Un monstre visuel, une durée comme rarement dans l’histoire pour un récit biblique porté par une distribution star d’époque. C’est dire avec une certaine philosophie comment l’époque n’est plus la même rien que pour ce fait là, les péplums sont bien l’un des seuls genre (avec certains musical et guerre) à compter d’anciennes œuvres d’une durée tel qu’aujourd’hui, la bataille entre studios et cinéastes bascule entre le budget et rentabilité ou la durée. Meilleur exemple ces derniers mois, « Avatar 4 & 5 ». Les années 50 et 60 ne s’en excusaient pourtant pas et se posaient encore moins les questions : « Le publique va-t-il tenir ? », « Le coût sera-t-il trop élever ? », des questions évidentes en 2026 compte tenu des concurrences du net, du tarif des places et de sagas s’essoufflant volet après volet. Revenons-en à cela non ?
Un monument donc d’une durée monstrueuse mais livrant un spectacle simplement démesurer pour une immersion totale allant de l’Egypte au désert Israélien aux montagnes du même pays. Un récit parmi les plus cruciaux de l’ancien testament mélangeant comme rarement voire plutôt, comme très peu souvent, 2 à 3 faits s’étant dérouler simultanément. Ramses 2, Moise, la traversée de la mer rouge, la table des commandements par Dieu, création de l’arche d’alliance… Tant de faits développés, reconstitués dans une folle aventure ou l’on ne compte même plus les milliers de figurants dévalant face caméra ou l’explosion colorée et sonore à dû faire cauchemarder l’illustre Cecil Blount DeMille et ses équipes. 3h40 ou la fraternité entre Ramses & Moise vole en éclat par différence radicale d’opinions, fonder la cité en l’honneur d’un Pharaon qui sera succéder par un fils aux ambitions bien moins nobles et donnant presque naissance au premier tyran d’Egypte. Découvrir un peuple devenu esclave et bâtisseur à la solde d’un Empire qui perdurera des siècles durant avant d’être lui-même sous la joute d’un autre bien plus massif. Découvrir la foi qu’avait ces hommes et femmes envers un souverain plus soucieux d’eux que de son statut dorer par rapport à des gardes fouetteurs et arrogants, prenant les gens pour de la vulgaire chair à canon. Puis le désert ou la vie n’est plus la même, la vie et le quotidien non plus fait de temple et de souverains mais de paysans, troupeaux et famille aux soins de leur maison. Un récit ouvertement diviser en 3 voir 4 parties vu l’hyper développement qui n’arrive pourtant pas à entacher l’effet de masse de chaque scène malgré évidement les longueurs verbales et théâtrales. Visuellement aussi, comment ne pas souligner les premiers plans numériques avec la séparation de la mer rouge, la tornade de feu et la forge des écrits dans la pierre. Avec nos yeux modernes il est clair qu’on ira comparer tous ça aux cartoons des années 80 à 2000 mais que de révolution pour cette décennie. Déjà les Frères Lumières traumatisèrent la foule avec leur train filmer en pleine charge, voir naître le numérique n’était pas forcément plus choquant mais bien plus « poétique ». La scène finale laisse presque un goût de facilité mais sert d’une certaine manière la transmission entre le sauveur et sa descendance avec de tirer sa révérence. Même si le jeu reste théâtral à bien des égards, il reste percutant et sincère pour beaucoup d’autres
, le cast aura largement fait honneur au périple qu’il fut. Il aurait été dommage de passer cette antique œuvre, du moins, là redécouvrir. Laissant volontairement « Ben-Hur » de côter.