Un film vraiment piégeux, pour lequel il faut absolument passer les 35 premières minutes. Il s’agit en effet d’un plan séquence, style manga, Zombies, d’une sorte de BD déjantée, donc si on n’est pas amateur de zombie ou de manga, c’est tout à fait inintéressant, barbant, et on pourrait facilement abandonner le film .
Mais ensuite arrive un film normal, qui décrit l’historique du tournage de ce film inital , puis son Making off de film de zombies. Et là le film décolle, un humour féroce, une analyse caustique du milieu du cinéma de série B, la rivalité entre acteurs, la grosse tête que prennent les jeunes stars ; les deux jeunes Raphael Quenard et Finnegan Oldfield sont excellents, complétement loufoques, irrévérencieux, Quenard est absolument tordant avec ses problèmes d’intestins. Beaucoup d’humour noir au sujet des japonais, des bonnes vannes, de très bons dialogues.
Le sujet de ce réalisateur un peu looser, qui va saisir cette opportunité pour ressouder sa propre famille qui se décomposait, nous parle , nous touche, l’alchimie entre Bérénice Béjo et Romain Duris fonctionne à merveille . Jolie prestation de la jeune actrice qui joue leur fille ( Simone , vraie fille de Bérénice Béjo et du réalisateur )
Et on retrouve de très bons seconds rôles : Gregory Gadebois , Sebastien Chassagne, et même la formidable petite mamie productrice japonaise, irrésistible.
La dernière partie décortique alors le fameux plan séquence d’ouverture, en relevant tous les trucages du cinéma, retrouvant et découvrant une féerie à la Mélies , très réussi et très touchant