38950 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
631 critiques spectateurs
5
271 critiques
4
243 critiques
3
71 critiques
2
35 critiques
1
10 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ewen Blake
189 abonnés
1 301 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 26 mai 2026
spoiler: C'est l'histoire d'un film qui a vieillit. Qui oserait aujourd'hui traiter les gens comme ça ? Franchement 10min d'opéra !! Un calvaire
- Cette critique contient des spoilers -
Un classiques des années 90 : le rythme est lent, les fringues datés et les dialogues osent des mots à 4 syllabes ("innocuous"). Le SIDA ne suscite plus la même aversion aujourd'hui mais concernant l'homosexualité... y'a encore du chemin à faire. La réalisation est parfois maladroite (la plongée sur Tom Hanks dans son appart) souvent didactique (les plans qui se rapprochent progressivement de Denzel Washington pour faire monter l'émotion). Avec une BO parfois grossière c'est gentiment tire larme mais on reste embarqué. D'autant que le film se révèle parfois subtile comme à la bibliothèque ou lorsque l'avocate du cabinet souffle un "I hate this case". La séquence anti homo de Denzel chez lui est très réussie tout comme la minute "temps mort" sur Tom Hanks sortant du bureau de Denzel. L'importance du soutien de sa famille et amis m'a aussi paru très juste et évitant le syndrôme du héro seul contre tous. Le dénouement du procès n'en fait étonnament pas des caisses ne faisant pas l'objet du classique crescendo avec moult plan sérrés sur les visages sous fond de musique grandiloquente. Les 10dernières min sont franchement dispensables mais cela ne change pas le fond : Philadelphia est un grand film.
Philadelphia raconte le combat poignant d’un homme licencié après avoir été diagnostiqué séropositif, et qui décide de se battre contre ses anciens employeurs. Ce film, profondément émouvant, aborde sans détour les préjugés envers les personnes homosexuelles ainsi que la peur et le rejet suscités par le sida, le tout avec une grande subtilité, évitant soigneusement la caricature. Les interprétations sont remarquables, portées notamment par Tom Hanks et Denzel Washington, qui livrent des performances inoubliables. Philadelphia s’impose comme l’un des films les plus percutants jamais réalisés sur le thème des discriminations.
Plus qu’un film de procès sur la rupture d’un contrat de travail (sans trop de manichéisme), et bien qu’il ne s’agisse pas du 1er film sur le sujet, le réalisateur montre bien l’évolution du SIDA. chez un jeune avocat homosexuel Andrew Beckett (Tom Hanks, 37 ans) et le comportement des gens et de la société à son égard, dans les années 1990’ (le virus responsable, ., a été isolé en 1983 en France et en 1984 aux Etats-Unis), où le SIDA s’exprimait principalement sous la forme de la maladie de Kaposi, maladie tumorale (décrite en 1872) due au virus herpès humain de type 8, qui se développe chez les personnes immunodéprimées (stade 4 du SIDA). La maladie entrainait la mort sociale avant la mort physique. Cela n’est pas un hasard si l’histoire se déroule à Philadelphie (Pennsylvanie), ville dont le nom signifie amitié éternelle, lieu de tolérance et fondée par William Penn (1644-1718). Le film doit beaucoup à l’interprétation de Tom Hanks qui a reçu l’Ours d’argent à la 44e Berlinale (1994), l’Oscar et un Golden Globe du meilleur acteur. Même si la chanson « Streets of Philadelphia » de Bruce Springsteen, a été récompensée d’un Oscar, la musique, souvent extradiégétique, est parfois trop présente, comme pour déclencher un réflexe pavlovien lacrymal, et plus particulièrement, la scène où Tom Hanks écoute Maria Callas chanter « La Mamma morta » dans l’opéra « Andrea Chénier » d’Umberto Giordano (1867-1948), air moins connu que « Casta Diva » dans « Norma » (1831) de Vincenzo Bellini (1801-1835). Idem pour les images en Super 8 d’Andrew Beckett enfant, de trop.
Très bon film sur la discrimination des homosexuels dans les années 90. Le sujet est prenant et l’ambiance du tribunal colle parfaitement à l’histoire. Même si le scénario reste assez classique, il arrive vraiment à nous toucher. Tom Hanks et Denzel Washington sont juste excellents, comme à leurs habitudes.
Philadelphia est un des premiers films sur le sida, maladie mortelle dans les années 80, et sur les ravages que fait cette maladie dans la vie professionnelle et sociale. C’est aussi un film humaniste qui dénonce la discrimination homophobe. Une belle émotion traverse le film, portée par deux grands acteurs. On voit croître le respect et la confiance entre les deux personnages, et finalement éclore l’amitié.
Celui qui n'a pas pleuré devant ce film n'est pas mon pote. à chaque fois que j'ai pu le revoir il me faut la boite de mouchoirs à côté sur mon canapé affalée comme une flaque. parce-que ce film me rend flaque. et quand là il y a la musique de la Callas là c'est mon cœur qui se serre et quand la voix de Neil Young retenti mon cœur explose. je suis en miette et je vais me coucher en position fœtale. ce film est une justice pour tous ceux qui ont ou qui subissent la discrimination liée à la maladie, un Denzel Washington trop sexy et choqué par la réalité du SIDA mais qui va se battre pour son client, Antonio Banderas en compagnon trop choupinet et évidemment Tom Hanks qui a tout raflé à l'époque avec ses mégas films dans lesquels il est un héros, héros debout ou héros qui meurt en héros.
Philadelphia, l'histoire mêle tension et émotion, abordant avec justesse un sujet fort et humain. Tom Hanks et Denzel Washington jouent avec une grande clarté et justesse. Leur relation est nuancée, entre méfiance et respect croissant. L'Enjeu est présent car le film dénonce l'injustice et la discrimination. Les dialogues sont naturels, ce qui renforce la crédibilité et l'émotion du film. Les mises en scènes sont bien cadrées, ce qui rend chaque moment plus percutant. Antonio Banderas manque un peu de charisme dans ce rôle, mais son jeu reste convaincant. On ne voit pas assez Tom douter, ce qui limite la profondeur de son personnage. Quand il meurt, l'émotion est intense et touchante. La fin de la critique : Philadelphia est un très grand film, poignant et fort en émotion.
Le réalisateur Jonathan Demme s’attaque au thème du Sida et des préjugés en entourant les malades dans ce drame où un avocat atteint du virus licencié par son cabinet l’attaque en justice. Mettant à mal la vision que l’on peut se faire de la maladie, le réalisateur traite son sujet avec une infinie justesse et bénéficie de l’interprétation touchante de Tom Hanks.
C’est un très bon film. L’histoire est touchante, les rôles sont bien interprétés par des acteurs phares. Il y a quelques longueurs, mais on les accepte volontiers.
Philadelphia est une plaidoirie filmée à bout portant, une élégie judiciaire où chaque silence pèse plus que mille discours, et chaque regard implose sous le poids de la honte collective. Jonathan Demme ne filme pas le sida — il filme l’Amérique qui détourne les yeux pendant qu’un homme meurt debout, dignement, inexorablement. Tom Hanks livre ici une performance à vous faire taire un auditorium entier : ce n’est pas un rôle, c’est une agonie incarnée, offerte, sans pathos. Un film qui ne demande pas qu’on pleure — il exige qu’on se réveille.
Un drame poignant et engagé, magnifié par l’interprétation bouleversante de Tom Hanks. Une œuvre humaine et puissante sur la justice, la dignité et la lutte contre l’homophobie et le sida.