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    Le Majordome
    note moyenne
    4,3
    13662 notes dont 1224 critiques
    20% (240 critiques)
    40% (492 critiques)
    24% (298 critiques)
    12% (143 critiques)
    2% (29 critiques)
    2% (22 critiques)
    Votre avis sur Le Majordome ?

    1224 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2435 abonnés Lire ses 645 critiques

    4,0
    Publiée le 23 septembre 2013
    " Le Majordome" est manifestement un très beau film porté par l'excellent Forest Whitaker,,, Malgré un certain académisme, une mise en scène plutôt sage et son côté romance à l'américaine, il n'en reste pas moins qu'à travers la très longue carrière de Cécil Gaines (ce Majordome qui a connu huit présidences dans l'enceinte de la Maison Blanche), la condition des Noirs américains ainsi que leur combat contre la discrimination et l'oppression sont retranscris ici de manière fort émouvante ! Et encore, bien que certaines scènes soient dures et révoltantes comme celle terrifiante dans le snack-bar, la terrible violence ressentie est pour le moins complètement édulcorée ! On suit également avec passion la relation qui unit le père et le fils, puis ensuite les sépare, car à travers elle c'est toute les différences de valeur, d'éducation qui sont mises en cause avec une étude très fine des sentiments. La vie de famille de ce majordome sert donc d'observatoire des réactions, des divergences, des attitudes de chaque membre avec toutes les souffrances qui peuvent émerger ! L'évolution et la prise de conscience de chacun est très bien prise en compte afin de comprendre et de mesurer les avancées et la difficulté d'y arriver. Les scènes tournées dans la Maison Blanche sont également très révélatrices de l'état d'esprit du personnel et des politiques ! Cécil Gaines/Forest Whitaker est plus d'une fois très prenant en homme juste et digne tout en étant à la fois complètement perdu en doutant de ses valeurs, de ses repères remis en cause aussi bien dans sa vie de famille que dans sa vie professionnelle... La réussite de ce film repose également sur des acteurs brillants qui interprètent leur rôle sobrement et avec une grande justesse... Une mention spéciale pour Oprah Winfrey, très étonnante dans son rôle d'épouse et de mère... Il arrive ainsi que le cinéma nous élève soudainement ! On pense ainsi et dans un autre domaine, au très beau film "Lincoln" qui dans une bien plus grande mesure était tout simplement magnifique !
    François G.
    François G.

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    4,0
    Publiée le 1 septembre 2015
    Lee Daniels, réalisateur de "Paperboy" et "Precious", nous offre cette fois-ci un film sur l'esclavage et la tyrannie ségrégationniste avec "The Butler", une œuvre inspirée de l'histoire vraie d'Eugene Allen. "The Butler" est une œuvre profonde par son sujet et intelligente par sa mise en scène réussie, mais elle n'est pas pour autant véritablement passionnante. La politique et les conflits raciaux étant les principaux sujets, Lee Daniels se devait de les traiter avec justesse et de proposer une fresque humaine et profonde, et c'est bien ce qu'il a fait. L'histoire est bien écrite et aborde parfaitement ses sujets et thématiques traitées. Le message politique qu'il met en valeur tout le long du déroulement est très fort et interroge sur l'actualité aux Etats-Unis. Mais des longueurs scénaristiques se font malheureusement ressentir. Linéaire, littéraire et fort, le scénario est cependant, et on ne peut le nier, d'une grande qualité d'écriture. Les personnages retranscrits à l'écran sont intéressants à suivre et brillamment incarnés par de grands acteurs. Forest Whitaker ("Southpaw") interprète Cecil Gaines, le personnage principal et torturé avec émotion et fierté. Autour de lui viennent jouer Oprah Winfrey ("12 Years a Slave"), Cuba Gooding Jr ("Machete Kills"), Lenny Kravitz ("Hunger Games"), Alex Pettyfer ("Magic Mike") et Terrence Howard ("Prisoners"), tous très convaincants et drôles. Puis vient les plus grands : Alan Rickman ("Robin des Bois Prince des Voleurs"), le regretté Robin Williams ("Absolutely Anythings"), Liev Schreiber ("Ray Donovan"), John Cusack ("Maps to the Stars"), Jane Fonda ("Youth"), James Mardsen ("Henchman") et enfin Vanessa Redgrave ("Foxcatcher"). Bref, l'un des plus incroyables castings de toute l'Histoire du Cinéma. Lee Daniels dirige ses comédiens avec une grande précision, tout comme sa caméra. La réalisation de ce film est magnifique. Il filme cette leçon d'histoire avec fluidité et nous livre des plans recherchés et travaillés. Plans séquences, hors champs ou même plans contre plans, tout est très bien millimétré et bien géré. La musique composée par Rodrigo Leâo est elle aussi plutôt bonne malgré une trop grande discrétion. Les décors, les costumes d'époque et autres objets sont quant à eux très bien fournis et utilisés. La retransposition de l'époque est vraiment bien faite et réaliste. Les changements de décors que nous voyons à l'écran sont parfaitement bien transposés et mis en scène malgré un montage parfois hasardeux. Très intelligent, poignant et bien réalisé, "The Butler" est un film fort et long, auquel on peut aussi se référer au "Lincoln" de Spielberg.
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

