Troisième volet de la licence, réalisé par Ernie Barbarash, qui pour l'occasion fait ses premiers pas derrière la caméra, Cube Zero est un film moyen. L'histoire nous fait suivre plusieurs personnes se réveillant dans des pièces cubiques desquelles elles vont tenter d'en réchapper. Seulement, certaines pièces comportent des pièges et sortir en un seul morceau de ce labyrinthe ne sera pas une mince affaire, alors que dans le même temps deux techniciens du cube s'affairent dans la salle de contrôle. Ce scénario s'avère moyennement emballant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue sans grande surprise, au concept éprouvé, mais qui bénéficie tout de même d'une plus-value. Car en plus d'être une préquelle au film originel, ce troisième opus fait ce qu'aurait déjà dû faire le précédent en nous montrant l'envers du décor. En effet, on ne passe environ que la moitié du temps au sein du dédale carcéral cubique, ces scènes alternant avec l'autre moitié consacrée à la surveillance des sujets par deux employés et cela est intéressant car ça développe et approfondit enfin le récit. Hélas ce n'est pas toujours bien exécuté mais il a au moins le mérite de tenter. Autre chose appréciable, les mises à mort sont beaucoup plus gores et marquantes, étant clairement les meilleures de la franchise, même si elles sont peu nombreuses. L'ambiance angoissante est pour sa part plutôt bien retranscrite. L'ensemble est porté par des personnages pas vraiment attachants, ce qui fait qu'on se moque pas mal de leur sort. Des rôles interprétés par une distribution moyennement convaincante comprenant Zachary Bennett, Stephanie Moore, Michael Riley, Martin Roach, David Huband, Mike Nahrgang, Richard McMillan, Terri Hawkes, Tony Munch ou encore Jasmin Geljo. Tous ces individus entretiennent des rapports entre entraide, méfiance et paranoïa qui procurent aucune véritable émotion. Des échanges soutenus par des dialogues très neutres. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain est de bonne facture. Sa mise en scène est plus soignée que celle de ses prédécesseurs. De plus le design du labyrinthe cubique retrouve à nouveau des couleurs à la faveur de ses néons retrouvés qui permettent d'instaurer une atmosphère différente selon les pièces traversées. Ce visuel soigné est accompagné par une bande originale aux compositions correctes, sans être véritablement impactantes. Reste une fin particulièrement satisfaisante et maligne via le lien qu'elle crée avec le volet originel, donnant ainsi un certain intérêt à cette proposition malgré sa qualité globale. En conclusion, Cube Zero est un long-métrage ne valant pas le coup d'œil en dépit de son final bien trouvé.