Un très grand cru de Chabrol , au sommet de son art. Sur un scénario assez simple , une femme adultère dans un milieu bourgeois conservateur, Chabrol nous livre un film parfait , maîtrisé, très soigné, dans le moindre détail. Une réalisation au cordeau, des plans ingénieux , élaborés, comme ce plan final , sorte de long travelling latéral et circulaire, mystérieux, se terminant par un flouté énigmatique.
Peut -être le plus grand film réalisé sur l’adultère, sur l’amour perdu, le drame sentimental, le crime passionnel. Un vrai must.
Mis en scène comme un polar oppressant, ambiance lourde, étouffante, avec toujours cette musique exceptionnelle de Pierre Jansen , qui vient étoffer, accompagner, améliorer, rehausser les plans les plus cruciaux.
Quelques répliques cultes, et des scènes , au cynisme piquant mais savoureux,
Et bien sûr Stéphane Audran magistrale, bourgeoise faussement ingénue, ultra-classe, et surtout Michel Bouquet , immense acteur qui tient là un de ses son meilleur rôle de cinéma, , incroyable de délicatesse , de finesse, mais aussi de rage quand il le faut. Acteur un peu oublié qui pourtant était un de plus grands.