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    5,0
    Publiée le 31 août 2013
    J'ai eu la chance (et aussi la patience) d'aller voir ce film en avant-première à Deauville. Et qui plus est avec l'acteur principal et le réalisateur. Eh bien j'ai été touché au cœur. Je suis très sincère. Savoir filmer plus de quatre-vingts ans de vie et presque trente ans de métier (en tant que majordome) à la Maison Blanche sans tomber dans le voyeurisme est presque impossible. Et pourtant le vœu est réalisé. J'ai aussi été bluffé par l'interprétation toute en grâce et en retenue de Forest Whitaker. Il est incroyable : je n'en connais que très peu qui savent donner une sorte de "matière" à leurs personnages. Je vais finir en précisant juste qu'à la fin de la séance, il y'a eu plus de deux minutes d'applaudissements pour ces grands hommes du cinéma. Et ils le méritent bien.
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 28 janvier 2014
    après l'excellentissime precious et la dobe paperboy, je me suis dit ben le real va se rattraper surtout avec le genial Forest Whitaker , et là oh my god , boooo vilain pas beau racisme mal, pas racime bien , blanc vilain booo caca voilà ce que résume ce film c'est complètement égocentrique démago et ras le bol de ces real qui associe l'histoire d'une ethnie à un film à toutes les sauces c’est un film complètement ridicule et je soutien le fils de Reagan .
    tony-76
    tony-76

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    4,5
    Publiée le 13 octobre 2013
    INCROYABLE !!! Le Majordome nous émeut, nous séduit et nous faire rire par moment. Le film traite des moments forts de la récente histoire américaine à travers le regard d'un majordome de la maison blanche. C'est surtout la lutte des noirs américains à fin de faire prévaloir leurs droits les plus élémentaires, face à l'arrogance cruelle de l'homme blanc de l'Amérique profonde du siècle dernier qui est traité avec beaucoup de subtilité par Lee Daniels ( Paperboy ). Le casting est vraiment exemplaire, il vaut surtout le détour de Forest Whitaker. Ce dernier est au sommet de son art en interprétant avec beaucoup de subtilité un personnage torturé, et partagé entre ses obligations personnelles, professionnelles et familiales. Un récit d'une grande puissance dont on reparlera très certainement lors de la prochaine cérémonie des oscars.
    Stephenballade
    Stephenballade

