Une série mafieuse qui évite les clichés et frappe fort
On aurait pu croire à un énième récit de famille mafieuse, usé jusqu’à la corde, mais ici, tout fonctionne à merveille. Le casting est impressionnant, à commencer par un Tom Hardy monolithique et magnétique, porté par une réalisation nerveuse, rythmée et précise, digne des meilleures séries policières britanniques.
Mention spéciale à Pierce Brosnan, absolument formidable en antagoniste : on redécouvre un acteur capable de nuances et de noirceur, bien loin du James Bond lisse de ses années 90. On aurait aimé qu’il incarne 007 avec autant de profondeur ! Helen Mirren, elle, est hypnotique, glaçante et majestueuse. Chaque apparition est un moment de tension suspendue : elle impose le silence rien qu’avec un regard.
Si certains pourraient y voir l’empreinte de Guy Ritchie, notamment dans la galerie de personnages hauts en couleur (le méchant Richie semble tout droit sorti de Snatch), il n’est ici qu’à la réalisation de quelques épisodes. Et pourtant, l’esprit est là.
Le scénario, subtil et bien ficelé, mise davantage sur la psychologie des personnages que sur les scènes d’action. C’est ce qui rend la série si prenante : une atmosphère tendue, une famille au bord de l’implosion, et un jeu d’échecs permanent entre les protagonistes. Bien plus intéressant que le démarrage poussif de la saison 1 de Gangs of London malgré qu'il y est beaucoup plus d'action