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equilibre
5 critiques
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5,0
Publiée le 12 juillet 2026
Et si... et si "The tree of life" était une analogie ? une analogie de la vie intérieure d'un être humain. "Il y a deux voies dans la vie, celle de la nature et celle de la grâce" Premieres phrases, en voix off de ce film, prononcées par le personage de la mère (Jessica Chastain). La nature n'est pas içi le miracle de la vie sur Terre, mais celle incarnée par cette dualité entre énergies constructrices et énergies destructrices qui se nichent dans le coeur de chacun. Une illustration est proposée : un dinosaure est en train d'agoniser, un autre, bien plus grand, s'arrête. Son instinct lui donne l'envie de lui écraser la tête de sa patte, il se retient, le voyant bouger le bloque à nouveau de sa patte et finit par le laisser sans dommage. Le choix. Le choix entre l'instinct de destruction et celui de la préservation. Mais revenons à l'analogie : un père (Brad Pitt), abusif, castrateur ; une mère (Jessica Chastain donc) enveloppante, aimante qui ne peut se manifester pleinement qu'en l'absence du père. Et les enfants, les petits démons intérieurs prêts à bousculer l'unité, l'équilibre. Personne ne veille au grain dans cet univers familial, un univers inséré dans un univers beaucoup plus vaste, celui qui est infini. N'est-ce pas le sort de chaque être humain qui a le privilège de vivre dans un pays sans guerre ? Pouvoir choisir entre la destruction et la construction. Et si ce n'était qu'une oscillation de l'un à l'autre ? Oui, ce film n'est pas simple d'accès. Oui, il réclame d'avoir un minimum de références sur les fonctionnements humains. Mais il nous propose de prendre de la hauteur avec beaucoup de poésie, le point de vue d'un univers silencieux. Et la force du beau n'est-elle pas de transcender les mots pour être touché en plein coeur ? Les réactions que provoquent ce film, dans un sens ou dans l'autre, sont la preuve que "The tree of life" atteint son objectif, nous toucher en plein coeur.
The Tree of Life est à la fois fascinant et franchement agaçant. Terrence Malick filme comme un génie mais pense parfois comme un gourou. Certaines images sont sublimes, presque dès qu’il se met à expliquer le sens de la vie, ça tourne au prêche un peu pompeux.
lue ,une ode à la vie,une réflexion sur l'existence et de son sens,sur l'existence d'un esprit supérieur, du bien et du mal,de l'humanité et sa raison d'être : la réalisation est tout simplement magnifique,on tombe fou amoureux de ce film où on le déteste, mais ça ne laisse pas indifférent.
Le réalisateur Terrence Malick offre ici une œuvre audacieuse et contemplative mais aussi exigeante. Aux images d’une beauté rare, le cinéaste livre une quête de sens, métaphysique, philosophique et religieuse. Lyrique « The Tree of Life » est une ode qui évoque la naissance de la vie et le questionnement de la foi ainsi que la relation tumultueuse entre un père autoritaire et violent et ses enfants.