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    5,0
    Publiée le 17 février 2016
    Si il y a un film qui ne manque pas de surprendre, c’est bien celui-là. Pas tant au niveau de l’intrigue (quoique), mais au niveau de la qualité. Le majordome est le film qui a fait pleurer l’Amérique et le Président des Etats-Unis en l’année 2013. La baffe ne tarde pas à venir, dès les premières images en fait, en voyant un Forest Whitaker vieilli, amaigri, le regard errant dont on ne sait s’il est émerveillé ou nostalgique, ou encore en proie à de la rêvasserie. Si vous ne connaissez pas comme moi l’histoire de ce vieil homme noir avant de visionner cette merveille cinématographique, c’est ce qu’on vous propose de découvrir. Car c’est de cet homme que le film va nous parler. De sa destinée peu commune. Un long discours puissant qui ne laisse pas indifférent et qui ne peut qu’emporter l’adhésion du spectateur. Cet homme, sous le nom de Cecil Gaines, est basé sur l’histoire vraie d’Eugène Allen, contée par un journaliste du Washington Post. Cela donne un scénario au propos honnête tout en affichant une véracité historique ahurissante. Sa mise en œuvre par le réalisateur Lee Daniels est toute en retenue, sans véritable violence ni vulgarité, malgré quelques scènes révoltantes spoiler: comme celle du snack-bar . Paradoxalement, elle tient un propos fort, profondément humaniste, en toute simplicité. Forest Whitaker endossant les traits du personnage principal, hérite de la lourde tâche consistant à porter tout le film sur les épaules. Il y parvient admirablement bien, et je vous avoue qu’à l’époque de "Le dernier Roi d’Ecosse", il m’avait ébloui, mais ce n’est rien encore rien à côté de ce rôle. Je dirai même que sa performance monte en qualité au fur et à mesure que l'histoire de son personnage avance, pour finir en apothéose en interprétant le poids des années sur Cecil Gaines. Personnellement, je ne le voyais pas vraiment dans ce rôle de composition, car il a une démarche particulière, une démarche qui ne correspond pas vraiment à celle qu’un majordome doit avoir, c’est-à-dire de la prestance, résultante d'un mélange d'élégance et de dignité. Les faits sont là et je dois me rendre à l’évidence : je suis scotché, et j’ai presque l’impression que ce rôle a été écrit pour lui, lui et personne d’autre. Je trouve anormal qu’il n’ait pas obtenu ne serait-ce qu’une nomination aux Oscars. Il fallait pourtant se frayer un chemin et garder la tête froide au milieu de ce casting prestigieux, dont les grands noms font en général une courte apparition : Robin Williams, la chanteuse Maria Carey (que je vous défie de reconnaître), Jane Fonda, Lenny Kravitz, James Marsden, Liev Schreiber (méconnaissable), Alan Rickman (zut, je l'ai raté), Vanessa Redgrave, John Cusack. Que du lourd. A ceux-là s’ajoutent des apparitions plus conséquentes comme celles de Cuba Gooding Jr. (que j’aime beaucoup malgré une carrière en demi-teinte), de Terrence Howard et surtout de David Oyelowo (qu’on retrouvera peu de temps après dans la peau de Martin Luther King à travers "Selma"), mais aussi de Oprah Winfrey (découverte dans "La couleur pourpre"), que j’ai trouvé excellente également. Mais revenons-en à l’histoire. Je disais qu’elle se centrait sur Cecil Gaines. C’est vrai, mais pas seulement. On suit également la relation père/fils aîné, véritable vitrine d’importantes divergences dans le point de vue. Pour rappel, la narration débute en 1926 pour se terminer lors de l’élection de Barack Obama en 2008. Nous traversons donc les années où la condition des noirs-américains est difficile alors que l’esclavage a été aboli le siècle précédent, laissant un héritage violent de racisme par oppressions et discriminations interposées. Martin Luther King et sa célèbre marche à Selma sont évoqués, ainsi que Malcolm X, divisant tout un peuple sur le mode opératoire visant à faire respecter (ou pas) les droits civiques et la dignité des noirs-américains. Cette division s’opère également dans cette famille, jusqu’au tournant de la 75ème minute, où Martin Luther King expose à Louis Gaines un autre point de vue sur l’importance des domestiques noirs. Alors certes la mise en scène peut paraître académique, relativement classique et plus ou moins romancée à l’américaine. Mais elle a le mérite de ne jamais surenchérir le propos plus qu’il ne le faut, s’appuyant sur des faits, et en incorporant des images d’archives. Au contraire, elle semble aussi humble que le personnage central. Le réalisateur a réussi de ne pas tomber dans le piège du film fleuve détaillé, en dépit d’une actualité riche durant les nombreuses années de service du majordome le plus estimé de tous, alors que les noirs luttent pour se faire reconnaître comme étant l’égal des blancs, dans toutes les classes sociales, y compris les plus hautes. Ainsi on survole un peu l’histoire, en évoquant les assassinats de JFK, de Luther King, le Ku Klux Klan, le scandale du Watergate, la guerre du Viet-Nam (bref des sujets déjà traités par le 7ème art), pour finir sur l’allocution mythique de Monsieur Obama. Et c’est là, je pense, le vrai message du film, bien plus encore que ce violent racisme qui a secoué le peuple noir : que tout est possible. Forest Whitaker l’a fait en dépassant ses limites.
    Alexis D.
    Alexis D.

