De cette histoire vraie, simple mais fascinante, Pascal Bonitzer a su écrire une fable sociale où une galérie de personnages en rupture se retrouvent confrontés à un choix important qui peut transformer la suite de leur vie. Le principal intérêt du film est dans la confrontation de ces personnages aux intérêts divergents. Alex Lutz, Léa Drucker et Louise Chevillotte interprètent parfaitement leurs personnages fracassés. Un film très intéressant.
Un film dont j'attendais beaucoup mieux. Si l'histoire est intéressante, il présente beaucoup d'à peu près (l'entente soudaine entre la fille et le père - pourquoi ?), idem entre la stagiaire et son patron qu'elle déteste les 3/4 du film, sans oublier cette scène totalement inutile du baiser entre deux femmes, qui n'apporte absolument rien à l'histoire, mais qu'il est de bon ton de placer systématiquement dans les film et les séries actuelles.
Grand jeu d'acteurs crédibles. Film émouvant qui nous fait forcément penser à des histoires de la grande histoire. Le final déclenche de fortes émotions. Difficile de garder un oeil sec, lorsque les familles se lèvent de tables et applaudissent l'homme du jour pour le remercier.
On passe un très bon moment à voir ce film tiré d'une histoire vraie et qui en est d'autant plus touchant. Tout semble vrai, même lorsque les personnages eux-mêmes peuvent être des personnages de fiction : le commissaire-priseur qui a une revanche à prendre sur la vie (Alex Lutz absolument prodigieux), Léa Drucker toute en finesse, l'assistante stagiaire légèrement déséquilibrée et névrotique. Vraiment une très bonne soirée cinéma.
Bon film qui repose en grande partie sur le rôle et l interprétation très juste d Alex Lutz. A voir si vous ne payez pas plein tarif la place, sinon attendez la VOD vous passerez un bon moment.
Une histoire vraie sur le monde de l'art et des commissaires priseurs. Une fiction au scénario abouti et subtil. Une très bonne direction d'acteurs actrices: Alex Lutz est talentueux dans un personnage à la fois exécrable puis attachant,Léa Drucker, Nora Hamzawi, Louise Chevillote et Alain Chamfort sont tous excellents.
L’idée de départ, tirée d’une histoire vraie, est bonne, celle de retrouver un tableau [spoiler: « Tournesols fanés », inspiré par ceux de Vincent Van Gogh (1853-1890)] du peintre autrichien Egon Schiele (1890-1918) dans une maison vendue en viager à une femme veuve, vivant avec son fils, à Mulhouse, tout proche de l’aéroport, et détenu auparavant par un Français (mort à 98 ans !) ayant collaboré, pendant la seconde guerre mondiale, les nazis l’ayant récompensé en lui cédant une peinture, d’art « dégénéré », spoliée en 1942 à un marchand d’art juif (Karl Grünwald, laissant des tableaux en Alsace, avant de fuir l’Autriche annexée en 1938) . Malheureusement, le scénario (alors que Pascal Bonitzer est loin d’être un débutant comme scénariste), au lieu d’être linéaire, est parasité par l’introduction de personnages digressifs, principalement Aurore, la stagiaire du commissaire-priseur André Masson (Alex LUTZ), mythomane, menteuse et aux relations compliquées avec son père (grande sobriété du chanteur Alain CHAMFORT, 74 ans) mais aussi l’ex-femme de Masson (Léa DRUCKER) spoiler: qui prend des bains et tombe amoureuse de la notaire de Mulhouse qui a découvert le tableau (quel intérêt ?) . Le milieu décrit est plein de gens arrogants, cupides, attachés au luxe (montres, belles voitures comme André Masson) et n’est pas vraiment passionnant, les personnages gravitant autour du commerce de l’art, souvent antipathiques et suscitant peu d’intérêt. Une narration linéaire simple, voire un moyen métrage, aurait suffi. On est loin de « La femme au tableau » (2015) de Simon Curtis, à la narration plus classique et émouvante.