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Backpacker
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1,0
Publiée le 6 avril 2018
Autant le dire tout de suite, il s'agit sans doute du pire film de Louis Malle. Les deux têtes d'affiche n'arrivent aucunement à relever un scénario peu crédible sinon souvent ridicule (comme en témoigne la scène de la mort du fils par exemple...) et une histoire incroyablement ennuyeuse. Un gros ratage.
Ce film porte bien son titre car tout les deux personnages principaux (joués par Irons et Binoche) savent comment cela va finir et pourtant ils y courent. Les scènes d'amour ne sont pas très réussies selon moi, par contre les dialogues sont très bien écrit. Les interprètes sont tous impeccables et la mise en scène propre. Les dernières scènes sont fortes et digne d'une tragédie grecque.
L’auteur de l’incontournable et vertigineux ‘Ascenseur pour l’échafaud’ livre avec Fatale, l’un de ses derniers films, une œuvre palpable, venimeuse et dérangeante sur l’adultère et ses dérives mais au résultat bancal. Un sujet ô combien périlleux que cette histoire de coucheries immorales entre cet homme politique et père de famille avec sa belle-fille - en poussant le vice de l’infidélité jusqu’à la trahison de la femme et du fils – qui nourrissent l’intégralité du film où la nuance n’a pas été requise, la faute notamment à une réelle ambition scénaristique. Néanmoins servi par une distribution remarquable avec un Jeremy Irons tout à fait crédible ensorcelé par une Juliette Binoche ‘timidement’ malsaine, c’est avec la charismatique prestation de Miranda Richardson en mère de famille meurtrie qu’on se consolera dans les quelques scènes dramatiquement intenses qu’elle offre et qui permettront accessoirement de redonner quelques couleurs au film. Les scènes érotiques ne transcendent jamais l’histoire et manque cruellement de sensualité mais parviennent parfois à rendre l’atmosphère lourde et dérangeante, le minimum syndical auquel il faudra se contenter. Desservi pas un rythme irrégulier et des maladresses de mise en scène, le final parvient à relever la qualité générale de cette passion charnelle pas très catholique et dévastatrice en évitant in extremis la chronique familiale soporifique. Heureusement, on aura vu bien plus fatal dans le genre…
Je suis encore novice à l'égard de Louis Malle dont c'est ici la première oeuvre que je visionne. Pourtant "Fatale", son avant dernier film, a été jugé par beaucoup de ses fans comme l'un de ses plus mauvais voire le plus mauvais. Alors peut être que le cinéaste a fait mieux par le passé mais mon avis se situe globalement loin du scepticisme. Certes l'histoire n'est pas spécialement extraordinaire mais elle a quand même le mérite d'être suffisamment bien ordonné et interprété pour alimenter chez le spectateur un minimum d'attention. Le duo brûlant au centre de l'affiche est d'une cohésion rare ; on est frappé par l'intériorité du jeu de Jeremy Irons ainsi que par la sobriété si troublante de Juliette Binoche. Malle ne fait pas dans l'habileté c'est certain (il entre directement dans le sujet sans chercher un tant soit peu à dérouler lentement cette passion destructrice) mais reconnaissons que les scènes érotiques sont convaincantes. Après c'est la suite qui tombe dans l'académisme avec les surprises inexistantes, les scènes bavardes du passé de Binoche s'avérants inutiles et la fin que l'on devine ultra-prévisible et baclée. "Fatale" n'est donc pas en soi un drame inoubliable mais demeure assez bien mené pour nous captiver.
Un grand film sur la déraison de la passion et l'impuissance de l'homme à y résister , avec des acteurs tous excellents, y compris la petite Juliette Binoche qui en était à ses débuts... à regarder avec passion!
Un très grand film sur un amour vénéneux. La très belle et insondable Anna (Juliette Binoche) porte bien son nom, palindrome vivant, double mirroir et double "n" pris entre les 2 "a" que sont l'amour d'un père et de son fils. Une véritable tragédie grecque, malsaine, incestueuse. La scène la fin n'est pas sans rappeler Vertigo de par son caractère irrèmediable, fatal. Je pense que le choix de Jeremy Irons n'est pas sans lien avec son rôle dans Faux-semblant de Cronenberg. Les deux films sont aussi glacants et il y a une similirarité dans le double amour pour une même femme.
Autant être honnête dés l'entrée de jeu, ce n'est pas le meilleur film de Louis Malle. C'est étrange car en regardant de plus prêt j'aurais imaginer que l’histoire se dérouler au début du XXème siècles.
Quand je le visionne, je ne sais pas pourquoi je pense à François Truffaut si il avait continuer à vivre et a exercé dans les années 90. Quel dommage également pour Louis Malle qu'il n'est pas vécu aussi longtemps étant donné que c'est son avant dernier film.
Pour moi c'était inattendu de voir le grand Jeremy Irons dans un film du natif de Thumeries , c'est Inouïe!
Il y'a de gros soucis dans le film donc l’intrigue est pourtant simple. Juliette Binoche ne ressemble à rien avec cette horrible coiffure, fausse, inexistante, moyennement attirante et ne dégage pas le charisme de Jeremy Irons.