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    5,0
    Publiée le 9 février 2017
    Magnifique plaidoyer anti-racisme porté par un somptueux Forest Whitaker, ce film réussit son pari de mêler biopic, fresque historique et allusions politiques parfois piquantes sans jamais sombrer dans le facile. Il raconte l’histoire vraie de Cecil Gaines (Eugene Allen dans la vraie vie), un majordome noir qui a travaillé à la Maison Blanche sous huit mandats au total. Cecil a vécu de très près l’histoire de son pays, ayant été le confident de nombreux présidents allant de Dwight Eisenhower à Ronald Reegan. De son point de vue, le film retrace l'évolution de la vie politique américaine et des relations entre communautés. De l'assassinat du président Kennedy et de Martin Luther King au mouvement des "Black Panthers", de la guerre du Vietnam au scandale du Watergate, Cecil vit ces événements de l'intérieur, mais aussi en père de famille… Voilà une histoire incroyable qui méritait d’être portée à l’écran. C’est ce qu’a fait le réalisateur Lee Daniels. Ce film nous fait vivre une gigantesque fresque américaine, ainsi qu'un biopic, s’étirant des champs de coton des années 1920 jusqu’à l’élection de Barack Obama en 2008. On a par ailleurs droit à une réalisation exemplaire, mais surtout à un casting d'exception (Forest Whitaker bien sûr mais aussi Lenny Kravitz, James Marsden, Robin Williams, Alan Rickman, Alex Pettyfer...). Bref, un véritable chef d'œuvre à découvrir sans plus tarder
    Attigus R. Rosh
    Attigus R. Rosh

    Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 81 critiques

    4,0
    Publiée le 17 septembre 2016
    N'étant pas fan des biopics, je suis forcé d'admettre que celui-ci est pas mal du tout. La force de ce film est surtout son acteur principal. Forest Whitaker prouve une fois de plus qu'il est un grand acteur. Il incarne avec beaucoup de subtilité et de justesse un personnage très attachant. À noter une très bonne performance de la présentatrice Oprah Winfrey. Le film se paye le luxe de célébrité (Robin Williams, Alan Rickman, Jane Fonda, Terrence Howard, Cuba Gooding Jr., Lenny Kravitz …), notamment dans des rôles de présidents des États-Unis. L'histoire est très belle et permet un vrai attachement au personnage central mais aussi à son fils. Après, on peut reprocher au film sa longueur (plus de deux heures) et son côté consensuel. Mais ça demeure un bon biopic porté par un très bon acteur.
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 3 novembre 2013
    après l'excellentissime precious et la dobe paperboy, je me suis dit ben le real va se rattraper surtout avec le genial Forest Whitaker , et là oh my god , boooo vilain pas beau racisme mal, pas racime bien , blanc vilain booo caca voilà ce que résume ce film c'est complètement égocentrique démago et ras le bol de ces real qui associe l'histoire d'une ethnie à un film à toutes les sauces c’est un film complètement ridicule et je soutien le fils de Reagan .
    Alain D.
    Alain D.

    Suivre son activité 99 abonnés Lire ses 28 critiques

    4,0
    Publiée le 20 septembre 2016
    Ce drame réalisé par Lee Daniels est interprété par de acteurs de très haut niveau : Forest Whitaker est phénoménal et Oprah Winfrey est très juste et émouvante en femme du majordome. Sur fond de ségrégation et de politique, le scénario nous conte la belle histoire d'une famille, une histoire humaine débordante de sensibilité. Beaucoup de scènes très fortes dans ce biopic traité comme un documentaire, un témoignage de la division entre Noirs et Blancs, les mouvements pour les droits civiques et notamment le combat pour le droit de vote. Le montage ingénieux des scènes se révèle très efficace.
    Chevalier Noir
    Chevalier Noir

