Très beau film, la narration est impeccable, le casting est grandiose, et le romantisme constitue la force du film. Excellente mise en scène, un film dépaysant et captivant.
Un romantisme trop appuyé et une émotion qui peine à émerger pleinement. Malgré la présence de Nicole Kidman et Jude Law, l’alchimie reste inégale, ce qui affaiblit la dimension intime du récit. Virtuosité technique à saluer.
Si vous cherchez un film purement romantique, mieux vaut passer votre chemin. Classé dans cette catégorie sur la plateforme, il peut induire en erreur. Oui, il y a bien une histoire d’amour en toile de fond, mais ce n’est clairement pas le cœur du film ni ce qui domine le récit. Une fois que l’on sort de cette attente-là, le film se révèle plutôt prenant. Il se suit très bien, sans longueurs, et l’on s’attache progressivement aux personnages. On traverse avec eux des situations souvent dures, parfois injustes, qui suscitent colère, frustration ou tristesse. Cette intensité émotionnelle donne justement toute sa force au récit. Les personnages sont attachants et bien construits, et l’on espère constamment que leur situation pourra s’améliorer malgré les épreuves. Ce n’est pas une romance légère, mais plutôt une fresque humaine marquée par la douleur, la résilience et l’espoir. En résumé : ne le choisissez pas pour une soirée “comédie romantique”, mais pour une belle histoire intense et émouvante. Dans cette optique, c’est une réussite que je recommande.
J’ai revisionné ce film récemment et même si l’idée est séduisante, je ressors plutôt mitigé. Le cadre historique, la guerre de Sécession, le début brutal de l’histoire donnent un peu de gravité, et le film essaie de mêler l’épopée, l’amour tragique et le drame humain. On a quelques beaux paysages, quelques scènes fortes, et le casting attire l’œil. Mais très vite je trouve que le scénario s’enlise : l’enchaînement des malheurs paraît parfois trop artificiel, les coïncidences trop nombreuses, et le romantisme forcé ne convainc pas toujours et nuit à l’émotion. D’un côté, le film cherche à brosser une peinture sombre de la guerre et de ses conséquences, ce qui aurait pu donner un bon drame. D’un autre, il finit par ressembler à un mélodrame convenu, peinant à dépasser les clichés. Pour moi, l’équilibre n’est pas trouvé, l’histoire manque de relief, l’émotion de vérité. Bref, il me laisse sur ma faim. Pas un navet, mais loin d’être un coup de cœur.
Une fresque mélodramatique très formatée et sans surprise mais non dépourvue de qualités. Le long-métrage bénéficie aussi bien d’une luxueuse distribution ainsi que de décors somptueux mais le principal atout du film d’Anthony Minghella réside dans le portrait que dresse le réalisateur d’une Amérique alors e pleine guerre de sécession aux prises à la violence et la sauvagerie.
"Retour à Cold Mountain" est une œuvre superbe visuellement avec des décors naturels magnifiques et une reconstitution historique bénéficiant de gros moyens. Les premières scènes de batailles sont saisissantes, et c'est là l'une des principales caractéristiques du film qui intègre de grands moments de violence graphiquement explicites à une romance limite eau de rose. Mais ça fonctionne très bien, et même si certaines coïncidences semblent trop faciles, il n'y a pas de quoi tiquer sur le scénario. Le casting regroupe un grand nombre de têtes connues et il n'y a que l'interprétation de Renée Zellweger - qui est une actrice que je n'apprécie généralement pas - qui m'a quelque peu gêné. "Retour à Cold Mountain" est une jolie romance historique spectaculaire comme on n'en voit plus guère.
Plus je vois de films, plus ça me conforte dans le fait d’avoir Nicole Kidman en actrice préférée. Certainement un de ses meilleurs rôles et pourtant, elle se fait presque voler la vedette par la génialissime Renée Zellweger même si c’est un peu plus bancal quand les comédiennes doivent hausser le ton. J’ai adoré ce film notamment pour ce duo, mais pas que. J’ai été complètement embarqué par cette histoire dans le contexte de guerre de sécession grâce à la violence nécessaire pour cette dernière, à la beauté des décors et au scénario qui m’a bien tenu en haleine. Il y a un côté tendre malgré tout qui est le bienvenu. Ce n’est pas la mise en scène la plus recherchée pour ce métrage un peu long, mais c’est vraiment tout le charme du kitsch des années 2000.
Une comédie romantique qui montre une belle réalisation. Un choix de sujet intéressant avec ce long retour vers Cold Mountain et en toile de fond la guerre de sécession. Cependant le rythme s avère long, tout comme le débit de ses acteurs, surtout en première partie. L alchimie n opère pas, notamment avec Nicole Kidman qui interprète le personnage principal. Dommage car le reste du casting fonctionne harmonieusement.
