Les Papillons noirs
Critiques spectateurs
Critiques presse
Note moyenne
4,0
1846 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

175 critiques spectateurs

5
47 critiques
4
61 critiques
3
29 critiques
2
20 critiques
1
9 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Abus Dangereux
Abus Dangereux

69 abonnés 116 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 3 octobre 2022
« Les papillons noirs » est une série inhabituelle dans le paysage audiovisuel français. Une ambiance empreinte de noirceur qui tranche avec l’ambiance pop et colorée quand l’action se situe dans les 70’ies. Ambiance majorée par les scènes de violence et les effusions de sang. Ce ton particulier est soutenu par une mise en scène qui fourmille d’idées et par des plans de toute beauté qui auraient leur place sur un grand écran. Le scénario est en béton armé, l’interprétation très solide dans son ensemble. Le personnage central est Adrien (Nicolas Duvauchelle) et le thème principal, sa lente descente aux enfers. Le suspense est savamment dosé et il est difficile de ne pas regarder les six épisodes d’un seul trait. « Les papillons noirs » est une réussite totale qui n’a pas à rougir face à certaines grandes séries d’Outre Atlantique.
Lyah
Lyah

447 abonnés 1 169 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 17 octobre 2022
Une excellente mini série française avec un Niels ARESTRUP absolument magistral. Un thriller au scénario sombre et violent qui captive le spectateur jusqu'au bout. La photographie des années 70 est sublime. A voir absolument !
cameradine
cameradine

23 abonnés 90 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 26 septembre 2022
Les papillons noirs se réfère au « giallo », ce sous-genre du film d’horreur où se mêlent gore et érotisme, et bien que je ne sois pas une amatrice du genre, quand j’ai vu le casting, j’ai dit banco ! Et tant mieux car cette série est bien plus qu’un hommage illustratif. Construite selon un découpage de six épisodes, se terminant chacun sur un cliffhanger ou une révélation de circonstance, ses deux premiers épisodes prennent néanmoins le temps d’installer les personnages et la situation, et cette relation au temps est toute cinématographique (ce qui est assez rare dans les séries pour être souligné). Il fallait bien un acteur de la trempe de Niels Arestrup pour incarner avec une telle présence et une telle ambiguité un personnage essentiellement statique (Albert, dont le récit est au cœur de l’intrigue). Face à lui, Nicolas Duvauchelle est dans un registre disons habituel, à fleur de peau, tourmenté, mais ils forment à eux deux un duo intrigant. Et puis commence à se dérouler en parallèle l’histoire qu’Albert raconte à Adrien, alias Mody, l’écrivain : l’histoire d’amour passionnelle entre Albert et Solange, tous deux nés bâtards à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale et qui, en proie au rejet, se sont unis dès l’enfance dans une relation exclusive : eux contre le reste du monde. Une passion monstrueuse qui va semer les cadavres à travers la France sur plusieurs décennies. Bonnie & Clyde version Eros et Thanatos. À noter la finesse du casting quant aux choix des comédiens qui incarnent Albert dans sa jeunesse ; aussi bien l’enfant que le jeune homme (Axel Granberger), ont un air de ressemblance avec Niels Arestrup, et l’on croit totalement à la continuité entre les trois acteurs. Belles révélations d’ailleurs que les interprètes du couple d’amants, en particulier Alyzée Costes, dont le charisme imprègne la pellicule, ou enfin la vidéo spoiler: (d'ailleurs, j'ai été un peu déçue de l'identité de la "vraie Solange" tant la première crevait l'écran)
. Sur le plan formel, Les papillons noirs adopte plusieurs identités visuelles selon les époques (très belle photographie pour les années 60 à 80, lumineuse et colorée, presque fantasmagorique), et la bande-originale, très éclectique, est pour beaucoup dans les différentes atmosphères qui se dégagent de cette série. Mais ce qui en fait le brio, c’est la manière dont le scénario construit, déconstruit et interroge notre rapport au réel et à la fiction : d’abord avec la mise en abyme de l’histoire qu’on raconte (on a là une série qui met en scène un serial killer qui raconte une histoire à un écrivain qui la romance…) ; ensuite, par la façon dont la série rebat les cartes aux moments où l’on pensait enfin savoir où l’on allait. Réalité ? Fantasme d’écrivain ? Affabulation des personnages ? La dualité est le maître mot, et si à la fin, vous trouvez l’intrigue trop tirée par les cheveux ou certains personnages excessifs, essayez de réévaluer le tout en ayant à l’esprit que ce que vous venez de voir n’est sans doute pas une vérité à accepter en bloc… Car ce scénario tordu à souhait nous fait oublier à dessein notre position de spectateur passif (tout en créant paradoxalement une distanciation dans les scènes de violence, par une mise en scène stylisée), pour ensuite révéler l’artifice que représente la fiction, et notre propension à accepter d’être manipulé par un récit/un film. Provocateur, mais bien vu ! Un regret cependant : que le personnage de Sami Bouajila (le flic) soit sous-exploité, réduit au rôle de « personnage utile à l’avancée de l’intrigue », sans pousser plus loin sa psychologie, alors que le personnage, et l’acteur, que j’apprécie beaucoup, l’auraient mérité (par conséquent il en va de même pour sa partenaire, jouée par Marie Denarnaud). Mais globalement, on a là une série à ne pas manquer si on aime le suspense ! Il n’y a qu’une seule saison, mais sachez que, pour que l’expérience soit complète, les créateurs de la série ont poussé le vice jusqu’à publier le roman de Mody, au titre éponyme, écrit lui aussi par un prête-plume !
Gregory S
Gregory S

