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Jean-luc G
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4,0
Publiée le 30 novembre 2025
Un documentaire authentique, tourné entre voisins, tous les ingrédients étaient là pour donner un bon résultat, ou d'insignifiant. Heureusement l'œil de Perret ne maquille pas une vie dure des trois frères paysans, même si celle-ci s'améliore au fur et à mesure des générations suivantes. Proximité avec les animaux et modernité (le suivi individualisé de l'alimentation de chaque tête de bétail), ce portrait de paysans savoyards curieux et laborieux emporte l'adhésion, et bénéficie de l'héritage bien intégré de deux documentaires plus anciens, qui s'intègrent aisément dans le montage ( un format différent, et le N&B) fluide et instructif. On est loin des grands discours de quelque bord on se place. C'est une facette de l'agriculture dans le domaine de l'AOP du reblochon. DVD - novembre 25
André, Joseph et Jean Bertrand sont trois frères qui ont consacré leur vie à leur métier d'éleveurs agricoles, et se retournent sur ce choix difficile, gorgé de sacrifices (pas de femme, toujours à travailler dur, pas de salaire décent...) mais aussi riche d'une fraternité à toutes épreuves, d'un lien familial fusionnel qu'à peu près tout le monde de l'autre côté de l'écran leur envie. On se sent petit, tout petit, face au labeur harassant que les archives nous dépeignent, mais aussi très impressionné par la lucidité parfaite des trois frères sur leur métier (ni trop geignarde en disant "Ne faites pas comme nous", ni trop orgueilleuse en refusant catégoriquement les avancées technologiques : ils ont bien compris l'évolution de leur métier). Comment ne pas sourire devant l'amour tendre de ces fermiers pour leurs bêtes : celui qui connaît toutes les vaches par leur prénom et leurs habitudes ("Celle-là, elle aime balancer son seau..." / *BLAM* / regard blasé mais amusé), celui qui se fait suivre par ses poules pour avoir des papouilles (on a fondu), le jeune qui monte sur le tracteur avec son chien, celui qui pratique le vêlage avec une certaine douceur et en parlant à sa vache, etc... Comment ne pas sentir son cœur se briser face à certains témoignages dont les voix se brisent quand ils évoquent les deux frères décédés, et le troisième dire qu'il n'attend plus que la vie le quitte... La Ferme des Bertrand est un voyage dans le temps sur trois générations, qui donne la parole à une femme dans ce métier (ce que l'on voit assez peu) et même aux enfants, laisse les "ratés" à l'écran (lorsque les deux héritières de la ferme fondent en larmes quand elles parlent de leur situation familiale, et qu'elles demandent à refaire la prise, la "ratée" est quand même dans le film, pour ne rien cacher du malêtre dans lequel elles se trouvent : le documentaire a un vrai soin d'honnêteté), et laisse le "parler" des paysans nous surprendre (ils s'expriment incroyablement bien, c'est un régal pour les oreilles). Plus qu'une parenthèse pastorale, La Ferme des Bertrand est loin du coup de gueule militant, loin de la tragédie accablante sur le monde paysan, se positionne juste au milieu, avec une bonne dose d'humour (le cidre à 7°, la gnôle dans le café... "Ça soule pas, ça."... On a ri), laissant le destin "terriblement" (comme dit le papy) dur, esseulé, mais fier, des trois frères parler pour eux. On retient quand même la séquence "papouilles Poupoule", d'une mignonnerie extrême (vous en avez forcément besoin).
Un documentaire personnel de Gilles Perret qui délaisse la question sociale pour s'intéresser à la transmission d'une exploitation agricole. Intelligemment construit entre les trois périodes avec un joli point de vue qui laisse le teps et les mots aux agriculteirs poyr se raconter.
De Bertrand en Bertrand en Bertrand, a travers trois generations acharnées à sauver vaches, veaux et paysages, on nous raconte tres efficacement comment l’agriculture qui fonctionne va si mal, Alors qu’en est-il de l’agriculture qui marche mal ?
Cette année, "La Ferme des Bertrand", saluée par de nombreuses critiques positives et lauréate du prix du meilleur documentaire aux Césars, est une œuvre touchante. Effectivement, le réalisateur Gilles Perret retrace le parcours d'une famille d'agriculteurs sur cinquante ans en utilisant divers films documentaires. Même si j'ai connu d'autres histoires plus intéressantes, la famille Bertrand s'avère touchante, relatant leur amour pour leur travail, alors que le réalisateur met en lumière les changements et les évolutions du secteur agricole ces dernières années.
Le film propose de rendre un bel hommage, parfaitement mérité, à une famille d'agriculteurs, en fait surtout éleveurs, dans les Alpes, suivis sur plusieurs générations. Ce beau sujet est aussi bien filmé, et le spectateur passe un moment agréable à découvrir nos derniers paysans.
