Épouvante, horreur ? Ah bon, où ça ? À part la vieille chelou, ce fût d'un plat niveau suspense, ce n'est pas la crise cardiaque qui guète mais l'endormissemt.
Dans ce film d'horreur tant attendu et décrié, la narration adopte une structure en chapitres, chaque segment offrant le regard d’un personnage différent, de l’institutrice au père d’un enfant disparu en passant par un flic et un camé vivant de menus larcins. Les pièces du puzzle vont peu à peu s’imbriquer et révéler un mystère aux multiples facettes qui sera résolu au bout de 90 minutes par un élément fantastique discutable pour certains, mais ô combien jouissif pour d'autres (dont je fais partie) car cela changera résolument le ton du métrage se transformant soudainement en farce comico-gore jubilatoire. Le tout est réhaussé par une mise en scène soignée, un décorum parfait et des acteurs excellents. Reste que ce qui est très dérangeant, ce sont les réactions et actes incohérents de certains protagonistes, notamment Les policiers, qui semblent avaler toutes les couleuvres qu'on leur sert sans vérifier la moindre information. Faut-il y voir une critique de la police ? Quoi qu'il en soit, ce film est clivant, mais il faut avant tout le voir comme une relecture moderne des contes "Le joueur de flûte de Hamelin" et "Hansel et Gretel" adaptés à notre époque !
Est-ce qu’il y a un problème avec les gens qui classent les films par genre ? Ce n’est pas la première fois que je me pose la question (Dracula de Luc Besson aussi…). On a parfois l’impression de ne pas voir le même film.
Épouvante-horreur ? Vraiment ?
À en croire certaines critiques, ce serait le film d’horreur de l’année. Encore faut-il que ce soit vraiment un film d’horreur… Sur cette base-là, je lui mettrais 0,5.
Non, pour moi, c’est surtout une comédie.
On peut éventuellement ressentir un léger frisson dans le premier quart du film, mais rien de très marquant. On reste surtout dans l’intrigue, avec quelques jump scares disséminés ici et là.
La suite, et surtout la fin, devient franchement drôle. La dernière scène est presque digne de Benny Hill, avec une course poursuite complètement absurde. J'ose espérer que c'est voulu par le réalisateur.
Dans les points négatifs, il y a quelques longueurs dues à la structure du film, avec plusieurs allers-retours qui cassent un peu le rythme. Le scénario reste aussi un peu bancal, notamment avec une police complètement à côté de la plaque. Mais passons outre...
Bref, un petit nanar, et une séance pas désagréable.
Zach Cregger propose un film de genre très abouti. Il débute comme un thriller qui bascule peu à peu dans le fantastique horrifico burlesque. Il vaut mieux ne pas se spoiler pour se laisser surprendre. La conclusion WTF et le mélange des registres ne plaira pas à tout le monde, mais quoi qu'il en soit on reconnaîtra le talent du réalisateur. Le film est visuellement très réussi, sans jumpscares gratuits mais avec des images saisissantes, déployant une ambiance bizarre au possible, avec une narration chorale (parfois un peu redondante) qui prend le temps d'installer son récit et ses personnages, comme un puzzle qui s'assemble lentement (parfois trop peut-être) jusqu'à l'explosion finale...
Une vraie leçon de cinéma, que ce soit en termes de réalisation avec une caméra qui colle aux personnages dans une fluidité déconcertante, ou bien en termes de scénario qui sort des sentiers battus dès la scène d'introduction où ça annonce la couleur. De plus il y a des moments de tension qui nous font sursauter.
Missile à (petite) tête (blonde) chercheuse. Avec Weapons, Zach Cregger tisse un récit labyrinthique aux perspectives multiples. Le film se présente comme un chœur dissonant : les chemins s’entrecroisent, se répètent, se corrigent, rejouant les mêmes instants sous différents angles, comme si la réalité elle-même hésitait sur sa version. On avance dans ce récit comme dans une maison sans fenêtres, prisonnier des fragments de vie de personnages touchés ou obnubilés par la vérité.
Difficile de saisir le genre du film au début tant il glisse sous les doigts. La scène d'ouverture elle même est déstabilisante par la musique presque libératoire qui accompagne la course nocturne de ces enfants. Puis, on navigue entre enquête, thriller, et — sans prévenir — horreur pure, celle d'une efficacité redoutable qui s’invite sans musique annonciatrice, sans alerte, par une simple maîtrise du rythme et de l'image. Parfois, Cregger use de ficelles simples — les rêves des personnages ouvrant des brèches — mais il les tord avec une intelligence visuelle à vous filer la chaire de poule. Les champs et les hors-champs deviennent par moment ses complices, laissant le vide travailler notre imagination, et certains plans, d’une brutalité glaciale, restent plantés dans la mémoire comme des échardes.
