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    Gemini Man
    note moyenne
    3,0
    1376 notes dont 190 critiques
    5% (9 critiques)
    23% (43 critiques)
    27% (52 critiques)
    24% (45 critiques)
    15% (28 critiques)
    7% (13 critiques)
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    190 critiques spectateurs

    Patrice L
    Patrice L

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    1,0
    Publiée le 16 octobre 2019
    Complètement nul !!! Déjà vu , scénario prévisible dès le début . Où est la science fiction annoncée ?? Heureusement que j'avais des popcorns pour m'occuper... je m'attendais vraiment à mieux ! La scène d'action avec la moto est ridicule . Le jeune Will smith est à peu près réussi au milieu du film mais totalement raté et immonde à la fin , c'est quoi ce visage de synthèse complètement pourri ?? L'idée de base était sympa mais c'est juste un film d'action prévisible avec au final peu d'actions ....nul nul nul !!!!
    benoitG80
    benoitG80

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    3,0
    Publiée le 14 octobre 2019
    « Gemini Man » mérite déjà une certaine attention par les questions que ce film soulève quant au problème épineux de la bioéthique, voire même à travers celle-ci, le grand danger de l’eugénisme qui tend à vouloir faire de l’homme un être parfait ou tout au moins sur mesure ! À l’heure de la PMA, et de ce qu’elle pourra engendrer sur le choix et les caractéristiques précises de son futur enfant, sans compter toute la problématique du sperme et des ovules congelés qui pourront permettre une conception hors norme, cette histoire résonne donc particulièrement en venant en écho avec notre actualité, même si elle dépasse encore d’un cran les possibilités de la science actuellement. Bien sûr, le fond est donc ce que l’on retiendra avant tout malgré une forme ma foi, plus classique dans son genre avec moult cascades, courses poursuite, et règlements de compte dont l’intrigue nous fait part, sans que ce soit trop déplaisant à l’œil, avec des plans et des effets assez remarquables ! À ce sujet, le réalisateur Ang Lee arrive donc à nous piquer au vif, par cette ressemblance entre les deux héros, dont on aura très vite deviné le pourquoi du comment, sans en dire un mot de plus évidemment pour ne rien dévoiler ! Sauf que l’on insistera en passant sur la prouesse technique du « motion capture », ici complètement bluffante au niveau de la création numérique de Junior, pourtant tellement vrai ! C’est pour cette raison importante, que l’on pardonnera ce scénario et ces effets de style un peu trop habituels, inhérents à ce type de réalisation, toujours dans la démesure et le déjà vu ! C’est sûr que ça déménage, que ça s’agite et dans tous les sens, en moto (là, c’est tout de même impressionnant !), en bateau, en voiture et même en avion ! Du classique et de l’action, en veux-tu, en voilà, on est servi... Cependant malgré le palmarès saisissant de 72 personnes éliminées à l’actif de ce tueur, un petit quelque chose arrive à nous séduire et nous attendrir dans le jeu de Will Smith qui de fait devient sympathique, inquiétant tout de même sur le fond ! Et le duo des deux mêmes personnages avec 30 ans d’écart, fait également son petit effet, et même le trio avec la présence plutôt maternelle et réconfortante de Mary Elizabeth Winstead. Un film aux particularités bien précises, qui à elles seules valent bien un petit détour en salle afin de retrouver un acteur et son double totalement virtuel ! Sans oublier toute la réflexion monstrueuse à propos d’une armée de pseudo humains surpuissants et sans affect, qui à l’heure d’aujourd’hui pourrait bien voir son apparition... À méditer !
    Frederic S
    Frederic S