    Suivre son activité 176 abonnés Lire ses 254 critiques

    4,5
    Publiée le 20 septembre 2013
    Le Majordome de Lee Daniels c’est le film qui a fait pleurer l’Amérique et le président des Etats-Unis Barack Obama. Evénement de ce mois de septembre Le Majordome est un magnifique film à la fois historique et familiale qui dénonce le racisme de manière poignante. Le jeune Cecil Gaines, en quête d’un avenir meilleur, fuit, en 1926, le Sud des Etats-Unis, en proie à la tyrannie ségrégationniste. Tout en grandissant, il acquiert des compétences inestimables dans le service et ce qui lui permet d’atteindre une fonction très convoitée : majordome de la Maison-Blanche. C’est là que Cecil devient, durant sept présidences, un témoin privilégié de son temps et des tractions qui ont lieu au sein du Bureau Ovale. Marié à sa femme Gloria et père de deux fils dont l’aîné, Louis, lutte pour les droits civiques des noirs aux Etats-Unis ce qui cause des tensions au sein de la famille, Cecil Gaines va être le témoin de nombreux évènements politiques de l’assassinat du président Kennedy et de Martin Luther King en passant par la guerre du Vietnam au scandale du Watergate, Cecil vit ces événements de l’intérieur, mais aussi en tant que père de famille. Réalisé par Lee Daniels, réalisateur de Precious et de Paperboy, Le Majordome est une fresque historique et familiale s’inspirant de la vie d’Eugene Allen qui fut le majordome de la Maison-Blanche pendant 34 ans et vécue sept présidences. A la fois drame historique et familiale, Le Majordome est film magnifique et poignant sur la lutte pour les droits civiques des noirs aux Etats-Unis. Le film dénonce de manière forte le racisme aux Etats-Unis avec des scènes dures comme l’attaque du bus mené par le Ku Klux Klan ou la scène où de jeunes étudiants noirs s’assoient aux places destinées aux blancs pour être servie mais ils seront maltraités, battus et emprisonnés. Le film de Lee Daniels dénonce en effet ce racisme violent qu’ont vécus ces personnes et montre ce pour quoi ils se sont battus : les droits civiques. Un racisme dénoncé par le biais du personnage de Cecil Gaines, majordome à la Maison-Blanche, qui a vécu ce rejet raciale et par la suite de nombreux évènement politiques majeurs du pays mais le film montre aussi la lutte des noirs en Amérique pour avoir des droits égaux aux personnes de couleur blanche, montré ici aux travers du destin du fils aîné de Cecil Gaines, Louis, qui prône la liberté des noirs aux Etats-Unis, est pour les droits civiques et leur intégrations à la société comme citoyen américain. Aspect politique et historique très intéressant sur cette lutte et le film rend hommage à toutes ces personnes ayant combattus pour les droits des noirs aux Etats-Unis. Mais Le Majordome est aussi un film historique car devant nos yeux, et ceux de Cecil Gaines, défilent de nombreux présidents : Dwight D. Eisenhower, John F. Kennedy, Lyndon B. Johnson, Richard M. Nixon, Gerald R. Ford, Jimmy Carter et Ronald W. Reagan. Même si Gerald Ford et Jimmy Carter n’apparaissent pas dans le film, nous assistons à un défilé présidentiel impressionnant où se bousculent acteurs connus dans les rôles de ces présidents : Robin Williams en Eisenhower, James Marsden en Kennedy, Liev Schreiber en Johnson, John Cusack en Nixon et Alan Rickman en Reagan. Une longue partie de l’histoire des Etats-Unis est évoquée dans ce drame comme les événements du Watergate, la guerre du Vietnam, l’assassinat de Kennedy, les manifestation et l’assassinat de Martín Luther King, le mouvement des « Blacks Panthers » jusqu’à l’élection de Barack Obama en 2008. Bref le film est historiquement très complet et le scénario aborde de manière très intéressante tous ces événements mais sans jamais s’éloigné de la lutte pour les droits civiques des noirs et l’histoire personnel et familiale passionnante de Cecil Gaines. Avec un casting royale : Forest Whitaker magnifique et émouvant dans son rôle de majordome, l’acteur obtient avec ce film un de ses plus beaux rôle de sa carrière, Oprah Winfrey éblouissante d’émotion et de justesse dans son rôle, l’animatrice TV est vraiment une excellente actrice, David Oyelowo est superbe dans le rôle du fils aîné et suit l’impressionnante distribution de seconds rôles avec Jane Fonda, Terrence Howard, Cuba Gooding Jr., Lenny Kravitz, Robin Williams, Alan Rickman, James Marsden, John Cusack, Liev Schreiber et Alex Pettyfer, Le Majordome est un beau et magnifique drame qui fut acclamé aux Festival de Deauville. Cette année 2013 fut très marquée par les thèmes de l’esclavage, de l’intégration des personnes noirs aux Etats-Unis, de la lutte pour les droits civiques et de l’histoire de ces personnes dans ce même pays au travers d’une sorte de trilogie composée de trois films vus par trois réalisateurs différents : le premier, Django Unchained, un western désormais culte fun et jouissif de Quentin Tarantino, le deuxième, Lincoln, un drame magnifique du grand Steven Spielberg et le troisième, vous l’aurez devinez, Le Majordome de Lee Daniels, un grand film poignant et émouvant, une grande fresque historique sur l’histoire des Etats-Unis à travers le destin d’un majordome qui a servi pendant 34 ans la Maison-Blanche.
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 16 critiques

