Tourné en une semaine, un Dupieux avec qq bonnes idées, notamment le figurant qui a parkinson, mais s'avère assez décevant et ennuyeux. Heureusement que les comédiens sont savoureux.
Avec Daaaaaali!, j'ai de plus en plus de mal à comprendre la direction de Quentin Dupieux. Bien sûr, c'est toujours empli d'humour, d'absurde, de sketchs amusants et d'un jeu avec la réalité et la fiction, mais là où Steack, Rubber brillaient par leur cohérence, j'avoue être déçu de ce format décousu d'1h20.
Ca parle certes des tournages, du jeu d'acteur, et beaucoup de l'ego lié au monde du cinéma, (ce qui n'empêche pas Dupieux de remercier son cerveau en générique, ironie ?), mais je n'ai pas saisi ce format qui n'a ni vraiment de début ou de fin (surtout de fin). Par exemple, le film s'ouvre sur une embrouille autour d'une fille, puis d'un débat sans queue ni tête sur la sexualité, qui n'a aucun lien avec le sujet du film. C'est là où l'absurde a ses limites. Je pensais que Dupieux avait compris qu'il y a une différence entre l'absurde et le n'importe quoi, mais il commence à l'oublier visiblement.
Avec ce ton léger et décalé, on pourrait croire que ça s'adresse à tous les publics, mais non, on trouve le moyen d'intégrer des scènes très violentes, écueil d'écriture s'il en est.
Malgré le casting prestigieux, je me suis un peu perdu dans cette critique du cinéma dont on a rien appris de nouveau.
Peut-être un des films les plus clivants de la filmographie de Quentin Dupieux. Un ton caustique, qui atteint ici son paroxysme en jouant une nouvelle fois sur l'ambiguïté entre fiction et réalité. Un propos virulent sur le monde du cinéma et ses composantes. Parfois méchant, parfois peu subtil, mais qui grâce à une écriture inspirée et aux talents de ses comédiens parvient à libérer nos zygomatiques et ça fait du bien !
il faudra m'expliquer l'histoire du film dont l'insignifiance est égale à sa médiocrité. Pourtant lindon et seydoux sont deux acteurs qu'habituellement j'apprécie mais là...que sont ils venus faire dans ce navet qui se veut sans doute intellectuel et qui au final est stupide.
Une double mise en abîme spoiler: (un film dans un film...dans un film) menée de main de maître par Quentin Dupieux...à une exception près. En effet, les 2 premiers tiers du film sont tout simplement géniaux : c'est drôle, presque hilarant et les acteurs sont épatants. Mais la dernière partie est un peu décevante avec une histoire qui retombe comme un soufflé après avoir atteint les sommets...un triste retour à la réalité en quelque sorte. C'est dommage car on s'approchait presque du chef d'oeuvre.
Ça y est, c'est fait ! On le sentait venir depuis un moment, mais cette fois-ci, c'est officiel : papa Dupieux a pris le virage du politiquement correct dans toute sa splendeur ! C'est sûr que ça le fait bien de flinguer à la chevrotine le petit monde du cinéma et tutti quanti, mais ça fait bien marrer (jaune, évidemment) quand, maintenant, on a les deux pieds bien ancrés dans le système. Et je pourrais évoquer d'autres sujets, mais franchement, j'en ai classe, vraiment classe. Si vous cherchiez une définition claire de ce que peut être le chemin de croix cinématographique, avec ce "Deuxième acte", vous en trouvez une qui est parfaite ! Le néant à l'état pur. Que de bavardages stériles, creux, prétendument philosophiques et j'en passe et des meilleurs (des pires, en l'occurrence). Sans oublier ce final hallucinant de prétention que même les cinéastes les plus pédants de la Nouvelle Vague n'auraient pas osé nous lancer à la tronche. J'ai juste envie de rendre un petit hommage à Vincent Lindon et Raphaël Quenard qui sont les seuls à sortir immaculés de ce projet foirax. Parce que Garrel est comme à son habitude : parfaitement insignifiant, quant à Léa Seydoux, sans commentaires. Même si déjà en ce temps-là, j'avais quelques réserves, je puis vous assurer que le Dupieux de "Rubber", "Wrong Cops", "Réalité" ou "Au Poste !" me manque.
