Note moyenne
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Une voiture, un ralenti, et toute une vie qui se joue en quelques secondes ! Sautet ouvre sur le crash, puis fait osciller le récit entre l’agonie de Pierre et ses souvenirs. Chaque scène heureuse se regarde dès lors avec la mort au coin de l’œil. Je pense que cette construction épargne au film la tiédeur du mélodrame sentimental et lui donne un goût triste qui fait aimer la vie par contraste. Impuissants, nous regardons un homme hésiter, pris dans l’embouteillage de ses sentiments, tandis que la mort s’apprête à lui présenter la note de ses petites lâchetés quotidiennes.
La scène de l’accident reste mémorable, tant le ralenti y étire l’instant comme on étire un souvenir. Pour le reste, c’est du Sautet tout craché. Une mise en scène de l’intime faite de regards et de silences, propre mais sans éclat. L’intrigue tient sur si peu que je me suis parfois ennuyé devant des dialogues bien minces. Heureusement, il y a la musique de Philippe Sarde, composée à 21 ans ! Triste, nostalgique et lyrique, c'est ce que le film a de meilleur. Devenue culte, elle est indissociable des images et sonne comme une humeur. Elle porte le récit de l’intérieur, et l’on y entend déjà la mélancolie, l’expérimentation et la dissonance qui marqueront son immense carrière de compositeur.
Claude Sautet est d’abord un directeur d’acteurs et ne cherche pas à épater. Il laisse ses comédiens respirer et s’intéresse bien plus aux gens qu’aux incidents. Michel Piccoli porte le film par ses silences, et un simple geste comme allumer une cigarette en dit long sur son inquiétude contenue. Je suis pourtant resté à distance de ce Pierre, assez anthipathique, sans vrais problèmes, dont la mort m’a peu finalement touché. Romy, solaire en amante lasse, mérite mieux qu’un rôle réduit à attendre que « Monsieur » se décide, angle bien lourd même s’il est sans doute de son époque. Léa Massari et Jean Bouise laissent entrevoir une vraie profondeur humaine, trop peu exploitée.
La scène de l’accident reste mémorable, tant le ralenti y étire l’instant comme on étire un souvenir. Pour le reste, c’est du Sautet tout craché. Une mise en scène de l’intime faite de regards et de silences, propre mais sans éclat. L’intrigue tient sur si peu que je me suis parfois ennuyé devant des dialogues bien minces. Heureusement, il y a la musique de Philippe Sarde, composée à 21 ans ! Triste, nostalgique et lyrique, c'est ce que le film a de meilleur. Devenue culte, elle est indissociable des images et sonne comme une humeur. Elle porte le récit de l’intérieur, et l’on y entend déjà la mélancolie, l’expérimentation et la dissonance qui marqueront son immense carrière de compositeur.
Claude Sautet est d’abord un directeur d’acteurs et ne cherche pas à épater. Il laisse ses comédiens respirer et s’intéresse bien plus aux gens qu’aux incidents. Michel Piccoli porte le film par ses silences, et un simple geste comme allumer une cigarette en dit long sur son inquiétude contenue. Je suis pourtant resté à distance de ce Pierre, assez anthipathique, sans vrais problèmes, dont la mort m’a peu finalement touché. Romy, solaire en amante lasse, mérite mieux qu’un rôle réduit à attendre que « Monsieur » se décide, angle bien lourd même s’il est sans doute de son époque. Léa Massari et Jean Bouise laissent entrevoir une vraie profondeur humaine, trop peu exploitée.
Une scène inaugurale aussi spectaculaire que dramatique : des curieux qui s’arrêtent au bord d’une route de campagne, des regards inquiets, et une voiture en flammes sur laquelle le temps va s’arrêter. Spectaculaire et pourtant si banale. Qui n’a jamais jeté un coup d’œil honteusement curieux, distrait parfois, à ces accidents qui émaillent le quotidien des passagers de la route. Les Choses de la vie débute donc par un drame : l’accident de Pierre Bérard (Michel Piccoli), architecte parisien alors au carrefour de sa vie. La quarantaine bien tassée, celui-ci a quitté Catherine (Léa Massari) pour Hélène (Romy Schneider) qui rêve de l’emmener avec lui à Tunis pour commencer une nouvelle vie.