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    4,0
    Publiée le 3 octobre 2019
    À l'instar de "Une Journée dans la Vie de Billy Lynn", beaucoup de spectateurs ne découvriront jamais le nouveau film d'Ang Lee dans des conditions adéquates pour l'apprécier pleinement sur grand écran. Le nombre de salles susceptibles de diffuser le film dans le format pour lequel il a été conçu (en 3D et en 120 images/seconde) reste très limité (11 en France) mais 260 proposent néanmoins la possibilité de le visionner en 60 images/secondes (ce qui, personnellement, doit peut-être être le cas de mon cinéma, je me base sur mon ressenti visuel sans autre information à ce sujet). Cette précision technique étant faite, peut-on néanmoins apprécier "Gemini Man" sans profiter de son visionnage le plus optimal ? C'est un grand oui, rassurez-vous ! Hormis de nombreux plans pensés ostensiblement pour la 3D, la fluidité de la réalisation voulue par Ang Lee transpire à travers chaque séquence d'action jusqu'à leur donner des airs de jamais-vu qui laissent irrémédiablement bouche bée, le tout dans un film filant la méchante et jouissive impression d'une virée temporelle à destination des 90's ! On s'explique : il faut savoir déjà que "Gemini Man" est un projet qui passe de main en main hollywoodienne depuis de nombreuses années, 1997 pour être précis (Tony Scott, Curtis Hanson ou Joe Carnahan ont eu à un moment ou à un autre des vues dessus avec tout plein de grands noms potentiels devant leurs caméras respectives) et ce n'est clairement pas un hasard ! Le pitch du film simple et un brin idiot -un tueur d'élite se retrouve pourchassé par son double jeune- est effectivement un pur produit des années 90 évoquant des idées saugrenues de changements de visages à la "Volte-face" par exemple. Et c'est exactement vers ce genre de blockubsters d'action tombés en désuétude que nous convie Ang Lee. Du logo de production made in Jerry Bruckheimer tenant de l'ère des dinosaures à la présentation des personnages aux traits a priori archétypaux (le héros surdoué en son domaine mais en plein doute existentiel, la jolie comparse qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, le sidekick aux bonnes vannes même en cas de danger de mort, une machine à tuer et un grand méchant juste... très méchant), tout est là pour nous renvoyer à une époque où l'entertainment était délivré à sa dose maximale. Cependant, ne croyez pas que Ang Lee se contente simplement de reproduire des formules éculées car, si l'action est bel et bien présente (et, bon sang, de quelle manière !), le réalisateur appose en effet la patte qu'on lui connait bien dans son approche fouillée des personnages. Leurs contours sont certes ceux de stéréotypes des années 90 mais, avec un regard bien plus moderne, Ang Lee ne va rien chercher à éluder des conséquences internes que peuvent avoir leurs confrontations permanentes au danger et, bien entendu, à un postulat aussi ubuesque qu'un héros opposé à sa version jeune. Ainsi, pendant la majorité du film, les protagonistes vont autant se retrouver à deviser sur les conflits intérieurs qui les rongent et induits par la situation que s'affronter physiquement. À vrai dire, c'est peut-être là une grande qualité qui se retourne en principal défaut du film : ne pas ignorer la psychologie de ces personnages les fait vivre à l'écran, c'est certain, et ce bien au-delà de la caricature que l'on pouvait avoir d'eux au premier abord (les acteurs, Will Smith et Mary Elizabeth Winstead en tête, participent également à cet effort) mais cela a aussi pour effet de les faire tergiverser autour de problèmes qui n'offrent que des réflexions attendues et donc de trop nombreuses scènes de dialogues l'étant tout autant. Bien sûr, cela permet de démontrer une réelle intelligence d'approche d'un sujet prêtant à sourire, la parabole méta à l'extrême d'un système hollywoodien et de sa course au jeunisme que l'on peut y déceler va aussi en ce sens (la jeune génération d'acteurs facsimilée de l'ancienne veut carrément zigouiller les modèles originaux pour résumer), mais la qualité des scènes d'action est telle que l'on a sans cesse envie de voir tout ce petit monde en découdre plutôt que de s'auto-analyser (et puis, quand des agents surdoués ne comprennent même pas d'où peut venir un double fricotant avec une société nommée GEMINI, ça limite tout de suite un peu leurs seuils de réflexion aux yeux du spectateur...). Car, oui, on y revient inlassablement, "Gemini Man" propose clairement quelques-uns des morceaux de bravoure de l'année en matière d'action, s'inscrivant dans une sorte d'alliance parfaite entre ces senteurs de revival 90's et d'avenir par les expérimentations visuelles menées pour une toujours plus grande limpidité de mouvements qui force le respect. Si l'on était un peu blasé, on pourrait se dire que ce ne sont là que des promesses d'autres choses bien plus grandes pour le futur mais, pour l'heure, Ang Lee est le chef d'orchestre qui nous régale en la matière en repoussant des limites que l'on imaginait pourtant à jamais figées. Enfin, sur la seule double dose de Will Smith à l'écran, "Gemini Man" impressionne également avec la version rajeunie de l'acteur, peut-être une des plus bluffantes dans le domaine parmi les nombreuses utilisations du procédé vues récemment... hormis, bizarrement, pour l'ultime scène qui donne le sentiment d'avoir été conçue à la va-vite. Évidemment, vu les sommets atteints, on aurait aimé que "Gemini Man" n'offre que de l'action 95% de son temps. Mais, même si Ang Lee ressuscite l'esprit des films des années 90 situés dans la même veine, il le fait à sa manière, en donnant du sens aux agissements de ses personnages avant de les faire se percuter de plein fouet. Et, surtout, chacun de leurs affrontements tient d'une telle prouesse visuelle grâce à sa recherche de fluidité jusqu'au-boutiste que "Gemini Man" en devient un des blockbusters du genre incontournable de... 2019.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    0,5
