"Bravo pour le cirque, c'est lamentable.", on paraphrase l'avocat du film, car sa réplique colle parfaitement à ce que l'on a pensé de cette démonstration de facéties jamais drôles, toujours gênantes (on se questionne quant au public que les excès infernaux de ce film feraient rire...), et copieusement engorgée de tout le gratin de vedettes françaises TF1 et Netflix (vos impôts servent à payer ces grimaces). L'intrigue ne garde pas
secrète l'identité de l'accusée
pour le spectateur, qui va donc poireauter une heure que le héros la découvre, et c'est très long. Mais pas aussi long que le procès, encore une fois une kermesse, un concours de facéties et beuglantes qui ferait gagner l'acteur le plus insupportable (et la concurrence est rude), oubliant complètement le récit, de créer des blagues qui ne soient pas des jeux de mots pour petits enfants (et encore, même les Carambar proposent mieux) ou des atteintes auditives. On n'y croit jamais, on ne rit pas, on soupire et on regarde sa montre (attendez, même dans le générique de fin, votre délivrance n'est pas arrivée : il y a une scène post-générique totalement gratuite et inutile, à l'humour encore une fois beuglard et bas du froc). La morale du "vivre ensemble" tombe complètement à côté de la plaque à cause de la grande niaiserie qui y est appliquée, les "Savoisiens" devenant vite des running-gags balourds que le film dégaine comme des Jokers quand il ne sait plus quoi dire (gueuler, plutôt). Les Chèvres, on en est sûr, ce sont ceux qui iront voir cette arnaque.