Du fatras de tôle et de verre initial, le film avance donc en marche arrière et retrace la vie de Pierre par fragments, entre images du passé et images de l’accident. Fragments de vie, fragments de verre, et un papier qui attend d’être signé pour acter définitivement le départ pour Tunis. Hélène insiste mais Pierre hésite. S’il part, il quitte les gens qui ont fait son histoire : Catherine, son fils, son père, ses amis. Est-il prêt à ce sacrifice ? « Je ne peux pas te donner ce que tu n’as plus : une île, des amis d’autrefois, un bateau, une école, je sais pas moi, des rues, des villes, un jardin… une histoire. » lui lance Hélène au cours d’une dispute.
Toute l’ambiguïté du personnage de Pierre repose sur ce dilemme et le film se développe à la façon d’un long dialogue du personnage avec lui-même, articulé autour de l’accident qui en sera le point de bascule. Il faut noter le jeu remarquable de Piccoli, très intériorisé, qui sait parfaitement remplir les silences du personnage par des expressions qui trahissent ses inquiétudes, ses doutes. Car Pierre parle peu, se contente de répondre aux questions par oui ou par non avec une désarmante franchise. Il semble incapable de mentir. « J’sais pas écrire de longues lettres, moi » se dit-il à lui-même alors qu’il conduit seul son Alfa Roméo. Ce long dialogue intérieur se passe donc de mots et utilise davantage le langage de l’évocation par le biais de la musique et des images.
Après sa dispute avec Hélène, alors qu’il part en voiture pour Rennes, de nuit, des souvenirs l’assaillent tandis que les reproches résonnent encore dans la tête de Pierre : « Tu m’aimes parce que je suis là, mais s’il faut traverser la rue pour me rejoindre tu es perdu. » Des images heureuses de vacances passées avec Catherine et son fils dans leur maison de l’île de Ré, un périple en bateau sur une mer d’un bleu éclatant : souvenirs d’un bonheur passé après lequel Pierre semble courir ? Et puis, au hasard d’une vente aux enchères sur le port de La Rochelle, une rencontre : c’est Hélène. Ils se parlent l’espace de quelques secondes et on n’en saura pas plus sur la naissance de leur idylle. Retour au présent : la pluie tambourine violemment le pare-brise, la fatigue gagne Pierre et tout se brouille dans son esprit : « T’expliquer, parler… Faut s’arrêter. S’arrêter. » se dit-il. Alors qu’il se décide à prendre en stop un couple qui se dispute, il songe à quitter Hélène, lui écrit une lettre de rupture, très courte, puis se ravise. La lettre est restée dans sa poche.
Et puis. Et puis vient l’accident. Véritable prouesse technique, ayant inspiré beaucoup de cinéastes (John Woo…), c’est le moment charnière du film. A partir de là le dialogue avec lui-même de Pierre change de registre. Il est à l’article de la mort, ne sait pas ce qu’il a, ses sens sont perturbés. Va-t-il continuer de vivre sa vie ou est-il arrivé à la fin de son voyage ? Piccoli fait admirablement traîner les syllabes. Les sons, les images se mêlent entre passé, futur et visions cauchemardesques comme ce repas de mariage où la tablée réunit les êtres chers à Pierre d’un côté, et les témoins de son accident de l’autre, les visages déconfits.
spoiler: C’est donc ainsi. Une imprudence de quelques secondes et la vie s’éteint. L’injustice serait réellement insupportable si Hélène avait su que Pierre voulait la quitter juste avant de se décider à se marier avec elle. Heureusement, la main de Catherine se décide à changer les destins. Et lorsqu’Hélène quitte l’hôpital le visage défait, l’image se trouble, les larmes coulent sur la musique de Philippe Sarde comme elles ont coulé sur les joues de Claude Sautet, paraît-il, lorsque le compositeur lui a joué la chanson d’Hélène dans son appartement pour la première fois. Un film de mélomane donc, de chef d’orchestre des sentiments comme sa filmographie n’a cessé de le prouver, qui se termine par cette réplique étrangement poétique de Pierre : « Et le musicien s’est endormi ». La musique, elle, continue de nous poursuivre avec les images qui l’accompagnent.