54 abonnés 757 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 27 septembre 2022
Âmes sensibles s'abstenir, une des meilleures série noire française de ces dernières années. Une série exigeante et sombre, qui demande de ne pas s'endormir. Tous les comédiens sont sensationnels, et la fin est carrément aussi dingue d'ahurissante.
Thierrycambon
Thierrycambon

3 abonnés 2 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 23 septembre 2022
Exceptionnel. Captivant. J'e n'ai pas lâché cette série en 6 épisodes. Ne pas louper les 4 minutes après le générique de fin du 6e épisode
Le capitaine Red
Le capitaine Red

6 abonnés 20 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 23 septembre 2022
Enfin une bonne série française !
Malgré un début peu engageant, la série monte en puissance au fur et à mesure des épisodes. L'atmosphère des années 70 est parfaitement recréée, il y a des rebondissements inattendus et Niels Aelstrup est phénomenal, j'ai rarement vu une performance d'acteur aussi juste.
Agnes L.
Agnes L.

227 abonnés 1 994 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 30 septembre 2022
Le point de départ est original. Le traitement de l'histoire aussi par certains aspects. Pourtant, je mentirais en disant que j'ai vraiment accroché. La seconde partie de la série devient chaotique avec des longueurs qui génèrent l'ennui. Et le dernier épisode vire au ridicule comme la course poursuite dans le chantier en construction et le coup de téléphone à l'éditeur.
I'm A Rocket Man
I'm A Rocket Man

387 abonnés 3 746 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 11 janvier 2024
Punaise cette série est malade... ça part pourtant doucement mais bon sang le scénario monte en puissance et au final on en ressort complètement toqué tellement c'est puissant, intense et terriblement bien écrit ! Les rebondissements sont excellents, c'est sombre, c'est triste, c'est intrigant... bref c'est parfait ! En plus le casting n'est pas mauvais du tout car Duvauchelle joue bien comme toujours mais c'est surtout Niel Arestrup qui crève l'écran et moi, j'ai adoré ça comme rarement ! Youpi...
Ian Van Clonerdt
Ian Van Clonerdt

9 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 23 septembre 2022
Une série exceptionnelle. Je ne commente jamais mais il faut voir cette série. Un scénario incroyable, une photographie sublime et des acteurs convaincants.
Sophie
Sophie

11 abonnés 56 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 4 octobre 2022
Série on ne peut plus racoleuse : sexe et sang à foison, gratuitement, jusqu'au ridicule (ils ont dû en bousiller, des melons, pour faire le bruitage des ciseaux entrant dans la chair !). Et surtout une vision typiquement masculine et sexiste de la femme, qui prend son pied à être prise sauvagement et qui est, bien sûr, la dangereuse manipulatrice, la femme fatale de tous les excès. J'oubliais un autre truc grotesque : les papillons ! anecdotiques et relevant du conte de fées dans cet univers sanglant totalement convenu...
Pat T.
Pat T.

2 abonnés 35 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 22 septembre 2022
c 'est un truc de dingue et qui sort de l' ordinaire cette série et ça va bien à ARTE
on aime ou pas mais en tout cas ça ne peut pas laisser indiffèrent
en ce qui me concerne j ai bien aimé et plongé dedans sans m' arrêter
c'est prenant bien joué avec une mise en scène un peu chaotique par moment mais la réalisation rattrape très bien l' ensemble
a2lbd
a2lbd

