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Salò ou les 120 journées de Sodome
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Un visiteur
5,0
Publiée le 23 janvier 2013
Parfait ! On en vient à regretter quelque peu les scènes parfois trop subjectives alors qu'elles auraient pu avoir beaucoup plus de réalisme, mais pour l'époque et la censure on comprend.
Assurément le film qui m'a le plus dérangée, bouleversée et révoltée. Le regarder a été, pour moi, la seule expérience qui m'a fait comprendre ce qu'est le fascisme et ce qu'étaient les camps de concentration. Pas comprendre d'un point de vue intellectuel ou historique. Non, comprendre d'un point de vue sensoriel, physique. Ce film m'a fait comprendre ce que signifie, dans sa chair, être maltraité, humilié, nié par un système politique. Ceux qui pensent qu'il ne s'agit que de voyeurisme ou de perversité, sont, à mon avis, passés complètement à côté du film. Peut-être était-ce trop violent pour eux. Ou trop écrit.
Toute l'intelligence de Pasolini est la mise à distance de la violence, qui, du coup, en est objectivée. Je m'explique: le jeu d'acteurs (les rôles sont trés écrits, pas d'improvisation, pas de sentimentalisme), les plans-séquence en long travelling entrecoupés de plan rapprochés (notamment les scènes de "lecture"), l'introduction des noms des chapitres, l'utilisation de la musique et des décors (épurés et trés travaillés). Tous ces éléments purement cinématographiques sont au service des idées du film. Il n'y a aucune fascination pour la violence. Au contraire, quand on y repense, il n'y a que trés peu de scènes explicitement violentes. Et en matière de violence filmées, ont a vu bien pire, bien plus gore complaisant. Je lis que certains sont choqués par les viols, mais on ne voit rien. Par ailleurs, la violence de la fin du film est mise à distance par le prisme des jumelles et de l'absence de son. Pourtant, on ressent une atteinte à notre intérgrité physique en voyant ce film. C'est, à mon sens, toute la virtuosité du réalisateur, son génie immense.
Salo, l"un des plus grands films jamais vus. Le cinéma n'est pas qu'un divertissement. Il est aussi une arme politique. Et quelle arme!
Sans doute le film le plus dérangeant de l'histoire du cinéma. A voir, ne serait-ce que pour se faire une opinion. La mienne est tranchée, ma note en est l'expression.
C'est plus exaspérant et grotesque que réellement choquant. C'est chiant, laid, horriblement mal joué et sans intérêt. On se demande ce qui a pris à l'auteur de nous infliger ce film sinon le plaisir de tenter de faire dans la provocation. (à moins que ce soit pour la jubilation perverse de voir les critiques encenser une œuvre qui ne le mérite pas, mais mort tragiquement avant la sortie, il n'aura pas eu ce plaisir,). Une œuvre doit fasciner et/ou intéresser or ici, même la dualité fascination/répulsion ne fonctionne pas, c'est dire comme le film est creux !
Qui de mieux que Pasolini pour dénoncer la perversité crasse de la société bourgeoise?Après avoir déjà traiter ce sujet dans ses précédents longs("Théorème" notamment),il l'élève à son paroxysme le plus absolu(sadisme,torture,viol,inceste,...) dans celui-ci,quitte à tourner un peu en rond.Dérangeant,choquant,puissamment évocateur,cruel,ironique,poétique,"Salo" est tout cela à la fois et représente un vrai film-testament de l'auteur.Voilà une œuvre incroyablement contestataire et tranchant radicalement avec les films politiquement corrects qu'on se tape ces dernières années.Le 7ème art parfois un peu trop consensuel a besoin de ce cinéma-là...
