Dans le quartier des plaisirs de Kyoto, Hatsuko dirige une maison de geishas. Étudiante à Tokyo, sa fille, Yukiko, revient chez sa mère après une tentative de suicide. D’allure et de tempérament moderne, elle rejette le métier de sa mère. Sans le savoir, les deux femmes vont s’éprendre du même homme, obligeant Yukiko à devenir ce qu’elle hait par-dessus tout.

« Vivre c’est souffrir ».
Et en vérité l’amour est une souffrance. Et c’est ce qui va rapprocher les femmes. Elle ne va pas remplacer sa mère par pitié mais par l’acceptation de la vie heureuse qu’elle a menée malgré tout. Contrairement à la pauvre fille. « Quand donc les gens ne viendront-ils plus voir des filles comme nous? »
Et en vérité l’amour est une souffrance. Et c’est ce qui va rapprocher les femmes. Elle ne va pas remplacer sa mère par pitié mais par l’acceptation de la vie heureuse qu’elle a menée malgré tout. Contrairement à la pauvre fille. « Quand donc les gens ne viendront-ils plus voir des filles comme nous? »
Mizoguchi installe encore son film dans une maison de Geishas, mais moins pour en reveler la condition que pour en faire la toile de fonds d'un triangle amoureux dont la mère et de la fille constitueraient les cotés opposés avec comme enjeu de conquête un jeune médecin. Tout l'art du cinéaste consistant a brouiller et meme inverser les lignes de force et les polarités de ce ménage à trois.
Un film dont l'action se situe dans le Japon d'après-guerre. On reste pantois devant la qualité de la mise en scène. Les acteurs sont excellents. Une seule petite réserve, en début de seconde partie, il y a un manque de rythme qui justifie selon moi, de ne pas mettre les cinq étoiles. Mizoguchi montre une fois encore la maîtrise de son talent. A voir sans réserve.
Sans être le plus accompli des mélodrames féministes de son auteur, "Une femme dont on parle" est le portrait magnifique d'une mère dévouée, qui accepte de s'effacer devant les desseins sentimentaux de sa fille. Kinuyo Tanaka incarne avec sobriété ce personnage traditionnel du cinéma japonais des années 50, proche de celui qu'elle incarnait dans le beau "Fard de Ginza" de Naruse. Une musique acidulée forme un parfait contrepoint aux ...
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Nationalité
Japon
Distributeur
Les Bookmakers / Capricci Films
Année de production
1954
Date de sortie DVD
-
Date de sortie Blu-ray
03/03/2020
Date de sortie VOD
-
Type de film
Long métrage
Secrets de tournage
-
Budget
-
Date de reprise
31/07/2019
Langues
Japonais
Format production
-
Couleur
N&B
Format audio
-
Format de projection
-
N° de Visa
77238
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