    Publiée le 3 octobre 2019
    Ang Lee. C’est juste pour ce nom que je me suis déplacé vers ce « Gemini Man. » Mais j’ai été bête. J’aurais dû voir qu'il n'y avait qu'un seul nom qui figurait sur l’affiche (deux fois). « Will Smith. » Will Smith l’acteur. Will Smith le producteur. Will Smith l’omnipotent quoi qu'il arrive. Même quand il n'apparait qu'au casting, tout le monde à Hollywood sait ce qu'implique le fait de tourner avec Will Smith. Comme Tom Cruise, son contrat verrouille son image. A un tel point que faire un film avec Will Smith se transforme en film DE Will Smith et POUR Will Smith. Il ne faut d’ailleurs pas attendre trop longtemps devant ce « Gemini Man » pour s’en rendre compte : dans ce film, Ang Lee est invisible tandis que Will Smith est partout, aussi bien symboliquement que littéralement. Et ça donne quoi un film de Will Smith ? Eh bien ça donne la même chose que « Hancock », « Karate Kid » ou bien encore « After Earth » : un film lisse où le Smith à l’écran incarne une forme de perfection insipide dictée par des idéaux scientologues qui font de lui un être discipliné, désintéressé, désincarné. Un Smith qui permettra toujours, à la fin, de laisser s’exprimer la quintessence des hiérarchies naturelles au détriment des hiérarchies artificielles et usurpées. Et au cas où si la chose n’avait pas été claire dans ses précédents films. Ici on se retrouve donc avec deux Smith pour le prix d’un. L’occasion d’expliquer en long en large et en travers ce qui fait la vraie nature du Smith. Dans ce film, le Smith est supérieur par nature. spoiler: Il l’est dans ses gênes et non au travers de son éducation. Son talent est tellement inscrit dans sa chair qu’il suffit de le cloner pour qu’un nouveau messie apparaisse sur Terre. Et on aura beau les souiller avec des faux pères (incarné ici par Clive Owen), avec des éducations qui vont essayer de les soumettre à des autorités fausses et arbitraires, la nature profonde des Smith fera qu’ils se rebelleront toujours. L’original comme le clone sentent en eux ce déséquilibre qui persiste dans l’ordre naturel des choses. Ils ont beau avoir tenté de se soumettre aux fausses valeurs inculquées par ce monde décadent, leur esprit a toujours résisté, rongé par le sentiment que tout cela n’était pas juste. D’ailleurs, ni l’original ni le clone ne sont jamais parvenus à se souiller face aux pratiques pourtant tolérées et valorisées par les fausses autorités. Ils n’ont jamais cédé à l’appel de la fortune. Ils sont restés vierges l’un comme l’autre en attendant de trouver la femme qui sera digne d’être la mère de leurs enfants. Ils ont su rester justes. Ils ont su rester sensibles à l’injustice de leur monde et de ce que celui-ci les forçaient à faire. Ils étaient trop purs pour être de bons soldats. Ils étaient trop « conscients »… Aussi, cet énième clone de la Bible scientologue selon Willard qu’est « Gemini Man » se conclut-il comme n’importe lequel de ses autres prédécesseurs. spoiler: Encore une fois, la paix du héros est trouvée dès que les hiérarchies naturelles se sont émancipées des hiérarchies factices. Et ce retour à la hiérarchie de nature prend – une fois de plus – la forme d’un accomplissement de chacun en fonction de la place qu’il y occupe. Ainsi le vieux Smith sera le père. Le jeune Smith est le fils. Le premier, devenu sage, sera le maître. Le second, devenu conscient de la véritable nature de son trouble et de sa faiblesse, sera le disciple. Encore et toujours le même mantra asséné au milieu d’un film insipide au possible. Mais bon, au moins Will Smith montre-t-il qu’au-delà d’être un prophète, il est aussi un cinéaste cohérent. La forme a en effet le mérite d’être pertinente au regard du fond. L’image est lisse et figée, souvent synthétique, animée par un scénario tellement obnubilé par sa volonté de mettre en valeur sa figure christique qu’en retour il met des plombes à avancer les éléments pourtant faméliques et convenus de son intrigue. spoiler: Ainsi faudra-t-il attendre 40 minutes pour découvrir pour la première fois que Will Smith a un double. Puis 40 minutes supplémentaires pour découvrir qu’en fait ce clone n’est pas son fils, mais son clone. Bref, une heure et vingt minutes d’un suspense insoutenable pour nous révéler le seul pitch du film. Pour moi, dire cela, c’est déjà dire beaucoup de choses sur ce qu’est ce « Gemini Man ».En somme – et à bien tout prendre – ce qui résume le mieux ce film reste encore ce double numérisé de Will Smith. Certes le lissage numérique est techniquement propre et le résultat final ne jure pas face à l’original. Mais d’un autre côté on se rend vite compte qu’une bonne partie de ce prodige tient surtout au fait que l’original est tout aussi lisse et factice que la copie. Bref, à vouloir cloner du vent, Will Smith ne fait qu’accroitre l’immense courant d’air intellectuel et artistique que constitue sa contribution au cinéma américain et mondial. Et ç’en est arrivé à un tel point que ça ne m’en désole même plus. Je constate juste, lucide, à travers l’art, ce que l’idéal scientologue fait aux hommes perdus… Mais bon… Ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
    Naughty Dog
    Naughty Dog

