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DANIEL JANSSENS
3 critiques
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2,5
Publiée le 13 janvier 2024
Je sors d'aller voir ce film dont j'attendais beaucoup plus. Bien sûr il s'agit d'un film japonais et on le sait d'avance, cela ne vas pas secouer MAIS si vous vous sentez déjà fatigué en entrant dans la salle, vous risquez l'endormissement. On entre et on ressort avec beaucoup de questions en suspens qui n'ont pas de réponse, des voisins dans le cinéma semblaient se dire la même chose que moi. C'est très lent, très très lent, il ne se passe pas grand chose mais les aspects de la société japonaise sont quant à eux bien retransmis (le besoin du pardon, le respect démultiplié par rapport à l'éducation transmise). Mais au bout du compte, deux heures sont passées et sur la dernière demi-heure dont j'attendais beaucoup...j'ai commencé à regarder ma montre et je me suis dit "ouf, c'est bientôt fini". Un point positif: les acteurs qui ne surjouent pas comme cela se passe souvent là-bas.
Fascinant ce dédale dans lequel nous embarque "L'innocence" ! Le croisement de points de vue très différents autour des mêmes faits rend le film très intriguant et troublant, jusqu'au magnifique dénouement. Les acteurs sont formidables, notamment les deux jeunes. La musique, très délicate, apporte beaucoup de sensibilité à l'ensemble. Un film d'une grande subtilité sur l'enfance, la famille et la société japonaise en fond de toile.
Je suis très déçue. Je me suis ennuyée ferme. dès le début, pendant une demi heure, je me suis demandée "ça commence quand?". Il y a trop d'invraisemblances dans le scénario. Par exemple, les confidences de la directrice à un enfant ... Je n'en dirais pas plus pour ne pas tout dévoiler... mais il y en a d'autres...
Très bon scénario qui nous balade, qui brouille les pistes, à la recherche d'une vérité sur qui est cet enfant - principal protagonisme du film - et sur qui lui arrive. La dernière partie est très belle. Ce film nous interroge sur les multiples interprétations que l'on peut faire sur les événements.
Je pense avoir bien compris où voulait nous amener Kore-Eda: Le monde de l'enfance est complexe et les adultes y sont étrangers; on est différent selon qui nous regarde. Bien. Mais je trouve que la deuxième partie du film est totalement ratée et les réactions des différents protagonistes sont totalement incompréhensibles, cet écueil gâche pour moi la totalité du film qui dès lors ne tient plus debout.
Minato est en CM2 et cache un secret à tout le monde. Sa mère, inquiète, pense son fils brutalise à l’école par l’instituteur. Le film raconte le poids du secret, les conventions, et la libération. C’est bouleversant. Les acteurs sont impressionnants de justesse. La musique renforce un scénario puissant et magnifique.
D'habitude, je prends le contre-pied des évaluations du « masque et la plume ». Mais cette fois-ci, les éloges était tels que j'ai craqué. MY GOD!!! Film décousu, lent, inintéressant. On ne m'y reprendra plus...
Ennuyeux et sans grand intérêt !!! Tromperie sur la qualité ! Je déconseille vraiment ce fil. Les critiques sont vraiment trompeuses ainsi que la bande annonce
Minato a un comportement étrange et inquiète sa mère qui l'élève seule. Dans les rares explications qu'il fournit, Minato accuse son professeur de harcèlement... L'innocence a eu le prix du scénario à Cannes. De fait, le travail d'écriture est important puisque l'histoire de Minato est abordée trois fois dans le film, du point de vue de la mère, puis du professeur, puis de l'enfant lui-même. On apprendra de nouveaux éléments de l'intrigue dans chaque partie et, peu de temps avant la fin, la vraie raison du comportement étrange de Minato. La construction du récit semble parfois alambiquée et, pour donner un indice, on peut rappeler que l'Innocence a également obtenu la Palm queer à Cannes en 2023...
L'innocence est bien le "Rashomon" de l'enfance. Le cinéma japonais secrète des maîtres, et Kore-Eda en est un des plus brillants. A travers une histoire qui laisse planer plusieurs interprétations, le cinéaste mène un récit de l'émancipation vers le bonheur et vers la compréhension de soi : il n'y a pas de réincarnations, "nous restons ce que nous sommes". La mise en scène frôle la perfection, les personnages ont tous une raison d'agir - chacun a sa chance, ou disons son explication - et sont joués par des comédiens d'une vérité nue admirable, le découpage d'une grande subtilité évite toutes les redites, spoiler: alors que certaines scènes sont montrées trois fois . Pas besoin de musique, à part une ritournelle, une photographie naturalise, simple, lumineuse souligne l'universalité du message. Magistral : oui, une leçon de maître.
Une histoire rendue assez confuse par la multiplication des flashbacks à un rythme trop soutenu, mais au total un film très original qui mérite de laisser prendre par son charme.
Hirokazu Kore-Eda a voulu faire un film sur la subjectivité face au réel. Un même événement est perçu et interprété de façons différentes par les protagonistes. Étonnamment, si le film est réussi, ce n'est pas pour le traitement du sujet. Non seulement l'idée n'est pas nouvelle (on pense notamment à l'extraordinaire "Mademoiselle" de Park Chan-Wook) mais l'académisme de la mise en scène et la répétition des scènes finissent pas lasser. En cela, le traitement du sujet n'est pas abouti et on est loin de "Une séparation" ou du "Passé" d'Ashgar Fahradi. Heureusement, il y a cette longue fin qui montre avec délicatesse la relation entre les deux enfants. Cette fin emporte les spectateurs. Débarrassé du questionnement de départ, lorsque Kore-Eda pose sa caméra sur les sentiments, on retrouve immédiatement la puissance de son cinéma, cette capacité rare de filmer les sentiments humains. Un film d'amour poétique et empathique.
Un film doux et pertinent à trois points de vue. Habituée à la poésie de Kore-eda, vous ne serez pas déçu. La nature est également un personnage à part entière.