Les scènes d'amour son effectivement physique, intense et bestiale. Vers la demi-heure passez l'ennuie commence à pointer le bout de son nez. La fin est digne d'une tragédie grecque.
Un film lent et ennuyeux qui raconte l'histoire d'un homme qui couche avec la fiancée de son fils qui meurt en les surprenant en train de faire l'amour. Sans doute tourné pour satisfaire les amateurs de films érotiques coincés pour leur donner bonne conscience car étant l'oeuvre d'un cinéaste célèbre.
Un film a voir et a revoir. Voici la mise en scene d'une passion devorante et d'un trio infernal a la facture parfaite. Un rythme penetrant, un jeu d'acteurs incomparable, Binoche et Irons sont d'une beaute saisissante, la bande son est parfaite. Regardez-le en VO bien sur: "damage people are dangerous, they know they can survive" ...on en ressort emu, etrangement culpabilise
L'obsession charnelle selon Louis Malle. Les corps sont mis en scène tel un combat, véritable tempête qui détruit tout sur son passage. Jusqu'au dénouement glaçant.
Louis Malle,en pleine vague des thrillers sulfureux du début des années 90,trouvait matière avec "Fatale,à dérouler une obsession amoureuse malsaine,car incluant une jeune fille fragile et le père de son fiancé.Trahison,adultère,immoralité et sadomasochisme.Malle ne fait pas dans la nuance.Comme si se sachant sur la pente descendante,il n'avait pensé rebondir qu'en choquant sans réfléchir.Une attitude suicidaire pour un film prévisible de bout en bout,jusque dans le moindre petit rebondissement.L'étoile que j'offre,elle est pour Jérémy Irons et lui seul.Dans la peau de ce parlementaire anglais à l'air pincé et aux fantasmes spéciaux,il donne toute l'antipathie nécessaire à ce rôle.Face à lui,Juliette Binoche,qui débutait presque sa carrière,est une timide nymphomance,n'ayant aucun sens des valeurs conjugales.Dans ce Londres des affaires,mieux vaut ne pas s'aventurer dans les chambres d'hôtel anonymes,où le sexe,de préférence fusionnel et violent,rassure momentanément.Ces fameuses scènes érotiques sont troublantes.Le reste du film n'est qu'un ramassis de clichés racoleurs.
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1,0
Publiée le 10 juillet 2021
Les acteurs principaux ne sont pas nécessairement à blâmer une partie du problème est due à un mauvais montage et le reste doit être attribué à une mauvaise direction d'acteurs. Irons a l'air de s'ennuyer à mourir et je n'accepte pas l'interprétation de mélancolie silencieuse attribuée à sa performance il a l'air d'un homme qui feuillette un catalogue de vêtements même lorsqu'il fait l'amour. Binoche est réduite à un peu plus qu'un portemanteau taciturne ce qui est un gaspillage honteux. Quant à Richardson elle entraîne le film dans le domaine du mélodrame avec sa dépression. Nous savons qu'il s'agit d'excellents acteurs c'est donc le réalisateur qui est à blâmer. Les scènes entre Irons et Binoche ne s'enflamment pas laissant perplexe et incrédule quant à la supposée attraction mutuelle. Le montage des premières parties du film est précipité la relation entre Iron et Binoche nous est présentée si rapidement que nous nous interrogeons sur la crédibilité du scénario. La motivation nous est donnée au compte-gouttes dans le reste de l'histoire mais elle reste peu crédible en raison des relations peu crédibles des acteurs principaux. Fatale est sans aucun doute le plus mauvais film de Louis Malle qui nous avait habitué a beaucoup mieux...
Bon, bon... J'aime beaucoup Louis Malle habituellement, et j'avais adoré le seul film en langue anglaise que j'avais vu de lui (« La Petite »), mais ici, non, vraiment, ça ne fonctionne pas. Histoire d'adultère banale mais ça, qu'importe, par définition toutes les histoires d'adultère sont banales. Le rythme est lent, on ne peut pas dire qu'il ne se passe rien et pourtant c'est un peu l'impression que ça donne. Il y a bien quelques scènes ne laissant pas indifférent spoiler: (celle de la mort du fils en premier lieu) , la réalisation de Louis Malle distille un minimum d'élégance et la prestation du toujours très classieux Jeremy Irons permet de ne pas complètement décrocher. Maintenant, cela n'est vraiment pas suffisant, d'autant que Juliette Binoche, sans démériter, n'est clairement pas assez belle et « torride » pour rendre crédible cette passion dévorante que nourrit le héros pour celle-ci. Après, pas de réelles fautes de goût, on sent un certain professionnalisme dans l'écriture du scénario comme des dialogues, les seconds rôles sont solides (notamment une bonne Miranda Richardson, notons également la présence d'un jeune David Thewlis alors à ses débuts), mais pas de flamme, pas vraiment d'émotion (à l'exception, peut-être, des toutes dernières minutes, et encore), juste un récit banal ne prenant jamais vraiment, certes avec du savoir-faire à tous les niveaux, mais ne compensant pas la réelle lassitude, voire l'ennui ressenti à plusieurs reprises. Pas fatale, mais presque.