce film. La composition musicale est de premier choix, la photographie magnifique ainsi que les costumes, décors et environnements sont somptueux. J’ignore le degré de fidélité de la reproduction des coutumes et procédés officiels d’époque mais l’ensemble paraît d’une cohérence achevée. Le roi n’a pas besoin de beaucoup plus de script pour transmettre ses intentions et de manière générale l’œuvre dans son ensemble m’a plu.
Mon seul regret « pour le moment » est de ne pas avoir pu bénéficier d’une présentation HDR du blu-ray 4K de Jeanne du Barry. C’est ce qui aurait permis des scènes intérieures plus détaillées, moins de surexposition sur certains nuages. Je pardonne à un film d’auteur de ne pas pousser à 100% les curseurs techniques.
J'ai été surpris par mes propres émotions, celles des acteurs et ceux de la réalisatrice perceptibles dans son jeu, vu qu'elle est également actrice Je ne m'attendais absolument pas à étre séduit de la sorte, embarqué avec plaisir des les premières minutes, par la mise en scène, le fast des décors et des costumes, le jeu des acteurs et l'histoire d'amour. Par conséquent rien envie de critiquer et le désir d'en savoir encore plus sur cette période de l'histoire. Force est de constater que dans les commentaires des notes les plus faibles, l'argument majeur est l'antipathie pour Maïwenn. Ces arguments ne sont donc guère recevables pour un cinéphile lambda. Je pense que ce film aura encore plus de succès à l'étranger.
Assez agréablement surpris. Le film est certe assez classique dans sa forme et narcissique du point de vue de la réal / actrice omniprésente mais la sauce prend bien. Le film est autant un film d'amour qu'une biopic. Les dialogues sont bien écrits. Et le scénario s'amuse assez intelligemment à tourner les coutumes royales au ridicule.
Balayons déjà un certain nombre de critiques qui n'ont pas lieu d'être. Ce n'est pas un biopic c'est la vison de Maïwenn sur la destin de la Du Barry, ce n'est pas la même chose et les remarques sur les erreurs historiques sont donc déplacées. Maïwen se donnerait le "beau rôle" Oui, et alors ? Non laissons les râleurs râler. Nous avons là un film intelligent qui est en même temps un très beau livre d'images. Maïwenn crève l'écran en épousant avec un naturel confondant le personnage de la Du Barry une femme qui se moque des conventions. Johnny Depp est dans son rôle, il n'est pas là pour faire des moulinets mais pour jouer le roi, et c'est avec les expressions de son visage qu'il joue. Il faut noter aussi le rôle étonnant de Benjamin Lavernhe, qui gagne en profondeur à mesure que le film avance. En revanche on pourra trouver l'attitude des frangines trop caricaturales mais ce n'est là qu'un détail. Et puis ce film qui n'aurait pu être qu'illustratif monte crescendo et arrive à nous toucher avec la scène de la mort du roi… Faut le faire non ?
Allez 1 pour l'équipe, les techniciens ... et versailles qui font le taff. mais non Maïwenn qui se fait la favorite du roi c'est non . Y a rien à sauver du film .
Excellent film de Maïwenn. Pour ceux qui ne sont pas allergiques à l'exubérance, très belle narration du trajet peu commun d'une femme à la merci d'un destin sur lequel elle navigue à vue. Plein de nuances et de subtilités, tant dans le jeu, l'écriture, la lumière, les décors que dans les costumes, ce film est une merveille.