Voila qui interroge, interpelle sur de nombreux aspects .Je n' ai pas lu le livre de Sade donc je ne peux que me baser sur le film. Le choix de Pasolini d' ancrer le film dans un contexte historique précis est il adéquat ? Une histoire sans référence à une époque précise aurait elle gagné en intemporalité ? Sur la critique de la société de conso' souvent présenté comme une thématique de ce film, je trouve "La grande Bouffe" de Ferreri plus marquante . Cepandant Pasolini sait bien montrer certains aspects sociaux de la société (très amplifié dans ce film) comme le rejet de toute valeures qu' elles soient liés aux figures parentales ou de la religion ou les institutions(le mariage tourné en dérision). Le fait de nous montrer des personnes "bourgeoises" se livrer aux actes obscènes est interessant car cela peut suggèrer une vision de la société ou ceux qui sont censés donner l' exemple tombent eux aussi dans les vices et la décadence . On peut aussi avoir une analyse marxiste : la classe dominante prend son plaisir à abaisser les dominés en les obligeant à se livrer à des pratiques décadantes (les séquences du "cercle de la merde") tout en retirant les avantages/plaisirs. Il y a aussi un certain pessimisme sur la nature humaine : la résistance à l' oppression n' est pas présente . Au contraire, les gens préfèrent se dénoncer entre eux plutot que s' unir. Dans les bonus du DVD, Noé a un très bon commentaire sur la scène finale (avec les tortures). Pasolini en les filmant à travers le prisme des jumelles nous donne l' impression de voir des images issues du subconscient et facilite donc aussi le souvenir de cette séquence. A titre perso, l' enchainement de ces images avec le gros plan sur le visage de l'homme barbu regardant ces tortures, le sourire se dessinant sur son visage à la vue de ces images, cela fait quelque chose ... Voyeurisme malsain
Expérience radicale et marquante. Ce dernier opus de Pasolini (avant qu'il ne meurt assassiné) ne faillit pas à sa réputation d'oeuvre difficilement regardable. En rapprochant l'éphémère république de Salo (1943-1945) des 120 journées de Sodome, Pasolini brosse un tableau à forte symbolique sociopolitique et convoque ce qu'il y a de plus vil, terrible et violent dans l'âme humaine. C'est une descente aux enfers (le film est chapitré par "cercles") où s'expriment crûment la liberté dévastatrice des bourreaux (abus sexuels, scatologie, tortures...) et l'asservissement complet des victimes. Certaines scènes provoquent vraiment un haut-le-coeur et l'ensemble génère un puissant malaise. On a rarement été aussi loin dans la représentation de la barbarie et dans l'image d'une humanité décadente. Pasolini dira de son film : "Ce n'est pas tant le souvenir de cette époque (la fin de la Seconde Guerre mondiale) qui m'a inspiré, que le spectacle du monde actuel." Vive les seventies... Salo ou les 120 journées de Sodome témoigne, outre d'un pessimisme sans fond, d'une audace créatrice incroyable. Car Pasolini reste maître de son sujet, adoptant un style sec, filmant souvent de loin les scènes les plus dures. Le problème, c'est que le visionnage de ce film comporte un aspect aussi fastidieux que la lecture du livre de Sade, dans sa longueur et sa répétition de monstruosités. Film et livre sont finalement plus intéressants à étudier qu'à voir ou lire... On peut d'ailleurs se reporter à l'excellente bibliographie que Pasolini indique dans son générique de début : Barthes, Blanchot, Beauvoir, Klossowski, Sollers.
Ce genre de film, ça vaut un peu 0 ou 5 étoiles. Le film est marquant, pas besoin -et pas envie-de le voir deux fois pour s'en souvenir. C'est pour moi surtout une métaphore sur le pouvoir, et la cruauté qu'elle engendre dans les comportements. L'ensemble est quand même redondant et puis, la société me parait moins soumise aujourd'hui, alors je vois pas toujours bien la pertinence du propos mais bon ca reste une expérience.
oh pour etre rapide mr je suis un pro de film celui ki a fait ce film y sappelle pier paolo pascolini,g 13 pige et g une meilleur culture cinematographique ke vous
Comment évaluer un tel film ? Lui mettre 0 parce qu'il est juste dégueulasse ou 5 car il ose adapté l'un des livres les plus bizarre de l'histoire ? J'ai décidé de faire la moitié du chemin. En effet, le film est une adaptation des plus osée (était il possible de faire sobre ?) des cent vingt journées de Sodome du marquis de Sade. De ce fait, le film multiplie les scènes de torture, de viol, de scatophilie,... pour un résultat plus qu'écoeurant, malsain qui donnerait presque envie de cesser le visionnage avant la fin. Au final, on sort de ce film malade, nauséeux, et changé à jamais. Une expérience plus qu'un véritable film.