Ce théâtre de l’horreur ne se joue pas en vase clos. Cregger choisit la banlieue américaine comme décor — une banlieue aisée, sécurisée comment en témoigne ses systèmes de sécurité qui se retourneront contre leurs propriétaires voués à regarder en boucle leurs enfants disparaître d'eux mêmes. Et face à l'inimaginable et la douleur, les façades craquent comme les consciences. Chaque personnage que l’on rencontre porte une fissure, un poids invisible, un côté sombre qui suinte peu à peu à mesure que les pièces du puzzle s'assemblent. Cette peinture sociale donne au cauchemar une densité qui dépasse le fantastique : le mal est collectif, enraciné, communicatif. L’horreur humaine, celle de la lâcheté, de la bêtise, du besoin compulsif de désigner un coupable annoncé dès la première scène. Le film s’acharne à montrer que les monstres se cachent aussi dans les regards accusateurs, dans les certitudes aveugles d’une communauté à genoux.
À mesure que l’histoire progresse, les choses s'expliquent tout autant qu'elles déroutent et cela reste savoureux. Le mystère se dissipe mais le fantastique n'est jamais très loin. L’incompréhension face au phénomène étrange qui a dévoré les enfants, vertige collectif, devient plus tangible tout en puisant dans des racines occultes et Zach Gregger tendra nos nerfs à leur maximum jusqu'à la dernière minute, dans un final qui réussira même la prouesse de nous arracher un sourire.
Après Barbarian, déjà bien malin, Cregger confirme donc avec Weapons. Il pousse la narration horrifique plus loin, osant l’éclatement des points de vue, les transitions abruptes, l’hybridation des genres. Le résultat est un film à la fois déroutant et obsédant, un cauchemar polyphonique dont on ne sort pas indemne.
La bande d'annonce m'avait bien tapé dans l'œil ! Malheureusement, nous sommes bien loin de la tension et des potentiels moments un peu sanglants ou un peu dérangeants annoncés. C'est long, la tension n'existe pas et les moments "comics" ne tombent pas très bien, une déception pour ma part.
Clairement à fuir ! Des incohérences, on comprend pas tout, c'est long, c'est comique tellement c'est tiré par les cheveux (c'est le cas de le dire). Vraiment on a regardé jusqu'au bout mais on sait pas pourquoi !
Un des meilleurs film d'horreur de l'année avec substitution. Il faut dire que le genre est devenue tellement, prévisible ou tout les films se ressemblent que dès il y a un minimum de travail cela saute aux yeux. Zach Cregger qui avait déjà réalisé l'intéressant Barbare, persiste et signe avec Évanouie et risque de ce faire un nom dans le genre au même titre que Wan ou Derickson. Monté en chapitres sur les différents points de vue des personnages, le tout finit par se regroupé assez habilement, alors tout n'es pas parfait, et l'on pourrait s'interroger sur les quelques invraisenblances, notamment sur l'enquête policière qui n'a jamais eut le moindres doutes sur la bizarrerie de la tante Gladys, ou ne serait-ce que la raison finale de tout cette affaire, mais l'essentiel est ailleurs, notamment sur cette ambiance tantôt, oppressante, inquiétante voir lugubre par certains moments. Avec pour une fois un casting à la hauteur pour donner de la prestance à l'ensemble et le mélange fonctionne très bien. Clairement un film qui se démarque et c'est assez rare pour être souligné.
Une séquence d'ouverture réussie plante le décor. puis, l'intrigue se démultiplie avec le vécu de plusieurs protagonistes, finissant par se rejoindre indirectement. Une approche déstructurée, troublante, déroutante et fascinante, suscitant longtemps un mystère, sans aucune clé donnée. Z. Cregger renouvelle à sa manière le thriller horrifique avec une belle maîtrise. Et quel final!
Ce film est comme un puzzle qui s’emboîte au fur et à mesure.
Il met immédiatement les pieds dans le plat avec sa structure scénaristique.
Dès son introduction, présentée de façon si soudaine, on a l’impression d’être déjà arrivé à la fin de l’histoire.
Ensuite, le récit nous est conté sous forme de différents chapitres qui exploitent divers points de vue. On peut parfois avoir la sensation de tourner un peu en rond, avec une certaine répétition, mais chaque partie apporte son lot de « réponses » et contribue à la compréhension globale du film.
En revanche, la fin fait un peu tâche dans un sens. En fait, elle a un quelque chose d'hilarant !
Cela ne rend toutefois pas le film moins étrange, bien au contraire. Il dégage une ambiance énigmatique, avec un vrai suspense et un mystère constant qui en découle.
De plus, c’est franchement original pour un film d’horreur. Bien que certains aspects le rapprochent davantage d’un thriller, on reste bien face spoiler: à une histoire sordide et folle de sorcière.
Pourtant, le synopsis laissait penser à quelques similitudes avec "En Secret" (de Pascal Laugier, avec Jessica Biel), notamment sur le thème de la disparition d’enfants, mais finalement, pas du tout !
Gladdys est une DIVA, le film est drôle sans le vouloir et la réalisation est juste pépite. Weapons est un excellent film, il y a de l'horreur, l'horreur est en partie dû à la musique qui est juste génial. Foncez voir Weapons. (Pour info, Evanouis est un mauvais titre, ça n'a rien à voir avec le film est en plus Weapons est bien plus cohérent et bien plus stylé)