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 23 novembre 2022
Faut-il toujours voir des messages plus généraux dans le déroulé fictionnel d’une œuvre ?
Focalisons-nous donc d’abord sur la valeur purement formelle de la série. Commençons par les acteurs : voilà une série extrêmement bien castée. Les physiques des acteurs sont particulièrement bien en accord avec ceux qu’ils incarnent. Par exemple le profil coupé au couteau et l’allure fatiguée et nerveuse de Nicolas Duvauchelle est une enveloppe physique parfaite pour les courants sombres qui agitent le personnage d’Adrien. Niels Arestrup, avec ses deux billes d’un bleu métallique, a toujours été parfait pour incarner les inquiétants placides, ceux dont on pressent un potentiel de nuisance fort sous un aspect débonnaire. Un Sami Bouajila à la barbe broussailleuse et aux yeux pairs projette immédiatement une impression de danger imminent, de chaos qu’il incarne physiquement. La beauté minérale mais imparfaite d’une Alice Belaïdi offre une forme de normalité ultra-séduisante annonçant ses paradoxes et ses fêlures. Celle de unes de magazines d’Alyzée Costes est idéale pour camper un phantasme de femme manipulée. La joliesse de Lola Creton, moins idéale mais réelle, avec le choix d’une couleur capillaire en dissonance avec sa carnation et sa typologie physique, laisse deviner un rafistolage et donc avec une plus grande capacité de dissimulation. Brigitte Catillon a des traits parfaits pour jouer sur deux registres : sèche et menue elle peut évoquer une grande fragilité un peu lunaire quand son visage a la faculté de se durcir d’un coup pour refléter une détermination des plus cinglantes. Pour finir, Axel Grangerger est physiquement parfait pour jouer un Niels Arestrup jeune. Enfin, Henny Rents est solaire et, parce que grimée avec un maquillage lourd et des tatouages en guise d’armure, est usée en même temps ce qui évoque au premier regard la paumée qui a su se reconstruire. Bref, le casting de cette série a été extrêmement bien pensé.
De plus tous les acteurs sont absolument excellents dans leurs jeux. Le plus fort dans leurs performances c’est de rester tous crédibles, tout au long de la série, et ce alors qu’ils ont à jouer des scènes très stéréotypées. C’est d’ailleurs un autre atout de cette fiction. Chaque scène, prise indépendamment, pourrait sembler aux spectateurs parfaitement outrée et donc inopérante. Mais tant par le traitement de l’image, très léché et donc volontairement fictionnel mais appétent au regard, que par leurs insertions subtiles dans une trame narrative complexifiée, ces scènes fonctionnent parfaitement. Dans cette construction, le jeu sur la temporalité des évènements opère parfaitement or c’est souvent une chausse-trappe superfétatoire dans certaines fictions qui conduit à l’ennui. Il est parfaitement maitrisé pour ne pas laisser le spectateur dans le sentiment d’avoir été pris pour un gogo et sert habilement le récit.
La direction artistique de la série est de haute volée. Elle est visuellement absolument magnifique. En plus du physique des acteurs, tant les décors que les costumes et accessoires sont beaux. Et ce alors qu’il y a des périodes temporelles différentes, des statuts sociaux variés, des périodes et des modes de vies hétérogènes. Ces choix visuels ne sont jamais gratuits : ils reflètent l’état d’esprit des personnages dans l’instant de la scène. Le traitement photographique très travaillé y est pour beaucoup. Fixé sur le sentiment des personnages principaux en action, le grain des images va être parfois antinomique parfois congru au macabre de l’action qu’il expose. Cela rappelle les meilleurs films de David Fincher.
Passons enfin sur le propos général. Voilà une série qui fait le pari de se focaliser sur le matriarcat triomphant actuel. On retrouve encore David Fincher et son propos dans « Gone Girl ». « Les papillons noirs » l’aborde de manière très habile et par la bande, ne le dévoilant qu’à la toute fin. On peut facilement considérer que les hommes dans cette fiction ne sont que des jouets et LA femme aux commandes. Mais, une fois tout explicité, la toute dernière scène après le générique du dernier épisode est édifiante, au fond, ce matriarcat triomphant est un pur produit du patriarcat qui l’a forgé et dont il se nourrit.
La clé pour sortir de ce cercle vicieux est donnée par l’interprétation que fait le rabbin ou le juif religieux de la citation du livre d’Ezekiel qui revient à trois reprises dans la série : les enfants n’ont pas à endosser systématiquement les fautes de leurs parents et encore moins à les répliquer.
Virginie B
Virginie B

3 abonnés 52 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 10 octobre 2022
série vraiment réussie, de qualité, tant dans le scénario à rebondissements que dans la photographie léchée et la musique
Nicothrash
Nicothrash

461 abonnés 3 270 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 4 juillet 2023
Une mini série française maîtrisée de bout en bout. Mélange de film noir, de polar et de thriller, on y suit la lente descente aux enfers d'un écrivain prête plume ayant perdu l'inspiration. Le récit est très fourni et l'on est confronté à plusieurs axes narratifs, évidemment liés, fais de fausses pistes et de nombreux rebondissements. Les nombreux flashbacks sont excellents, très bien réalisés et surtout plus qu'utiles, mais c'est bien au niveau des interprétations que la différence se fait, chaque comédien est au diapason et a sa pierre à poser à l'édifice jusqu'au dénouement. On est surpris, intrigués, horrifiés et à la fin, tout devient logique, on répond à toutes nos questions et zones d'ombre. Une série très efficace donc et rondement menée, une réussite.
Guillaume
Guillaume

153 abonnés 1 737 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 11 octobre 2022
Un thriller psychologique à la remarquable interprétation, à la mise en scène soignée, mais à l'écriture d'une créativité non maîtrisée.
Les fausses pistes et autres détours scénaristiques apportent insidieusement cette touche d'incohérence au récit.