Film de science-fiction réalisé par Christian Alvart, Pandorum est un mauvais film. L'histoire nous fait suivre le lieutenant Payton et le caporal Bower, deux membres du vaisseau spatial Elysium, qui se réveillent après un long voyage en hyper-sommeil. Ils ne se rappellent ni leur identité, ni leur mission. Enfin, ils se souviennent qu'ils font partie d'un transport de 60 000 personnes dont la mission, après 123 ans de voyage, est de créer une colonie sur une autre planète habitable, Tanis. Ils se rendent ainsi compte que le réacteur nucléaire nécessite d'urgence une intervention manuelle. Bower, ingénieur mécanicien, prend alors la direction de la salle du réacteur, guidé par radio par Payton. Seulement, pendant leur périple, les deux hommes vont se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls. Ce scénario s'avère hélas peu captivant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et quarante-cinq minutes. Une durée qui se fait largement ressentir et qui devient même interminable au fil du temps. La faute à une intrigue aucunement originale, se contenant de repomper de nombreuses œuvres du genre, lui donnant un fort aspect de déjà-vu, d'autant plus que son récit est extrêmement répétitif. On assiste à une succession de scènes de combats sans saveur. Le tout manque cruellement de fond, de questionnement et de thématiques. L'ambiance menaçante est tout de même réussie et l'on ressent une certaine tension liée à l'enjeu chronométré, même si elle cherche trop souvent à faire sursauter. L'ensemble est malheureusement porté par des personnages creux, interprétés par une distribution sans charisme et à peine convaincante comprenant Ben Foster, Dennis Quaid, Cam Gigandet, Antje Traue, Cung Le, Eddie Rouse ou encore Norman Reedus. Tous ces rôles entretiennent des rapports ne procurant aucune émotion tant on se moque bien du sort de ces protagonistes sans développement auxquels on ne s'attache pas. Des échanges soutenus par des dialogues insignifiants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste allemand s'avère correcte. Sa mise en scène est particulièrement énergique et colle donc bien avec l'urgence de la situation. Cependant, les séquences de confrontations sont assez brouillonnes. De surcroît, elle évolue dans un vaisseau dont la taille est bien retranscrite avec ses interminables couloirs, mais ils se ressemblent tous, créant un lourd aspect rébarbatif. Il manque cruellement de salles plus variées. Les effets spéciaux sont pour leur part moyennement crédibles. Ce visuel énergique est accompagné par une b.o. générique et sans saveur se contenant vraiment du minimum. Reste une fin étonnamment satisfaisante et inspirée venant mettre un terme à Pandorum qui, en conclusion, est un long-métrage ne valant pas le coup d'œil tant il y a mieux dans ce genre cinématographique.