Excellent cru que ce Dupieux sur le cinéma, un film méta d'acteurs qui jouent dans un film où ils sont des acteurs qui jouent dans un film où ... etc ... C'est surtout l'occasion pour sa distribution haut de gamme de montrer toute la palette de leur talent d'interprétation, entre plans séquences de 10 minutes et plusieurs personnages gigognes à interpréter. Mention spéciale à Manuel Guillot, qui joue Stéphane le serveur du restaurant "Le Deuxième Acte" et qui apporte la note burlesque du film dans une scène mémorable et interprétée au cordeau.
Après l'excellent "Daaaaaaali !" (coup de coeur pour moi), c'est à nouveau une déception de la part de Quentin Dupieux. Comme pour la plupart de ses films, le pitch tient en une seule phrase et tout le film repose sur une seule idée, déroulée au maximum. Ici donc, ce sont 4 acteurs qui jouent une scène de rencontre, mais qui sortent également de leur rôle pour s'adresser au spectateur ou discuter des hauts et bas du métier de comédien. Mise en abyme donc, et film sur deux niveaux. L'idée est intéressante, mais...il ne se passe rien ! Les deux scènes d'introduction (Garrel / Quenard puis Lindon / Seydoux, beau casting au passage), d'au moins 5 minutes chacune, sont tournées en plans-séquence mais se résument à des tunnels de dialogues creux et inintéressants, entre des personnages qui marchent en continu. Donc, 10 minutes s'écoulent et déjà on s'ennuie. Il n'y a strictement aucune action dans le film, et même si le "milieu" est un peu plus intéressant (une ou deux bonnes répliques / surprises), la fin sera du même acabit, avec à nouveau des discussions soporifiques et le constat "tout ça pour ça ?"...C'est sévère, mais Dupieux a prouvé de nombreuses fois par le passé (Le daim, Réalité, Fumer fait tousser, Dali entre autres...) qu'il pouvait bien plus mettre en valeur son univers absurde avec des films plus travaillés...Pour en revenir à Dali, il y avait de nombreuses ruptures temporelles, des "effets spéciaux", du burlesque, énormément de trouvailles visuelles ou scénaristiques ! Ici, simplement des dialogues écrits à la va-vite dans des décors minimalistes...Mauvaise pioche, espérons que le prochain sera mieux.
Mise en abyme à plusieurs dimensions : réalité, fiction, tournage, pas tournage.... Les spectateurs se régalent de voir les acteurs se régaler à s'envoyer eux-mêmes sur des fausses pistes. Ils sont tous tellement naturels que l'on pourrait croire à de l'improvisation. Mais de longs plans séquence de 10 mn ne peuvent pas être complètement respectés à la virgule près! Jubilatoire ce figurant serveur (propriétaire du restau peut-être) qui stresse à mort! Et l'IA -présentée par un personnage sur ordi- sera implacable : les erreurs des acteurs seront déduites de leurs cachets... Jubilatoire!
J'ai passé un très bon moment, j'ai beaucoup ri. Film d'apparence légère qui dit pas mal de vérités sur le monde du cinéma. Les acteurs sont top! Si vous aimez l'auto dérision, le décalé, vous apprécierez.
Un excellent film, qui amène surprise sur surprise du début à la fin. Les quatre acteurs principaux sont supers. Et celui qui joue le serveur est également formidable. Bref, un super Dupieux. Vivement le prochain.
Chez Dupieux, la mise en abyme se déploie comme un miroir éclaté, où acteurs et actrices se plaisent à effriter leur propre reflet. Les ruptures narratives traversent l’écran, transcendent le cadre, offrant une authenticité désarmante dans chaque dialogue, flottant avec une alchimie insaisissable.
Avec une malice tranquille, le cinéaste capte l'individu face à l'individu, laissant le surréalisme s’étirer, comme une blague suspendue dans l’air, jamais pressée d’éclater. Dommage que ce ne soit pas sous les sourires et les silences que se cachent les échos de notre époque, mais plutôt dans les dialogues brutes et exagérés que se trouve le #MeToo, la liberté de parole et son discours sur le cinéma.