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    3,5
    Publiée le 17 octobre 2019
    3 ans après avoir expérimenté le HFR (High Frame Rate) avec Bill Lynn, permettant de s'émanciper des 24 images par seconde classiques (et aller jusqu'à 120), Ang Lee se réessaye au défi de bousculer les conventions et faire avancer le cinéma. Car oui "Gemini Man", au-delà de son aspect de film d'action des 90's, est un film important à bien des égards, et la possibilité pour le double Oscarisé derrière "Tigre et Dragon" ou "L'Odyssée de Pi" de faire avancer le langage cinématographique au travers d'un blockbuster diffusé dans de bonnes conditions. En développement depuis plus de 20 ans, l'intrigue suit Henry Brogen, tueur à gages cinquantenaire désireux d'une retraite paisible après une vie de tuerie, malheureusement contrariée lorsque sa tête est la cible d'un clone plus jeune, plus rapide et plus dangereux. Autant le dire tout de suite, le scénario de Gemini Man, bien que relativement plaisant, est tout à fait classique et peu porteur d'audace, même si il faut reconnaître une volonté de proposer un duo de personnages principaux fouillés et humanisés plutôt qu'un bête film bourrin décérébré. La force du métrage est toute autre : en effet, tourné en HFR 3D, le film s'avère être une claque technique absolument vertigineuse, où chaque plan produit une vraie sidération d'entrée de jeu. Que ce soit un train en marche, 2 personnes discutant autour d'un verre ou un panorama citadin ou marin, la quantité d'information visuelle qui nous arrive à la rétine abolit les limites de l'écran et nous ouvre littéralement une fenêtre vers ce qu'il s'y passe, sans aucune sensation de flou et une netteté absolue. Une sensation d'hyper-réalisme donc, décuplant l'immersion, l'action ou même l'implication émotionnelle, à condition que la mise en scène suive. Travelings longs et fluides, balance des points parfaite, gestion bluffante des lignes de fuite et compositions d'images et des diverses couches de plans lourdes de sens, on a réellement l'impression d'avoir accès à un film du futur, happant le spectateur de manière plus viscérale qu'à l'accoutumée pour lui proposer une réelle expérience viscérale. Que ce soit la meilleure poursuite à moto de l'Histoire du cinéma (oui), un mano-à-mano haletant, des fusillades musclées, une confrontation émotionnelle en plan fixe ou un monologue face caméra, chaque effet est démultiplié. Une explosion, une visée en vue subjective, un plan sous l'eau, un regard...la quantité d'informations qui nous parvient est saisissante et vectrice d'émotion qui nous prend aux tripes. Résultat à mettre également au crédit de Dion Beebe (directeur de la photographie ayant déjà démocratisé la HD au cinéma sur Collateral ou encore Miami Vice), offrant certes une photographie nette et une gestion de la luminosité pour les scènes de nuit ou d'obscurité qui laisse pantois. Du jamais-vu donc, magnifié par une mise en scène intelligente qui évite tout sentiment de docu-fiction en 4K. Le danger est également de concevoir les décors de manière classique (et avoir un résultat en "carton-pâte") ou que les acteurs ne soient pas à 200% dans leur rôle (de quoi donner un aspect de telenovela), chaque artifice de mise en scène doit être maîtrisé et travaillé dans cette optique d'hyper-réalisme. Heureusement Guy Hendrix Dyas (Inception, X2, Passengers...) utilise majoritairement des lieux réels en Colombie, Virginie ou Hongrie, proposant quand même quelques décors comme des catacombes emplis de crânes et d'os ainsi que d'autres sets truffés d'accessoires et de vie. Concernant le casting, il est impeccable, Will Smith en premier. Tête d'affiche et double rôle maîtrisé, il apporte une vraie sensibilité et vulnérabilité aux 2 personnages principaux, avec un Henry vieillissant et courageux, ainsi qu'un Junior plein de doute et de fougue. Autre défi technique majeur, le clone de 23 ans est une franche réussite : non seulement il s'agit du premier double numérique porteur d'émotions et intégralement conçu par les artistes de WETA Digital (Avatar, King Kong, Alita, Planet of the Apes et d'autres merveilles à effets visuels). Véritable casse-têtes (Smith jouait face à une doublure avant de recréer les scènes dans un volume de performance capture), protagoniste à part entière que ce soit face à sa version âgée ou non, le résultat est impressionnant de réalisme (la sensation de revoir le Prince de Bel Air de nos jours est palpable), avec un grain de peau réagissant aux ombres et un regard qui ne fleure jamais l'Uncanny Valley. On a cependant quelques plans plus lisses et moins illusoires lors de scènes en plein jour, mais globalement la prouesse est là, d'autant que l'acting renvoie à une période où Will Smith était plus inexpérimenté et moins mature (dans la gestuelle, le regard ou même la voix). Mary Elizabeth Winstead est un atout charme en informatrice, offrant un contrepoids parfait pour des scènes de complicité ou d'action, et Benedict Wong est la cerise humoristique sur le gâteau. On regrettera un Clive Owen certes convaincant en bad guy corporatiste et figure paternelle maléfique, mais malgré de bonnes motivations, reste un antagoniste classique sans vraie épaisseur. Malgré quelques défauts qui l'empêchent d'accéder à un panthéon de films marquants, Gemini Man nous propose néanmoins une expérience comme nulle autre, qui n'aurait sans doute qu'un intérêt tout relatif en 24 fps, mais étant une date importante dans la manière de concevoir le cinéma, et sans aucun doute une pierre blanche vers le chemin du cinéma de demain. Un cinéma plus immersif, plus émotionnel, plus impressionnant, plus prenant, et donc encore plus marquant, rompant définitivement les barrières vers l'imaginaire. Et rien que pour cela, il faut voir ce film dans son format de base, apportant un vrai sens de mise en scène et de storytelling, et donc porteur de sens.
    alice025
    alice025