    1,5
    Publiée le 18 août 2019
    Dans la famille "film à oscars", il y a ceux qui avancent masqués et ceux qui n'hésitent pas à sortir l'artillerie lourde. Le Majordome s'inscrit dans la seconde catégorie: histoire vraie, sujet de politique et de société à fort potentiel lacrymal, performance d'acteur, scénario formaté, secondes rôles prestigieux (Robin Williams, James Fonda, John Cusack) ou improbables (Mariah Carey, Lenny Kravitz, Oprah Winphrey), et Obama qui affirme avoir été "ému aux larmes"... n'en jetez plus! Alors que les présidents défilent dans la Maison blanche où travaille le majordome du titre, c'est toute l'histoire de la lutte pour les droits civiques qui est retracée, touche "avance rapide" bien enfoncée. A travers le personnage du fils (victime du Ku Kux Klan, ami de Luther King, membre des Black Panthers, sénateur, c'est simple, il a tout fait!), Lee Daniels expose maladroitement un problème pourtant intéressant: la différence de point du vue entre une génération qui a connu les lynchages et préfère s'intégrer par une ascension sociale lente et limitée et une génération plus ambitieuse qui prône l'action et réclame l'égalité des droits. Tout ça est empêtré dans la guimauve d'une relation père-fils caricaturale et, entre le début mélo et la fin "happy end", peu de choses dans ce film méritent vraiment l'attention. Critique détaillée: https://www.espace-critique.fr/critique-le-majordome/
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 6 janvier 2014
    après l'excellentissime precious et la dobe paperboy, je me suis dit ben le real va se rattraper surtout avec le genial Forest Whitaker , et là oh my god , boooo vilain pas beau racisme mal, pas racime bien , blanc vilain booo caca voilà ce que résume ce film c'est complètement égocentrique démago et ras le bol de ces real qui associe l'histoire d'une ethnie à un film à toutes les sauces c’est un film complètement ridicule et je soutien le fils de Reagan .
    Marceau G.
    Marceau G.

    Suivre son activité 293 abonnés Lire ses 176 critiques

    3,5
    Publiée le 7 décembre 2013
    Voici ce que l'on appelle communément un bon film. "Le majordome" est un film très réussi sur un homme noir ayant servi 7 présidents des États-Unis. La principale qualité du film est son fond anti-raciste. Il aborde très bien cette atroce discrimination perpétué dans le sud des USA ainsi que les révolte des noirs. Mais le film assume mal certains de ses côtés. En effet les paraboles historiques sur les présidents que ce majordome a servi sont trop courtes, pas assez bien étudié et mal retranscrite. Autre point faible du film; c'est que le réalisateur passe trop de temps à nous montrer le combat du fils. On passe quand même un bon moment et ce film nous rend plus intelligent qu'on ne l'étais à l'entrée de la salle. À voir.
    videoman29
    videoman29

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    4,0
    Publiée le 6 août 2019
    « le majordome » n'est qu'un prétexte au réalisateur Lee Daniels pour nous faire réviser 80 ans d'histoire contemporaine de « la plus grande démocratie du monde » et c'est un vrai régal. Pour autant, il ne faut pas négliger l'histoire dans l'Histoire. Je veux dire que le couple Forest Whitaker, Oprah Winfrey nous offre une prestation absolument incroyable, d'une sincérité et d'une intelligence rare. L'histoire de cet homme discret, voire invisible, au cœur de la Maison Blanche devient de plus en plus intéressante au fur et à mesure que le scénario se développe. Il finit même par voler la vedette aux 7 présidents qu'il a vu se succéder dans le bureau ovale. Il semble malheureusement que la légende soit un peu plus belle que la réalité et que les scénaristes aient un peu enjolivé le quotidien de ce majordome qui a pourtant bien existé. Finalement, peu importe, cette histoire est très belle et on y croit sans problème. Ce film m'a émerveillé tant par la qualité générale de l'interprétation que par la richesse du scénario. Superbe et bouleversant !
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