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Simon Bernard
208 abonnés
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4,0
Publiée le 26 mars 2023
Professeur à distance qui n'active pas sa caméra par peur du regard de ses élèves, Charlie apprend qu'il ne lui reste que peu de temps à vivre à cause de son obésité morbide qui affaiblit son coeur jour après jour. Dans son domicile et pendant une semaine, plusieurs personnages vont virevolter autour de lui et ouvrir les vannes de son passé. En salle le 8 mars.
spoiler: SPOILER
The Whale représente la dernière semaine d'un homme qui a fait des choix de vie qui ont eu un impact sur les autres et qui souhaite trouver une forme d'absolution. Le film ne quitte jamais l'espace de cet appartement, duquel Charlie ne peut lui-même pas sortir. La relation naissante avec sa fille est touchante car il la comprend mieux que le reste du monde. Finalement, le trouble alimentaire qui mène à son obésité morbide est très peu abordé, comme un symptôme du deuil de son compagnon, dont il a gardé la chambre en l'état pour ne pas la "contaminer" par ce qu'il pense être devenu.
The Whale est d’une justesse absolue, tant dans le scénario, le jeu d’acteur, le traitement des personnages de second plan que dans le traitement des sujets adjacents. Tout est juste, sauf peut-être le personnage de Thomas, qui reste très en surface et à distance des évènements. Si il y a bien un élément notable de ce film, il s’agit de la performance de Brendan Fraser. Incroyablement saisissant, il mérite amplement son oscar du meilleur acteur. Nous offrant une vision directe sur un environnement très malsain et oppressant, le film nous met dans une position d’inconfort, qui se manifeste via nos 5 sens et ce dès les premières minutes. Ce ressenti est notamment sollicité par le format carré associé à cet effet de caméra un peu ancienne, qui donne un grain particulier au film. Ces choix du cinéaste nous enfoncent d’autant plus dans cet impression d’étouffement, et d’inconfort. Sans compter que, tirée d’une pièce de théâtre, l’histoire se déroule à huit-clos, ce qui nous fait d’autant plus ressentir l’isolation et la solitude que la maladie impose à Charlie. L’ambiance sombre du film est dérangeante, mais obligatoire pour saisir la détresse du personnage. spoiler: La seule lumière est présente dans les dernières secondes, qui prennent alors tout leur sens et s’offrent comme une libération, comme la fin d’une souffrance.
Difficile à regarder, la douceur est amenée par le grand cœur des personnages, et notamment de Charlie, qui face au dur regard que l’on porte sur lui, continue sa quête de sincérité mais surtout, continue de croire en la bonté de chacun.
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Pas spécialement fan des huit clos, celui ci ne déroge pas à la règle malheureusement les scènes sont souvent redondantes bien que le développement des personnes est excellent, que ce soit le père, la famille ou le "pasteur". Certaines scènes sont émouvantes comme promis dans la bande annonce. Bon film mais oubliable.
Quand Darren est derrière la caméra je me dois d'être devant l'écran . Encore une fois ce film est marquant de part l'interprétation de l'acteur principal qui est méconnaissable est joue à merveille, difficile de ne pas être touché. Un huit clos pesant, les personnages secondaires sont pour certains pas très intéressant (precheur) par exemple. Ce ne sera pas mon préféré de Darren mais ça reste un bon drame à voir .
J'avais vraiment envie d'aimer ce film, étant fan d'Aronovsky, et certaines choses fonctionnait bien et étaient émouvantes, mais l'ensemble était profondément décevant. Les rôles secondaires sont juste assez faibles, dans le casting et dans la performance. La petite fille est juste une énième adolescente jolie mais énervée, tout ce qu'il y a de plus banal, si hollywoodien, si faussement provocante. L'infirmière est aussi assez agacante, elle a, elle aussi ce côté "femme qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui est badass parce qu'elle est autoritaire et enervée". En gros la manière inversée dont les personnages féminins ou masculins est traitée est un peu surfaite, mais justement, je m'attendais à plus de finesse de la part du réalisateur. Le jeune marchand de bible est aussi très commun, très jeune premier, très hollywood, pas transcendant. L'histoire n'a finalement pas de réelle trouvaille, pas d'axes vraiment fort, surprenant, choquant. Voilà le mot "choc" que j'attend du créateur de Requiem et Mother ! Mais au delà de l'aspect de Frasier, quand on rentre réellement dans l'histoire, rien n'est assez fort, assez dur, le scénario est juste faible.
The Whale correspond aux claques assez rares que l'on se prend en plein visage lorsque l'on se rend au cinéma. Un film très émouvant et d'une force rare. Les jeux d'acteurs sont excellents, que ce soit celui de Brendan Fraser, celui de Sadie Sink ou encore celui de l'ex femme du protagoniste. J'ai adoré la fin !
Nouveau film de Darren Aronofsky, The Whale est un film qui parle de nombreux sujets forts. D'abord de l'obésité morbide, sujet plutôt évident quand on voit la promotion autour du film. Son obésité nous rend mal à l'aise. Mais comme pour Requiem for a dream, ce thème important est appuyé par d'autres thèmes forts comme la solitude, le pardon, le deuil, l'amitié, la sincérité, la religion, l'homosexualité... Brendan Fraser interprète à merveille son personnage d'une grande complexité, on a de l'empathie pour le personnage malgré les mauvaises décisions qu'il a pris durant sa vie. Il mérite son Oscar. Le reste du casting est excellent, l'histoire est excellente, ce film est un véritable chef-d'œuvre.
Un très beau film qui traite un sujet délicat et dont on ne préfère pas parler en général. Ces personnes sont très invisibles dans le quotidien et le fait de voir de façon sincère et vraie la vie d'une personne en obésité morbide sur une semaine est très emouvante. Film très bien réalisé.
Une réelle claque cinématographique. Malgré la mise en scène Huit clos et la présence de peu de personnage le film nous emmène à réfléchir sur des sujets tant touchants qu'importants. Aucune longueur durant les 2 heures, une interprétation de Brendan Fraser juste incroyable. un oscar mérité. N'oubliez pas vos mouchoirs vous allez en avoir besoin.
Cinéma, psychologie, émotion, grandeur d'âme et d'esprit, tout y est dans ce superbe film en huis clos qui pourtant nous fait voyager dans des contrées souvent ignorées, touchant à la différence, à l'amour impossible, à l'intelligence brillante et pourtant si solitaire - et pourtant à un formidable partage ! Bravo à tous les acteurs, au scénario qui se dévoile parfois sans pudeur pour toucher à la vraie vie.