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    3,0
    Publiée le 4 octobre 2019
    Concernant l'histoire, c'est du vu, revu et assez lassant pour ma part. Encore une traque d'un homme qui est tombé dans un piège par des organisations aux intentions mauvaises. Aucune surprise niveau scénario donc et beaucoup de clichés. Mais je suis surtout allée voir ce film pour le côté visuel, et c'est bien vrai que c'est impressionnant. L'effet HFR 3D au cinéma, c'est même déconcertant mais on s'en prend plein la vue, surtout concernant une scène de poursuite à moto, la meilleure scène du film à mon goût. Le clone de Will Smith est d'ailleurs lui aussi retranscrit de façon bluffante. On y va pour le visuel, on laisse l'histoire de côté. http://cinephile-critique.over-blog.com
    Stéphane J.
    Stéphane J.

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    2,0
    Publiée le 2 octobre 2019
    Je me suis ennuyé, car malgré une idée très intéressante au départ, je trouve que les personnages ne sont pas assez profonds, c'est très superficiel et l'histoire avance péniblement jusqu'à une fin tellement prévisible ! Pour un film par Ang Lee, je suis très déçu. Par ailleurs, j'ai trouvé les images peu naturelles : on dirait un tournage en vidéo. La 3D est correcte mais, en dehors d'une ou deux explosions, elle n'apporte pas grand chose.
    Pierre K
    Pierre K