Un casting exceptionnel dans un cadre magnifique et une période très sombre des USA. Jude Law en Ulysse de la secession, l'actrice de Bridget Jones en garçon manquée , Nathalie Portman en veuve, Cylian Murphy en soldat Yankee, le père de Ada qui jouera le mythique président Snow plus tard, d'ailleurs une des filles présentes jouera dans Hunger games 2, le père de ma fermière dans Harry Potter Maugrey fol oeil !
Cette plongée au cœur de la Guerre de Sécession rappelle la cruauté de la guerre et ses conséquences sur ceux qui restent à l'arrière, séparés des soldats. La reconstitution des combats est brutale, sanglante. Les corps amoncelés après la bataille forment de petits tas d'humanité sans vie, désormais inutiles. Retour À Cold Mountain est finalement l'histoire d'un déserteur, d'un survivant qui a trop tué. Animé par l'amour qu'il ressent pour Ada Monroe (Nicole Kidman), Inman (Jude Law) rentre chez lui. Ce road movie est une ode à la vie rude en pleine nature. Ponctuellement il nous rappelle l'horreur des hommes avec les salopards de la garde territoriale. Restés à l'arrière, soi-disant pour protéger les femmes, ces enfoirés chassent les déserteurs et ceux qui les soutiennent. Sur fond de combat perdu d'avance des sudistes face aux nordistes, malgré la qualité des acteurs, il manque pourtant quelque chose pour faire de Retour À Cold Mountain un grand film. Note personnelle, quel étrange coïncidence que d'entendre un soldat mourant demander qu'on lui joue l'air de la retraite de Napoléon. Décidément l'Empereur est partout !
Vu le 31/10/2023 J'avais vu ce film il y a fort longtemps et j'avais envie de replonger dans cette histoire romanesque de la guerre de Sécession. Au final, j'en ressors bien satisfait tant l'histoire est prenante. Je ne suis pas un grand fan de Nicole Kidman (dans le rôle de Ada Monroe), je trouve qu'elle ne dégage par un charisme et une aura que peuvent avoir d'autres actrices de sa trempe mais elle joue plutôt bien sa partition de fille de pasteur qui doit apprendre la vie et se débrouiller seule. Jude Law, lui par contre a le charisme des grands acteurs et sur ce point, il ne déroge pas à la règle à ce niveau. On suit avec passion les aventures de ce jeune Inman (quel prénom curieux quand même) embourbé dans cette guerre fratricide, qui doit traverser une partie de l'Amérique pour trouver sa bien aimée, en croisant au passage le révérend Veasey (Philip Seymour Hoffman) qui ressemble à tout sauf à un homme d'église. La scène dans la cabane avec notamment Giovanni Ribisi est assez sensuelle d'ailleurs. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Ruby Thewes (joué par Renee Zellweger), je l'ai vraiment trouvé exceptionnelle dans ce rôle, drôle, pleine de vie, qui ne mâche pas ses mots face à la puritaniste et réservée Ada. Un duo assez improbable mais qui tient un role solide dans ce film. A noter également la présence très courte de Jena Malone qui connaitra ses heures de gloire dans la série des Hunger Games. Le final est aussi exceptionnel spoiler: et même si on est triste de la mort de Inman , on se repait tout de même de ce final qui n’est pas un happy end comme ça aurait pu. A l'image de films comme "Légendes d'Automne" ou "The Patriot", ce film reste une grande épopée dans l'univers de la guerre de Sécession et 2h30 de film qu'on voit à peine passer
De belles images et une réalisation soignée d’Anthony Minghella pour un mélo à grand spectacle aux relents parfois épiques. Alors que les séquences mettant en scène Jude Law sont les plus probantes, cette variation de l’Odyssée d’Homère, située durant la Guerre de Sécession, fini par s’emmieller et ne plus tenir ses promesses. Se partageant le haut de l’affiche, Nicole Kidman s’y montre bien trop lisse et le personnage quelque peu ruste mais amusant interprété par Renée Zellweger se nourrit négativement du cabotinage étiqueté "à Oscar" de l’actrice.
Quintessence du film romantique à gros budget, qui incarne le cinéma hollywoodien dans toute sa splendeur. La critique à été très sévère lors de sa sortie, le qualifiant de "machine à Oscars". En effet, c'est très académique avec une réalisation très léchée. Pourtant le souffle épique qui traverse cette histoire d'amour contrariée, fonctionne à merveille et produit un classique du cinéma, peuplé de somptueux portraits de femmes, incarnés par des actrices d'exception (Nicole Kidman imperiale en fille de pasteur, ruinée par la guerre, devant se mettre à travailler pour survivre). C'est beau, c'est romantique, c'est cruel, c'est un film magnifique !
Une jolie fresque pour tous ceux qui aiment les histoires romantiques. Le couple formé est magnifique, histoire d'amour frustrée à cause de la guerre et ses horreurs. 3,6/5