Du fatras de tôle et de verre initial, le film avance donc en marche arrière et retrace la vie de Pierre par fragments, entre images du passé et images de l’accident. Fragments de vie, fragments de verre, et un papier qui attend d’être signé pour acter définitivement le départ pour Tunis. Hélène insiste mais Pierre hésite. S’il part, il quitte les gens qui ont fait son histoire : Catherine, son fils, son père, ses amis. Est-il prêt à ce sacrifice ? « Je ne peux pas te donner ce que tu n’as plus : une île, des amis d’autrefois, un bateau, une école, je sais pas moi, des rues, des villes, un jardin… une histoire. » lui lance Hélène au cours d’une dispute.
Toute l’ambiguïté du personnage de Pierre repose sur ce dilemme et le film se développe à la façon d’un long dialogue du personnage avec lui-même, articulé autour de l’accident qui en sera le point de bascule. Il faut noter le jeu remarquable de Piccoli, très intériorisé, qui sait parfaitement remplir les silences du personnage par des expressions qui trahissent ses inquiétudes, ses doutes. Car Pierre parle peu, se contente de répondre aux questions par oui ou par non avec une désarmante franchise. Il semble incapable de mentir. « J’sais pas écrire de longues lettres, moi » se dit-il à lui-même alors qu’il conduit seul son Alfa Roméo. Ce long dialogue intérieur se passe donc de mots et utilise davantage le langage de l’évocation par le biais de la musique et des images.
Après sa dispute avec Hélène, alors qu’il part en voiture pour Rennes, de nuit, des souvenirs l’assaillent tandis que les reproches résonnent encore dans la tête de Pierre : « Tu m’aimes parce que je suis là, mais s’il faut traverser la rue pour me rejoindre tu es perdu. » Des images heureuses de vacances passées avec Catherine et son fils dans leur maison de l’île de Ré, un périple en bateau sur une mer d’un bleu éclatant : souvenirs d’un bonheur passé après lequel Pierre semble courir ? Et puis, au hasard d’une vente aux enchères sur le port de La Rochelle, une rencontre : c’est Hélène. Ils se parlent l’espace de quelques secondes et on n’en saura pas plus sur la naissance de leur idylle. Retour au présent : la pluie tambourine violemment le pare-brise, la fatigue gagne Pierre et tout se brouille dans son esprit : « T’expliquer, parler… Faut s’arrêter. S’arrêter. » se dit-il. Alors qu’il se décide à prendre en stop un couple qui se dispute, il songe à quitter Hélène, lui écrit une lettre de rupture, très courte, puis se ravise. La lettre est restée dans sa poche.
Et puis. Et puis vient l’accident. Véritable prouesse technique, ayant inspiré beaucoup de cinéastes (John Woo…), c’est le moment charnière du film. A partir de là le dialogue avec lui-même de Pierre change de registre. Il est à l’article de la mort, ne sait pas ce qu’il a, ses sens sont perturbés. Va-t-il continuer de vivre sa vie ou est-il arrivé à la fin de son voyage ? Piccoli fait admirablement traîner les syllabes. Les sons, les images se mêlent entre passé, futur et visions cauchemardesques comme ce repas de mariage où la tablée réunit les êtres chers à Pierre d’un côté, et les témoins de son accident de l’autre, les visages déconfits.
spoiler: C’est donc ainsi. Une imprudence de quelques secondes et la vie s’éteint. L’injustice serait réellement insupportable si Hélène avait su que Pierre voulait la quitter juste avant de se décider à se marier avec elle. Heureusement, la main de Catherine se décide à changer les destins. Et lorsqu’Hélène quitte l’hôpital le visage défait, l’image se trouble, les larmes coulent sur la musique de Philippe Sarde comme elles ont coulé sur les joues de Claude Sautet, paraît-il, lorsque le compositeur lui a joué la chanson d’Hélène dans son appartement pour la première fois. Un film de mélomane donc, de chef d’orchestre des sentiments comme sa filmographie n’a cessé de le prouver, qui se termine par cette réplique étrangement poétique de Pierre : « Et le musicien s’est endormi ». La musique, elle, continue de nous poursuivre avec les images qui l’accompagnent.