Un porno avec des esclaves sexuelles hommes ET femmes qui vivent sous le même toit que des officiers et se font violer à longueur de journée , et on ose encore appeler ça un " film " .. Où va le monde ? Le mec qui a fait ça est un détraqué de première , car je ne dois pas être persuadée qu'il s'agit d'un tissus de connerie .
Barbarie. C'est le mot idéal pour décrire ce film. On ne ressort pas indemne du visionnage de cette oeuvre dérangeante. Ce qui m'a perturbé dans Salo, c'est le fait qu'il nous met face à l'imagination humaine sans limite en matière de sadisme, de perversion morale, sexuelle et même politique. C'est un film qui est, à mon goût, bien plus choquant que n'importe quel film pornographique. La violence est extrêmement forte, mais ce qui perturbe, c'est qu'elle est presque source de plaisir. Face à ce genre de film, chaque individu réagit différemment. Pour ma part, j'ai réagi en tentant de m'identifier aux différents personnages : c'est quasiment impossible ! Personne n'aime se positionner en victime, mais dans ce film, les bourreaux sont tellement dégueulasses qu'ils sont victimes de leur propre perversion. Un film que je recommande aux amateurs du genre, aux personnes torturées et à tout ceux qui aiment se prendre la tête dans des réflexions sans fin sur la nature humaine. Je le recommande évidemment à une autre clientèle, celle des sadomasochistes, des pervers ou des amateurs de snuff movie qui y trouveront un certain plaisir. Personnellement, je n'ai aucune envie de visionner ce film une seconde fois. Il m'a bouleversé. Je le déconseille vivement à ceux qui souhaite passer un moment agréable devant leur home cinéma le vendredi soir après le boulot. Mais c'est un film unique, une oeuvre de Maestro.
Choquant est bien le mot. C’est bien la première fois que j’ai envie de rendre physiquement devant un film. Même Saw n’avait pas réussit à me faire cet effet là, m’amener vers la limite où tu flanches carrément. Culte pour les esthètes, initiatiques pour d’autres, raté pour beaucoup, c’est un peu tout ça pour moi, comme pour beaucoup de films des années 70, contestataire et iconoclaste. Réussir à adapter du Sade c’est déjà un exploit en soit, le sadomasochisme passant mal à l’écran, en porno chic ou porno tout court. Je le trouve un peu redondant dans le genre du cul, pour du cul pour du cul, mais bon, c’est son choix. Le jeu d’acteur est un peu approximatif, entre certains pour ne pas dire tous sont amateurs , il y a des scènes crues de scatologie et de sévices sexuels diversement explicites. Un discours érotico- intello, un peu nombriliste, mêlant la merde et la lenteur du film. Qu’on le veuille ou non, c’est la meilleure dénonciation du fascisme à l’écran sauf que cela va plus loin jusqu’à la cure cathartique, car on en ressort différend, comme après un choc psychologique profond. Tout est simulé, mit à distance, comme ses scènes de tortures vu à travers des jumelles, ou les excréments pas « réaliste », mais ça marche. Iconoclaste est bien le mot.
Je préfère être enterré vivant dans mon propre cercueil que de visionner ce film une seconde fois. C'est pour vous dire. Je vais pas vous faire le pitch de l’œuvre, je risquerais de faire pipi dans ma culotte. Et j'ai 24 ans. Après ce film, j'étais plus mal que le pire lendemain de gueule de bois de ma plus grosse cuite. Après ce film, pendant une demi-heure, les équilibres de l'univers et de mon estomac se sont modifiés. Après ce film, la vie n'était plus la même. La vie ne DEVAIT plus être la même. L'horreur quoi. Pire encore que couper des spaghettis devant moi. On dit que tout est relatif, sauf dans ce film où l'horreur est absolu (Tatatataam tatatataaaaaaam).
PS : surement la phrase critique la plus juste à propos de ce film -> "C'est le film d'un artiste qui entend renoncer à son art, pour se proclamer malade et fou, tout en accusant la société d'en être la cause: terrifiant, pour le moins." Zurban