Avec The Tree Of Life, Terrence Malick écrit et réalise un film mémorable, une véritable expérience cinématographique hors du commun, pour un résultat bouleversant. L'histoire se déroule dans les années cinquante et nous fait suivre le quotidien d'une famille composée des parents et de leurs trois fils. Jack, l'aîné de la fratrie, se heurte à l'éducation d'un père autoritaire et à une mère sensible tentant de l'élever lui et ses frères dans le christianisme. Mais, quelques années plus tard, l'un des fils, âgé de dix-neuf ans, décède subitement, brisant tous ces êtres liés par le sang. C'est alors qu'à l'âge adulte, Jack, devenu architecte dans une grande ville américaine alors qui rêvait enfant de devenir pianiste, se rappelle de son enfance et se questionne sur le monde. Ce scénario s'avère particulièrement prenant à visionner pendant toute sa durée d'environ deux heures et quart. On assiste pendant tout ce temps à un récit singulier traitant de l'existence et de la famille qui va se retrouvée confrontée au deuil. Celui-ci peut paraître prétentieux et redondant dans sa structure un peu décousue. Il évoque de nombreuses thématiques lors de digressions parlant de l'origine du monde, des dinosaures, des éruptions volcaniques, de la naissance, des limbes ou encore de la fin de l'Univers. Ces nombreux sujets ainsi mêlés nous embarquent dans une épopée cosmique, un hymne à la vie. Ils questionnent ainsi tout du long sur le sens de tout cela en poussant vers une réflexion métaphysique, en plus de faire preuve de spiritualité et de théologie en abordant constamment le Créateur. Le ton se veut à la fois tragique et onirique. L'ensemble est porté par des personnages appréciables. Des rôles très bien interprétés par une distribution comprenant Brad Pitt en père de famille autoritaire et exigeant mais tout de même aimant, Jessica Chastain en mère protectrice un peu trop en retrait et passive face à son mari, et Sean Penn qui incarne Jack à l'âge adulte. Les trois garçons sont eux incarnés par Hunter McCracken, qui est celui le plus mis en avant, alors que Laramie Eppler et Tye Sheridan sont plus en retrait. Ces cinq membres entretiennent des rapports compliqués provocant hélas pas autant d'émotions qu'escompté. En effet, malgré le nombreuses épreuves et leurs relations conflictuelles, ils ne parviennent pas à toucher profondément. La faute entre autre à des dialogues questionnant sans cesse les cieux, mais qui manquent de profondeur plus terre à terre. De plus, ils sont au final peu nombreux, ne permettant pas aux mots de raisonner au fond de l'âme. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut contemplative, expérimentale et hors des conventions. Sa mise en scène est d'une liberté totale et nous gratifie sans cesse d'une caméra constamment en mouvement, proche de ses protagonistes, filmant tout de façon naturel. La nature est au cœur de la narration visuelle et magnifiquement mise en avant à la faveur d'une lumière éclatante et d'une photographie mirifique. Elle donne ainsi naissance à des plans somptueux et d'une grande puissance. On pourrait tout de même lui reprocher son côté clipesque dû à son empilement d'images. Le montage est pour sa part remarquable tait il a dû demander un travail colossal. Ce splendide visuel est en plus accompagné par une sublime bande originale signée Alexandre Desplat, dont les compositions reprenant majoritairement des morceaux de musique classique collent à merveille aux situations et aux images par la puissance que dégage ces envolées. Mais ces titres très présents savent également laisser place aux bruits environnants et aux silences pesants. Reste une fin à la hauteur de l'ensemble du récit, venant mettre un terme à The Tree Of Life qui, en conclusion, est une œuvre cinématographique à part entière, une ode à la liberté artistique et à la spiritualité, méritant grandement d'être visionnée.
Le pire film que j’ai vu de toute ma vie. Il est vide, sans fond, sans intérêt, sans questions, sans réponses, sans même de réelle matière. Se sont des souvenirs qui nous sont présentés sans histoires, sans intérêt, sans réel contexte (spoiler: oui il est mort et on se souvient de lui, mais encore? ) mettre des souvenirs et essayer d’émouvoir les gens marche si il y a un contexte, si on connaît le personnage, si il y a quelque chose autour, pas quand la seule matière est le souvenir. Ça n’a aucun intérêt, 2h18 de vide et d’aucune réflexion. Ça n’ouvre une porte à aucun questionnement ou a aucune réalisation. Je ne sais même pas quoi dire parce qu’il n’y a pas de matière sur quoi discuter, il n’y a même pas de scénario. Je ne peux pas faire de grandes critiques parce qu’il n’y a rien à critiquer, ce film est simplement vide et sans aucun sens ni aucun but. Je n’ai jamais vu autant quelqu’un parler pour ne rien dire.
Difficile de savoir quoi dire face à un film aussi singulier que The Tree of Life. Visuellement, il est superbe, chaque plan est soigné, les images sont à couper le souffle. Mais au-delà de cette beauté formelle, le film laisse un goût d’inachevé, voire d’ennui. Une beauté visuelle qui ne suffit pas à combler le vide narratif. Car la narration semble évasive, presque absente. Le casting est pourtant solide, Brad Pitt et Jessica Chastain mais cela ne suffit pas à compenser le manque de structure et de profondeur du récit. La logique du récit est difficile à suivre, et les dialogues sont rares et souvent peu consistants, n’aident pas à s’attacher aux personnages ni à comprendre réellement ce qui se joue. On a juste l’impression d’observer la vie d’un homme en pleine introspection, perdu dans ses souvenirs et ses questionnements existentiels sur sa place en tant qu’homme dans l’univers et dans sa famille. C’est un film qui divise, c’est certain. Il ne laisse pas indifférent, mais le mieux reste de le voir une fois, pour se faire son propre avis.