Avec Les Choses de la vie, Claude Sautet dissèque les hésitations sentimentales et les bifurcations de l’existence à travers une narration fragmentée. Michel Piccoli incarne un homme en suspens, dont les souvenirs recomposent peu à peu une vie faite de regrets et de choix manqués. Sautet privilégie une approche introspective et feutrée, qui capte avec justesse les nuances des relations. Pourtant, cette délicatesse peut aussi engendrer une certaine distance émotionnelle. Reste une œuvre élégante et sensible, mais dont la retenue limite l’impact.
Les choses de la vie de Claude Sautet est un film à te déchirer de l'intérieur. Le début t'annonce le malheur et même en le sachant, le déroulé s'enchaîne avec une histoire magnifique. Le début est génial : le duo Romy Schneider/Michel Piccoli fonctionne très bien et cela s'emboîte parfaitement. Lorsque l'accident arrive, c'est le point le culminant et le plus fort ; On est impuissant, on ne peut que subir.
Cette voix off de Piccoli est symbolique, mélanger à "l'après" ainsi qu'à ses souvenirs les plus marquants. C'est juste magnifique
Même si le milieu est creux, le reste est sans voix.
Beau et tragique film
Cette voix off de Piccoli est symbolique, mélanger à "l'après" ainsi qu'à ses souvenirs les plus marquants. C'est juste magnifique
Même si le milieu est creux, le reste est sans voix.
Beau et tragique film
Les Choses de la Vie c'est d'abord l'un des meilleurs thèmes musicaux du cinéma français qu'il m'ait été donné d'entendre, composé par Philippe Sarde. C'est la grande force du film, qu'il accompagne avec douceur et tristesse.
Les scènes de l'accident récurrentes nous ramènent inexorablement au destin de notre protagoniste, interprété par un Michel Piccoli certes peu bavard, mais tellement éloquent par sa prestance, et sachant rendre compte des luttes intérieures d'un homme en plein doute, au milieu de 40aine.
Romy Schneider est quant à elle lumineuse et vibrante d'émotions face à cet homme silencieux qui entraine leur couple vers ce qui semble être une impasse.
Le monologue intérieur du héros très détaillé est peut être l'élément du film qui a le plus vieilli, mais ces séquences restent néanmoins acceptables, et se terminent en un final prenant au coeur, tout en étant étonnamment moderne.
Les choses de la Vie est un grand film qui aura marqué le cinéma français, et qui encore aujourd'hui, émeut et marque durablement le spectateur.
Les scènes de l'accident récurrentes nous ramènent inexorablement au destin de notre protagoniste, interprété par un Michel Piccoli certes peu bavard, mais tellement éloquent par sa prestance, et sachant rendre compte des luttes intérieures d'un homme en plein doute, au milieu de 40aine.
Romy Schneider est quant à elle lumineuse et vibrante d'émotions face à cet homme silencieux qui entraine leur couple vers ce qui semble être une impasse.
Le monologue intérieur du héros très détaillé est peut être l'élément du film qui a le plus vieilli, mais ces séquences restent néanmoins acceptables, et se terminent en un final prenant au coeur, tout en étant étonnamment moderne.
Les choses de la Vie est un grand film qui aura marqué le cinéma français, et qui encore aujourd'hui, émeut et marque durablement le spectateur.
Flashbacks sur des instantanés de la vie d’un homme (Michel Piccoli) victime d’un accident de la route. Bien qu’il soit l’un des films de Claude Sautet les plus connus, j’ai trouvé « Les Choses de la Vie », en plus d’avoir vieilli, pompeux et assez banal. Je n’ai finalement été touché que par la musique de Philippe Sarde. De plus, j’ai rarement vu un film où les personnages fumaient autant.