Un bon documentaire qui s’étire sur 25 ans voire plus puisqu’il y a des images qui datent de 1972, donc le double : 50 ans. 50 ans de sacrifices puisque trois frères décident de reprendre la ferme alors qu’apparemment ils ne se voyaient pas l’exploiter. Le sacrifice n’est pas tant de vouer leur vie à la terre et aux vaches, c’est de tirer une croix définitive sur toute envie de fonder une famille. Jours et heures ne sont pas comptés, un véritable sacerdoce. Oui, dans la mesure où leur discours n’est pas agressif, revendicatif, amer. Une légère résignation peut se percevoir ; « un destin » pour reprendre ce mot dans la bouche d’un des frères. Une voie qui leur était tracée contre toute attente et qu’ils ont accepté par esprit d’indépendance, par filiation, voire par devoir. Trois frères aux idées différentes qui oeuvrent pour le bien commun. Tel que le documentaire m’est présenté, j’ai l’impression que la ferme des Bertrand avance sainement, prudemment avec un endettement certainement maîtrisé.
Puis arrive le temps de former le neveu qui se greffe avec sa femme Hélène, les voilà cinq ; puis de nouveau trois avec Hélène, le petit neveu et le beau-frère de ce dernier. Bien sûr, il y a les femmes, les enfants qui donnent un coup de mains. L’exploitation se modernise, plutôt se mécanise. Si sa pique un peu André à l’idée que plus personne ne tienne un manche, il reconnaît que la ferme des Bertrand se porte bien. Et là encore, à les écouter, point de posture de victimisation. Je me demande s’ils ne font pas tâche avec le discours ambiant des agriculteurs (Un discours légitime qu’ils doivent certainement partager).
Avec les Bertrand, j’ai comme l’impression qu’ils connaissent leurs limites. Je crois que c’est le beau-frère qui dit que les murs sont les mêmes, seul l’intérieur est modernisé. Ils semblent se satisfaire de ce qu’ils exploitent. Ils ne semblent pas se laisser entraîner dans le tourbillon du profit ; enchaînés par je ne sais quel groupe, corporation qui les inciterait à s’endetter plus que de raison. Je fais référence à ce film « Au nom de la Terre » d’ Édouard Bergeon qui doit nécessairement faire écho à un grand nombre d’agriculteurs influençables.
Un documentaire pertinent qui rend bellement hommage à cette famille en y juxtaposant images 1997 et celles de 2022 comme la sortie des vaches de leur étable au retour du printemps, par exemple. Héritage, courage, honnêteté, humilité, filiation, transmission, émotion. C’est tout ça « La ferme des Bertrand ». Un grand bol d’air. Oui, il fait du bien ce documentaire.
Partagée sur l'idée d'aller voir un documentaire, même dans un lieu familier qui m'est cher, j'ai très vite revu ma copie. Tout sonnait juste, sans pathos, avec un respect immense pour les personnes suivies par la caméra. Un cheminement au rythme des saisons, des paroles qui resteront, tout comme ces visages d'hommes et de femmes qui ont si bien su nous faire partager leur quotidien et leurs aspirations.
Un documentaire exceptionnel. On suit la famille Bertrand sur une cinquantaine d’années, travaillant dans leur ferme tout en s’adaptant aux évolutions de leur époque. La première génération, incarnée par les trois frères qui sacrifient toute vie personnelle au profit du travail, est filmée par le réalisateur en 1997, puis à nouveau en 2023. Le documentaire intègre également des images datant de 1972, issues d’un reportage télévisé.
"La Ferme des Bertrand" est une oeuvre intelligente et riche d'enseignement, mettant en lumière l’importance du secteur agricole, qui s’est transformé et adapté au fil du temps. À travers trois générations, on découvre une famille qui, avec passion et dévouement, maintient en vie une ferme qui est au cœur de leur existence. La générosité, l’amour et la transmission qui s’en dégagent touchent profondément le spectateur. Le film souligne aussi la difficulté d’attirer les nouvelles générations vers ce métier dans le contexte actuel.
ce documentaire est dynamique même si j'aurais aimé voir un peu plus d'image sur le documentaire de 1957. par contre quand les gens parlé on avait l'impression que c'était tout le temps filmé en une seule prise. Pour le confort du spectateurs il aurais été mieux si les dialogues été répéter car les beuglement est les et les trous de mémoire aurais pus être largement enlevé au montage.
Le destin de 3 frères qui ont donné leur vie à leur exploitation agricole, qui sera reprise par la génération suivante avec le souci de moins sacrifier la vie personnelle en s'appuyant sur la modernité.
La Ferme des Bertrand est un documentaire poignant et touchant. On saisit l'importance de ce secteur d'activité qui s'est transformé et adapté à son temps. On suit cette famille avec ces trois générations qui lèvent la tête travaillent sans relâche pour faire vivre cette Ferme. Cette Ferme est le cœur de cette famille et cette générosité cet amour et cette passion pour certains se transmet à l'écran. Ce métier s'est transformé et ce documentaire en est un très beau témoignage avec cette beauté que nous offre la Nature et la difficulté d'attirer les nouvelles générations dans ce métier prenant vivant et indispensable. Très bon documentaire à voir absolument.
Documentaire à hauteur d'homme, permettant de voir comment évolue une ferme sur trois générations. Les trois oncles (personnages centraux) passent leur vie à travailler. Ils constatent que cela n'est pas normal. Ils estiment qu'ils ont un peu raté leur vie. L'un ne se voyait pas travailler à la ferme, un autre voulait fonder une famille et est resté célibataire. "Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer" écrit Baudelaire. Cette ivresse a bien du faire partie de leur vie. Les deux jeunes qui ont repris la ferme avec leur mère ont trouvé un équilibre qui semble un peu plus raisonnable.