Scénario incompréhensible, scènes lentes et ennuyantes, référéces à l’origine du monde qui sortent de nulle part ... selon moi, ce film est secrètement dédié aux insomniaques : impossible de terminer le film sans s’endormir !
Au début j'étais très sceptique tant j'avais l'impression que Terrence Malick allait se contenter de faire du "Kubrick à la 2001". Si les images et les musiques étaient magnifiques, je voyais mal ce que ça pourrait donner sur l'intégralité du film et je craignais fort de m'ennuyer fermement. Mais petit à petit tout s'est mis en place, j'ai commencé à assembler les briques disparates d'une narration très éclatée, et je suis rentré dans l'histoire. C'est beau, c'est fort, et même si je ne comprends pas trop le lien entre 'la naissance de l'univers', les dinosaures, et ce que ça raconte, il faut reconnaitre que le film de Terrence Malick est d'une grande virtuosité et originalité.
The tree of life - film hypnotique. Enfin un film ou Brad Pitt joue un personnage consistant et sérieux ! Entre ennui et scènes de vie d’une famille ayant perdu un fils, un frère. Le portrait psychique des personnages est réussi. Reste quelques étrangetés avec les paysages intercalés mais je me suis laissée porter. 3,6/5
Avec the Tree of Life on a vraiment à faire à ce qu'on peut décrire comme une purge! Avec de belles images certes, mais tout de même une purge. Ça ne raconte rien de passionnant hormis l'histoire d'un père abusif. Et surtout ça prend son temps pour nous le raconter. Ce ne sont pas les dialogues qui feront mal à la tête durant tout ce temps. Ils sont... parcimonieux. Mais avant d'en arriver là, nous avons tout de même droit à une grosse demie-heure de documentaire animalier et pire encore d'économiseur d'écran Windows sur fonds de musique classique. C'est joli mais ça ne fait pas avancer le schmilblick. J'ai eu l'impression de regarder un segment de Fantasia (et aussi un peu qu'on se fichait de moi). Mon premier Terrence Mallick ne m'incite pas vraiment à renouveler l'expérience.
Je dois l'avouer, je suis assez hermétique au style de Malick : beaucoup de contemplation avec certes quelques jolis plans, certains iconiques même, et j'ai vraiment du mal avec cette absence relative de dialogue et ces tirades philosophiques à peine murmurées... Rajoutez à ça un passage soporifique sur la création du monde et une fin absconse et vous avez mes principales réticences. Maaaais... je préfère voir le verre à moitié plein que vide ! Et en l'occurrence, le message du film m'a beaucoup touché c'est une véritable ode à l'amour, à l'enfance, à la famille, à l'amour maternel (splendide et rayonnante Jessica Chastain), à la fratrie avec un sous-texte philosophique et religieux qui me parle, sur le bien et le mal, la douleur et son acceptation, l'éveil de la conscience et le silence de Dieu. De plus, les jeunes acteurs sont excellents, particulièrement le jeune Jack qui a un sacrée intensité dans le regard, Brad Pitt autorité + coupe à la brosse "made in fifties" est parfait, j'ai un peu plus de mal avec Sean Penn et son éternel air dépressif.
La splendeur des images n'a pas suffi à me convaincre. Les passages cosmogoniques m'ont semblé lourds, presque indigestes. Je leur ai préféré les moments de fiction, filmés de manière aérienne, brillante. Jessica Chastain et Brad Pitt superbes. Le segment avec Sean Penn m'a laissé sur ma fin.
Je l’ai vu au cinéma et j’ai été scotchée et émue au plus profond, on se prend une sacrée claque visuellement et spirituellement. Un film OVNI, une experience en soit, tellement bien de l’avoir vu au cinéma en grand, les images-la photographie sont incroyables ! Je sais même pas expliquer ce que c’est, de quoi ça parle, mais c’est un truc métaphysique, bien remuant. Quel bonheur le peu de films comme celui-là qu’on peut voir dans une salle de ciné, on en redemande !