Le film a très mal vieilli. On a du mal a comprendre les paroles. Les acteurs sont très souvent en train de fumer. Certe l'histoire est belle et émouvante entre Michel Piccoli et Romy Schneider et Léa Massari avec une musique magnifique.
La scéne de l'accident et de l'arrivée à l'hopital sont parfaitement orchestrées mais ça ne peut pas cacher un film qui sonne creux par l'extrème minceur de son scénario, la banalité des dialogues et de ce qu'il a à dire sur les hésitations d'un homme entre sa femme et sa nouvelle compagne. Un court métrage aurait suffit. On finit aussi par être géné par la fumée tant le nombre de cigarettes allumées par minute est impressionnant, sans doute car il faut beaucoup patienter en attendant la fin. Bref pas du tout accroché.
Les Choses de la vie (1970) est un film d’une grande délicatesse, qui illustre pleinement le cinéma sensible et intimiste de Claude Sautet. La mise en scène, sobre et élégante, privilégie les émotions, les silences et les regards plutôt que l’action, donnant au film une profondeur humaine remarquable. Porté par les interprétations exceptionnelles de Michel Piccoli et Romy Schneider, le récit touche par sa justesse et sa retenue, chaque geste ou parole semblant chargé de sens.
La construction narrative fragmentée, alternant entre le présent suspendu de l’accident et les souvenirs du personnage principal, traduit avec finesse l’état de conscience d’un homme confronté à ses choix et à ses regrets. Le film aborde ainsi des thèmes universels et intemporels — l’amour, le hasard, la fatalité, les décisions qui façonnent une vie — avec une grande subtilité. La musique de Philippe Sarde, devenue emblématique, accompagne cette mélancolie et renforce l’émotion sans jamais la surligner.
Il est vrai que le rythme lent et le caractère très introspectif du film peuvent déstabiliser certains spectateurs. Toutefois, cette introspection, loin d’être uniquement un défaut, constitue aussi l’une des forces du film, puisqu’elle permet une immersion profonde dans la psychologie du personnage. Le scénario, finalement très simple et assez ténu, n’a pas vocation à multiplier les rebondissements : l’enjeu n’est pas l’intrigue en elle-même, mais ce qu’elle révèle de la vie intérieure et des sentiments.
En définitive, Les Choses de la vie est un film profondément humain et émouvant, qui touche par sa sincérité et sa maîtrise émotionnelle. Malgré une narration lente et un récit minimaliste, il s’impose comme une œuvre marquante et intemporelle.
La construction narrative fragmentée, alternant entre le présent suspendu de l’accident et les souvenirs du personnage principal, traduit avec finesse l’état de conscience d’un homme confronté à ses choix et à ses regrets. Le film aborde ainsi des thèmes universels et intemporels — l’amour, le hasard, la fatalité, les décisions qui façonnent une vie — avec une grande subtilité. La musique de Philippe Sarde, devenue emblématique, accompagne cette mélancolie et renforce l’émotion sans jamais la surligner.
Il est vrai que le rythme lent et le caractère très introspectif du film peuvent déstabiliser certains spectateurs. Toutefois, cette introspection, loin d’être uniquement un défaut, constitue aussi l’une des forces du film, puisqu’elle permet une immersion profonde dans la psychologie du personnage. Le scénario, finalement très simple et assez ténu, n’a pas vocation à multiplier les rebondissements : l’enjeu n’est pas l’intrigue en elle-même, mais ce qu’elle révèle de la vie intérieure et des sentiments.
En définitive, Les Choses de la vie est un film profondément humain et émouvant, qui touche par sa sincérité et sa maîtrise émotionnelle. Malgré une narration lente et un récit minimaliste, il s’impose comme une œuvre marquante et intemporelle.