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    1,5
    Publiée le 2 octobre 2019
    Une seule chose sauve ce film: une qualité d'image 3d excellente. Par contre les scènes d'actions par exemple la course poursuite à moto est immonde et le clone plus jeune de Will Smith est complètement raté. et que dire du scénario, quasiment inexistant. A éviter.
    Cool_92
    Cool_92

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    2,0
    Publiée le 2 octobre 2019
    Un ratage complet. Will Smith a dû signer juste pour la prouesse technique et le fait de se voir en version plus jeune. Va falloir qu'il recommence à faire de bons films. Le scénario est catastrophique et maintes fois traités. L'image est souvent laide malgré les soi-disant 20 images par secondes. Le seul point positif c'est les scènes d'action, à voir sur grand écran. Ça tire, ça explose, courses de moto, voitures, etc... oui ça décoiffe mais c'est un Ang Lee inutile, aussitôt vu aussitôt oublié.
    gjolivier1982
    gjolivier1982

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    1,0
    Publiée le 2 octobre 2019
    Même les immenses cinéastes peuvent se rater et il faut bien avouer que ce Gemini Man est un ratage sur toute la ligne. Le film n'est pas aidé par un scénario sans intérêt, des dialogues totalement stupides et sans aucune crédibilité, une interprétation souvent mauvaise et surtout une laideur plastique à peine croyable. Il n'y a aucun travail sur la lumière si bien qu'on se croirait devant un épisode de série TV et le procédé de 120 images/secondes offre un grand réalisme visuel mais rend l'action totalement fausse si bien qu'on a l'impression que le film a été fait par des étudiants en cinéma.
    thenewchamp
    thenewchamp

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    4,0
    Publiée le 13 octobre 2019
    Un tireur d elite : Henry, proche de la retraite est pris de remord et a du mal à accepter son passé sanglant. En annonçant sa retraite il est alors pris en chasse par l organisation secrete pour laquelle il travaillait. L organisation tente alors de le tuer en envoyent un soldat biologique clone d'Henry.j ai adoré, les scènes d actions sont epoustoufflante, il y a de l humour. Le film souleve des questions comme l etat psychologique des soldats ou le but final des missions qui leurs sont assignées
    nada r.
    nada r.

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    3,0
    Publiée le 19 octobre 2019
    Beau jeu d'acteur de Will Smith. Un personnage feminin inutile. Enorme problème de post-production. Les effets speciaux sont horribles mise à part pour rajeunir Will Smith.
    La doud' critique
    La doud' critique

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    3,0
    Publiée le 17 octobre 2019
    Un bon film d action, assez divertissant, mais qui démontre que ni Ang Lee, ni Will Smith, n’est au sommet de son art. Quelque jolis plans où la lumière et la couleur sont bien traitées, sans que l’on atteigne la qualité graphique de l’Odyssé de Pi. On retiendra surtout la prouesse de ceux et celles qui ont maquillé Will Smith, à la hauteur de Brad Pitt dans Benjamin Button.
    Charles M
    Charles M

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    4,0
    Publiée le 2 octobre 2019
    Will Smith toujours excellent ! Scénario et cascade au top ! Je recommande à ceux qui aiment l'action
    NicoB
    NicoB

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    2,5
    Publiée le 19 octobre 2019
    Tres bons acteurs mais des scènes d'action pas crédibles et un scénario trop simple et caricatural... Le super agent des services américains qui est en danger a cause de ses chefs pourris et qui gagne a la fin...
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