Avec l'air de ne pas y toucher, Claude Sautet met en scène ces petits riens qui font les grands bonheurs, dans l'interrogation d'un homme au seuil de la mort suite à un accident. Michel Piccoli est à cet égard impeccable, aux côtés de la solaire Romy Schneider, dans une histoire aux développements très brefs (peut-être trop) servie par une caméra inspirée et une atmosphère joliment entretenue. Contemplatif et intéressant.
Dans le cadre d'un hommage rendu en l'honneur à Michel Piccoli sur ARTE, "Les Choses de la vie" reste parmi sa filmographie, un long métrage ayant laissé une trace indélébile.
Je me suis alors interrogée, pourquoi ne sommes nous pas gagné par la lassitude à l'égard de certains films.
Ils ont cette singularité d'être intemporels.
Dès l'adolescence, je "m'enmourache" volontiers du réalisateur Claude Sautet, faisant de ses films une nouvelle corde à mon arc.
"César et Rosalie, François, Paul et les autres, Max et les ferrailleurs, Un mauvais fils, Garçon, Mado, Un cœur en hiver, Une Histoire simple, Tous risques, et Quelques jours avec moi", au cinéma, cette fois-ci !
Si"Les Choses de la vie", marqué par une distribution des plus prestigieuses, nous laisse balayer notre regard sur une histoire d'amour passionnée et chaotique, c'est un homme bousculé par le temps, hésitant entre sa vie de famille et un saut vers l’inconnu avec Hélène, sa maîtresse.
Une forme de pari, de défi, et s'offre à l'avenir tous les champs du possible, et l'espoir secret de se redonner une chance de se renouveler.
Bien qu'appartenant au genre dramatique, l'on garde en mémoire l'image d'un couple lumineux incarné par Romy Schneider et Michel Piccoli.
Diffusé sur ARTE.
A voir ou revoir sans modération !
Je me suis alors interrogée, pourquoi ne sommes nous pas gagné par la lassitude à l'égard de certains films.
Ils ont cette singularité d'être intemporels.
Dès l'adolescence, je "m'enmourache" volontiers du réalisateur Claude Sautet, faisant de ses films une nouvelle corde à mon arc.
"César et Rosalie, François, Paul et les autres, Max et les ferrailleurs, Un mauvais fils, Garçon, Mado, Un cœur en hiver, Une Histoire simple, Tous risques, et Quelques jours avec moi", au cinéma, cette fois-ci !
Si"Les Choses de la vie", marqué par une distribution des plus prestigieuses, nous laisse balayer notre regard sur une histoire d'amour passionnée et chaotique, c'est un homme bousculé par le temps, hésitant entre sa vie de famille et un saut vers l’inconnu avec Hélène, sa maîtresse.
Une forme de pari, de défi, et s'offre à l'avenir tous les champs du possible, et l'espoir secret de se redonner une chance de se renouveler.
Bien qu'appartenant au genre dramatique, l'on garde en mémoire l'image d'un couple lumineux incarné par Romy Schneider et Michel Piccoli.
Diffusé sur ARTE.
A voir ou revoir sans modération !
Un film fait pour ceux qui aiment Sautet quand il aime Romy. Et j’aime cette époque cette ambiance.
Un merveilleux film.
Un merveilleux film.
Un chef d’œuvre de finesse, de délicatesse, d’élégance servi par des acteurs superbes et superbement dirigés.
Film un peu ennuyeux... l'accident qui n'a qui a peu d'intérêt est bien filmé, mais que de longueurs après...
Sinon une histoire assez banale.
Les acteurs sont froids, l'émotion ne passe pas pour moi.
Seule la musique de Philippe Sarde sauve le film.
Sinon une histoire assez banale.
Les acteurs sont froids, l'émotion ne passe pas pour moi.
Seule la musique de Philippe Sarde sauve le film.
D’après le roman de Paul Guimard, un excellent film de l’époque où c’étaient les non-fumeurs qui quittaient les réunions. Acteurs impeccablement dirigés, des scènes excellentes (le déjeuner tendu, l’accident...), une œuvre sobre, pudique et forte en émotions (la lettre déchirée), qui fait honneur au cinéma français. Cocorico !
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